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Mercredi 9 août 2006

Sainte-Adèle, 20 décembre

Lettre circulaire à l’endroit de

Jeannine, Yvette, Patrice et Louison.

Bonjour à vous,

            Jusqu’où cela va-t-il aller ? Pourquoi une telle tempête ? Pendant que je pensais à vous en bien, vous ne pensiez qu’à me faire du mal.

Où cela s’arrêtera-t-il ? Je vous le demande, une dernière fois.

            À quelques jours de la belle fête de la naissance de Notre-Seigneur, je pensais qu’il serait agréable de passer une soirée ensemble, en amis, le plus simplement du monde, autour d’une table, en causant des choses qui nous intéressent. J’anticipais déjà le plaisir de cette rencontre. Nous partageons tous un même idéal. Quelle erreur de ma part, hélas!

            Durant la soirée de lundi, en ouvrant la porte du garde-manger, je vois la boîte de chocolat d’Yvette, que je réservais pour la grande visite. Quelle délicatesse de sa part! Elle et son mari avaient pensé à nous. Quelle bonne et douce personne que cette Yvette, comme elle est sensible et délicate!

            Mon Dieu! Que les temps ont changé! Que j’étais loin de me douter qu’en cet instant même, ensemble tous les quatre, vous me trahissiez. Sans m’accorder le bénéfice du doute, vous me jugiez et me condamniez. Ce qu’on ne fait même pas aux criminels les plus crapuleux. Nul n’est coupable jusqu’à preuve du crime. Vous ne m’avez même pas accordé ça.

            Quand je vous ai téléphoné, Jeannine, j’ai senti que vous aviez un drôle de ton. Mais comme j’étais à cent lieues de me douter que vous étiez en colère contre moi, j’ai passé outre à cette impression. Puis quand je vous ai vue chez McDonald en train de prendre un café, avec une figure très dure, je ne comprenais pas pourquoi. C’est tellement vrai que je vous ai demandé de remettre une lettre à Madeleine. Est-ce que je vous aurais demandé un tel service si je m’étais sentie coupable de quoi que ce soit envers vous ?

Comment aurais-je pu, après avoir passé de si agréables moments avec vous, imaginer un seul instant que vous m’aviez mal comprise ? Nous, les consacrées au Cœur Immaculé de la Très Vénérable Vierge Marie, nous ne nous chauffons pas du même bois que vous. Et nous sommes au-dessus de toutes ces mesquineries.

J’ai donc été profondément blessée que vous me fassiez un reproche et j’ai pensé, en dedans de moi, que ce souper des Fêtes aurait pu arranger les choses. Yvette et Louison ne savent pas ce que j’ai reçu de méchanceté de la part de cette Madeleine, elles ne savent pas jusqu’où elle est allée pour me détruire. Mais vous, Jeannine, vous le saviez. Personne mieux que vous ne le sait. Car vous en êtes l’instigatrice. Je l’ai su.

Je me montre capable d’ignorer sa méchanceté  et ses rêves de grandeur. Ce n’est pas pour la diminuer mais pour me grandir aux yeux de Dieu. C’est un geste de charitable courtoisie de ma part.

Eh oui! Je m’étais trompée! Quelle ne fut pas ma stupéfaction quand j’ai reçu vos lettres, Yvette et Louison. Comme par hasard, les deux dans la même journée. Il n’y a pas de collusion entre vous, certain… Les plafonds se seraient écroulés sur ma tête que je n’en aurais pas reçu choc plus terrible. Ma bouche et  ma gorge se sont complètement desséchées. J’ai eu l’impression que mon sang se retirait de toutes mes veines. Les mots de la lettre dansaient devant mes yeux. Je n’en comprenais pas le sens. J’ai dû la lire et la relire. J’ai dû m’asseoir tant les jambes me manquaient. Mon cœur battait tellement fort que j’étouffais. J’ai vu noir. C’est invraisemblable!

Pourtant, vous me connaissez assez, Jeannine, pour savoir que je suis incapable d’utiliser des moyens fourbes et hypocrites. Ce que j’ai eu à vous dire, j’ai toujours eu le courage de vous le dire en personne. Aujourd’hui, c’est différent. J’écris pour répondre à vos lettres. Car vous n’avez pas eu le courage de me parler directement. J’utilise donc le même moyen de communication que vous.

À tous les bulletins mensuels que j’ai faits pour l’Association des membres consacrés au Cœur Immaculé de la Très Vénérable Vierge Marie, j’ai toujours eu un article qui soulignait votre travail, qui était apprécié et pour lequel je n’ai toujours eu que des éloges. J’ai parlé de vous dans mes bulletins. Et toujours en bien. Je crois qu’on ne peut faire plus que ça.

À Noël passé, est-ce que je ne vous ai pas offert une petite fête ? Bien modeste, j’en conviens, et selon mes moyens. Sans l’ombre d’un doute, je reconnaissais les mérites de mes gens. Qu’est-ce que je peux faire de plus ? Mais quoi faire de plus ?

Je vous avouerai qu’ici c’est la consternation la plus complète. À commencer par Jésus et Marie. Dans l’esprit où j’écris cette lettre, loin de moi l’intention de blesser qui que ce soit. C’est au contraire, pour bien faire comprendre qu’il y va de la vie de l’Oeuvre. Tout a été déformé. Quelle catastrophe! Je ne vous en veux pas, je vous pardonne, comme Jésus. Mais vous comprendrez que c’est un Noël bien triste que je vais vivre. Seule. Je vais me cacher quelque part pour pleurer, pleurer devant tant de misère. Mais je ne peux pas, je ne peux même pas pleurer. Je suis trop déprimée. Je vais m’ennuyer à mort, en cette maison où je souhaite le meilleur pour les autres.

Je ne méritais pas, oh non, je ne méritais pas ces insultes et j’en ai mal aux trippes.

Et maintenant j’aimerais m’adresser à toi Louison. Ta lettre, je te l’accorde, n’avait pas la violence ni la méchanceté de celle d’Yvette. Cependant, elle avait la froideur d’une banquise que le capitaine ne voit pas venir et sur laquelle il va s’échouer, sur laquelle il va détruire son bateau. Cette banquise, je ne l’ai pas vu venir.

Tu dis ne pas vouloir me juger et tu dis être en accord avec la lettre d’Yvette. Alors, tu me juges. Oui, tu me juges car elle me juge. Tu m’as jugée et condamnée. Tu dis le faire au nom de la justice. Mais quelle justice ? La tienne ? N’aurait-il pas été plus juste de ne pas me prêter de mauvaises intentions ? Tu m’as fait un procès d’intention. Ne crois-tu pas plutôt que la justice était ici absente ?

Qu’est-ce que je t’ai fait ? Tu parles au nom de la loyauté, de la fraternité, de la charité. Mais, à moi aussi, vous deviez loyauté, fraternité et charité. Ne l’oublie pas. Mais je t’aime bien Louison.

J’ai souvent des malaises et je me demande toujours si je vais passer au travers. J’ai un grand sentiment d’insécurité face à ces malaises. Tes sourires me faisaient du bien et ta présence m’était un grand réconfort. Je pensais que tu m’aimais… un peu, du moins. Moi, je t’aime bien.

Est-il possible qu’à cause d’un simple malentendu on puisse ainsi briser des liens que je croyais très forts ? Je t’en prie, Louison, à l’avenir, accorde-moi une dernière chance. Le condamné à mort a toujours droit à une dernière volonté. Crois-moi, tu en seras plus heureuse.

Et toi, Yvette… En quoi ai-je mérité une telle lettre, si violente ? Comme tu me connais mal. Ce que j’essaie de te dire, c’est toujours la vérité. Et vous verrez un jour que vous m’avez écrasée, écrabouillée de mépris, d’un tel mépris, que je n’avais en aucune façon mérité. La vérité éclatera un jour, elle finit toujours par éclater. Et si je devais paraître devant Dieu et la Vierge Marie cette nuit même, c’est sans aucune crainte que j’irais avec ma lettre, car Dieu seul sonde les cœurs et les reins. Lui seul connaît les pensées les plus secrètes. Et je jure, devant ce même Dieu, qu’il n’y a eu aucune malice de ma part. C’est à toi seule d’en porter tout le fardeau.

Et toi Patrice, tes sourires, tes accolades chaleureuses et tes bonnes paroles m’ont fait tant de bien par le passé. Je t’ai accueilli comme un ami. Mais aujourd’hui, quand je pense aux sentiments méprisables que tu me prêtes, j’ai beaucoup de peine. Je comprends que, dans ta grande sensibilité, tu aies pris la défense de monsieur et madame Lorienzo. Mais ils n’ont jamais été attaqués, je ne les ai jamais lésés. Cela ne m’est jamais venu à l’idée, de les diminuer, de minimiser leurs mérites, leurs vertus ou leur sainteté. Ce malentendu vient uniquement du fait que tu écoutes trop à gauche et à droite sans voir droit devant toi les gens qui t’aiment.

Ce que j’ai fait, durant toutes ces années, c’est à la gloire de Jésus et de Marie, pour la gloire de son Saint Nom. Le seul et grand bénéficiaire, le seul triomphateur, celui qui a remporté une victoire éclatante, c’est Satan. Lui, il a gagné, lui se réjouit, lui dont le pouvoir prend toujours plus d’ampleur, lui dont l’armée tend à se structurer toujours un peu plus, avec l’aide de gens comme vous, afin de tout briser et de tout détruire. Il a frappé, oui il a frappé un grand coup et sa victoire est complète.

Il a frappé à la base même de l’organisation, afin d’être certain qu’il la détruirait. Lui, Satan, va passer un beau Noël, il s’est payé tout un cadeau. Ne l’entendez-vous pas rire à gorge déployée ? Moi, je l’entends…

À vous quatre, mes vœux les plus sincères. Puissiez-vous n’être jamais victimes d’une si terrible machination! Je ne le souhaite à personne, même pas à mon pire ennemi. Savez-vous ce que c’est que de recevoir une telle baffe de la part de ceux et celles qu’on croyait être ses amis ? J’espère que ça ne vous arrivera jamais.

Je prie Notre Très Vénérable Vierge Marie de vous venir en aide. Je vous souhaite « Bonne chance ».

Je n’en peux plus, tellement je suis fatiguée.

                                                                       Jeanne.

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Tombée du rideau

            Jeanne Gagnon est morte au milieu de mai, mois de Marie, grugée par un cancer généralisé et foudroyant. Jusqu’au dernier moment, elle a espéré LE miracle…qui n’est pas venu.

            À ses funérailles, il n’y avait personne… à part ses deux enfants.

 

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Épilogue

            Et la vie continue. The show must go on. On n’arrête pas le progrès… Madame Dugré s’est nommée présidente, Raoul est resté vice-président à vie, Mariette et Louison font partie du nouveau CA de même que Paulette Simoneau et Sainte-Toutoune.

            Un incendie a détruit la petite chapelle des Saintes Guérisons de Sainte-Adèle et l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, Nouvelle génération, a déménagé ses pénates dans la chapelle privée de Sainte-Toutoune à Ferme-Neuve, dans les Hautes Laurentides.

 

……………………………………………….

 

Fin

 

Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

Protégez-vous et protégez ceux que vous aimez avec l’armure qu’on vous a donnée. Ne succombez pas aux faussetés qui vous entourent, aux menteries et aux demi vérités.

Message pour toi, mon enfant chérie : tu avanceras dans ta mission comme le Père t’a dirigée. Ne te soucie pas des démarches à faire. Le chemin apparaîtra devant tes yeux mêmes. Le monde te rejettera comme il a rejeté mon Fils, mais tu seras acceptée par le Père qui est au Ciel.

            Ce n’est pas la louange du monde que tu dois rechercher mais tu feras ton chemin lentement et avec persévérance vers le Royaume. L’orgueil, mon enfant, ne doit jamais entrer en toi, car l’orgueil est un grand péché aux yeux du Père. Ne te soucie pas de ceux qui cherchent à t’éloigner de ta mission et des lieux sacrés. Tu seras très patiente. Le Père a un plan pour toi. Reste solide dans la foi. Nous t’attendons dans le Ciel.

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Ce dimanche-là, monsieur le curé y va de son petit sermon de circonstance :

 « Nous sommes tous des gens honnêtes et respectueux des lois, sans animosité dans le cœur. Nous sommes horrifiés à l’idée qu’un d’entre nous s’est rendu coupable d’actes aussi affreux et nous prions le Seigneur pour qu’Il ait pitié de nous.

« Je vous rappelle qu’on ne peut jamais relâcher sa vigilance. Satan est parmi nous et il prend de multiples visages. Il peut tenter de nous ressembler et d’agir comme nous, mais il n’est pas un de nous. Et nous devons toujours rester sur nos gardes, prêts à combattre le mal quand et où nous le rencontrons, prêts à nous protéger de lui et à protéger ceux que nous aimons.

« Au nom de Notre-Seigneur-Jésus-Christ.           Amen. »

Sur le perron de l’église, après la messe de onze heures, les commentaires vont bon train :

- " C’est grave et monstrueux ", déclare le président du conseil de fabrique,

- " Ce présumé pédophile opérait près des écoles et entraînait ses victimes dans des lieux isolés, les menaçant d´un couteau lorsqu´elles opposaient une résistance, selon l´acte d´accusation ", dit l’un. 

" Nombre de sectes sont dangereuses pour les enfants. ce n´est une découverte pour personne ", répond un autre.

- " Parmi les organisations douteuses, les Associations de grenouilles de bénitiers se distinguent. Pendant que les bonnes femmes prient à genoux et les bras en croix, leurs bonhommes tripotent les petites filles pis les petits gars."

- " Bin nous autres, aux Dames de Sainte-Anne, nous avons commencé une neuvaine à la bonne Mère de la Vierge Marie pour que justice soit faite. Nos prières vont être exaucées, j’en suis sûre."

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Madame la présidente est assise sur la chaise du seul salon de coiffure de ce petit village et se fait tresser les cheveux qui se jouent sur sa nuque. Cette natte mignonne, perdue dans la masse de ses cheveux soigneusement relevés, permet à l’oeil de suivre avec plaisir la ligne onduleuse par laquelle son cou se rattache à ses épaules. Ce petit détail prouve le soin qu’elle apporte toujours à sa toilette. Elle tient à réjouir les regards des hommes. Quelle charmante et délicieuse attention !

Elle a compris ses obligations de femme de tête, elle est une présidente fière et elle a dans l'âme les élégances de son extérieur, elle fait le bien en public, elle sait adorer sans calcul, elle aime ses proches comme elle aime son Dieu. Aussi semble-t-il que la Vierge du paradis, sous la garde de laquelle elle vit, a récompensé la vie de cette sainte femme en l'entourant d'une sorte d'auréole qui la préserve des outrages du temps.

Son teint si blanc jadis a pris ces tons chauds et nacrés que les peintres adorent. Son front large et bien taillé reçoit avec amour la lumière qui s' y joue en des luisants satinés. Sa prunelle, d’un bleu de turquoise, brille, sous un sourcil pâle et velouté, d’une extrême douceur. Ses paupières molles et ses tempes attendries invitent à une muette mélancolie. Son nez, d’un contour aquilin, mince, a je ne sais quoi de royal. Sa bouche, pure et bien coupée, est embellie par un sourire aisé. Ses dents sont blanches et petites.

Elle a pris un léger embonpoint, mais ses hanches délicates, sa taille svelte n’en souffrent point. Elle est encore désirable.

-          Connaissez-vous Manon, la jeune secrétaire de la Société des âmes consacrées à Marie-Immaculée ? Son mari a décidé de…

-          En réalité, non.

-          Eh bien, je ne devrais probablement pas vous le dire … mais…

-          Très bien, alors ne me le dis pas.

-          …de toute façon…

-          Si je sors de la pièce, cesseras-tu de m’en parler ?

-          Hé, attendez. Vous n’allez jamais croire ce que j’ai à vous dire.

-          Ça ne m’intéresse pas vraiment. Les paroles de commérage sont comme des friandises ; elles descendent jusqu’au fond des entrailles. Dès qu’un commérage entre dans nos oreilles, il devient une partie de nous-mêmes.

-          Oui mais …

-          Je ne ferai pas partie de la machine à rumeurs, m’entends-tu ?

-          Oui mais

-          J’ai un jour entendu une femme dire : « Les commérages sont les mauvaises herbes dans le jardin de la vie…

-          C’est bien vrai.

-          … Tirer d’un coup sec sur une mauvaise herbe est le meilleur moyen de la voir réapparaître dans un jardin bien entretenu. »

-          Maudit que c’est bien dit.

 Une lettre:

Chère Sainte-Nitouche,
J'accepte vos excuses !!!! Mais je vous trouve extrêmement sévère envers moi... Sincèrement, en vous lisant, j'étais blessé.

Tant pis... Je ne vous en veux pas...
Le courage de votre commentaire aurait été plus juste si l'on pouvait vous répondre directement. Seulement on ne peut pas...

Quant à Gérard, grand courageux, lui non plus, n'assume pas son commentaire. Laissez votre e-mail qu'on puisse vous joindre.

Quand à voir un "opportunisme malsain", vous jugez sans savoir... Ce mot s'adressait à vous et votre mari.
Je n'ai pas la culture, ni l'à-propos de certains...
A bon entendeur, salut !!!

 

  Parterre et mezzanine

 

Drrrrring…. Drrrrring…. Drrrrring….

- Allô!

- Bonjour Jeanne, c’est Mariette.

- Bonjour, comment ça va ?

- Ça va bien. Je t’appelle de Saint-Gabriel.

- Ah bon!

- J’te dérange pas toujours.

- Mais non pas du tout. Est-ce que tu as passé une bonne fin de semaine ?

- Oui, oui, très bonne. J’t’appelle pour t’en parler justement. J’ai été à la p’tite chapelle au bord du lac…

- Ah! Mon Dieu!…

- J’ai trouvé qu’il est arrivé des choses très providentielles.

- Vraiment ?

- Oui.  Parce que tu sais, avec tout ce que j’avais entendu de racontars de toutes les sortes, à votre sujet comme du mien, bin… savais pu quoi dire. Mais je veux que le travail pour la Sainte Vierge soit efficace, hein ?

- C’est ça.

- Et moi, bin, j’ai essayé de faire le tampon, de faire la médiation, de faire la paix. Tu comprends ? Alors c’est pourquoi je dis que c’est absolument providentiel que monsieur et madame Dugré…

- Ah! Mon Dieu!

- … soient passés par là…

- Ah! Mon Dieu!

- … vendredi…

- Ah! Mon Dieu!

- … et je trouve…

- Ah! Mon Dieu! Ah! Mon Dieu!

- En tout cas…

- Je te laisse parler.

- En tout cas, je ne connais pas beaucoup ces gens-là, ça n’fait pas longtemps que j’y vais. Alors, avec ce que j’ai entendu… pis eux-autres qui sont passés par là… bon, disons…que moi dans tout ça…

- Enweye accouche.

- Ouais!… À la messe aujourd’hui dans le Prions, c’est le dimanche des missions… On parle justement de paix… J’ai fait une lecture…

- Et puis ?

- Puis les prières communautaires. Ça fait que j’ai dit : Esprit-Saint, rejoints tous les cœurs ici présents pour qu’ils comprennent et qu’ils mettent de la bonne volonté et non de la rivalité. Exauce-nous Seigneur.

- Mmmmmmm…

- Y faut pas de rivalité si on travaille toutes pour la Vierge , n’est-ce pas ?

- Mmmmmmm…

- J’ai mis mon grain de sel…

- Mmmmmmm…

- Oui, oui, c’est ça.

- Mmmmmmm…

- J’voulais faire tomber l’agressivité que je voyais chez madame et… pis… j’ai battu le fer…

- Mmmmmmm…

- …pendant qu’il était chaud…

- Ouais!

- … et pis… c’est ça… je te dis… c’était providentiel.

- Mmmmmmm…

- Que je sois là pis qu’elle passe par là…

- Mmmmmmm…

- …

- J’vois pas ce qu’il a de providentiel dans ça »

- Bin, qu’on se soit rencontré…

- Mmmmmmm… Justement j’en parlais ce matin…

- C’tu vrai ?

- Oui. Germaine est venue ce matin…

- C’tu vrai ?

- … pis elle disait que…

- C’tu vrai ?

- … que… qu’elle est allée très loin cet été… qu’elle est allée jusqu’à…

- Quoi ?

- … jusqu’à dire que… c’est allé jusqu’à l’évêché, encore une fois…

- C’tu vrai ?

- … elle a dit que… que… nous avions une maison de débauche et que les gens ne devraient plus venir ici… que j’avais une secte… une secte de pervertis… En tout cas… c’est toute une histoire,  j’veux pas recommencer tout ça parce que c’est bin ennuyant pour tout l’monde.

- Ouais !… Ouais!… De toutes façons…

- Et pis moi alors ?… Hein ?… Germaine est bin découragée des propos que cette vache de Dugré tient… Elle déteste ça, elle… elle… elle me rend malade. J’en peux pu. Suis rendue au boutte de mon rouleau.

- Ouais! J’comprends.

- Et justement elle disait ce matin : mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Bin moi j’ai dit à plusieurs reprises durant l’été et à presque toutes les réunions du CA… j’ai essayé de… de… de tendre la perche à madame Dugré…

- Oui ?

- Parce qu’au fond, qu’est-ce qu’elle me reproche ? J’le sais pas exactement, tsé… Mais je sais qu’on m’a dit : elle a peur de vous… c’est pas possible comment. Pas peur dans le sens que je vais la battre, là, non. Peur… peur… peur de ce que je fais. Bon, en tout cas… Et aussi ce sont des gens qui viennent ici depuis longtemps… en tout cas, ce que je peux dire… c’est que… que… à plusieurs reprises cet été, je me disais que c’était tellement ridicule, tsé… si on travaillait plutôt la main dans la main…

- Bin oui!

- … ça s’rait tellement plus simple. À plusieurs reprises, je suis allée la voir, je lui ai tendu la perche, je ne suis pas allée la voir chez-elle mais… je lui ai tendu la perche, tsé… pour… e… e…

- … pour la réconciliation ?

- Oui. Oui, c’est ça. Pour la réconciliation. Faut croire… je faisais croire que je n’savais pas ce qu’elle avait fait, je faisais semblant que j’le savais pas, bon…

- Ouvrir le dialogue…

- … j’voulais même pas dialoguer parce que je savais que tu ne dialogues pas avec madame Dugré. Ça, tout l’monde le sait. Mais je me disais : on va faire comme si de rien n’était…

- Ouais!

- … j’vais lui tendre la main, comme à n’importe quelle autre, comme si on avait toujours été… e… des…

- Collaboratrices…

- Ouais, c’est ça. Oui… Pis ah!, il n’y avait rien à faire. C’était… c’était effrayant. Même, tsé, quand on donne la main, à la messe, pour souhaiter le paix… Eh bin!… elle s’est r’virée de bord assez raide, pour pas me voir… Elle souhaitait la paix aux gens derrière elle… Faut pas être aveugle… ni sourd.

- Ouais!

- Pis une autre fois, on était à la chapelle des Lampions à Saint-Alphonse-de-Rodriguez, j’ai essayé de lui tendre la main… e… de lui tendre une perche. J’avais demandé au Bon Dieu : Donnez-moi une occasion… pour ne pas que ça paraisse trop d’une provocation, donnez-moi une occasion… une occasion où je pourrais lui parler, une occasion où je pourrais lui rendre service, quelque chose ou n’importe quoi qui me permettrait de l’approcher, justement sans que ça ait l’air d’une provocation…

- Pis ? ça n’a pas marché ?

- C’est ça… Y a jamais rien eu…

- Ouais!

- Par exemple, elle avait fait pousser des fleurs devant l’entrée de la chapelle, qui étaient vraiment, mais vraiment superbes. Tsé, elle a le pouce vert pas ordinaire, pis elle a le tour vraiment. Franchement là-dedans elle réussit bien. Pis moi… les fleurs, là-dedans j’vaux pas cinq cennes noires. Je dépense des fortunes pour faire pousser des fleurs devant la maison pis y a rien qui pousse…

- T’es comme moi.

- Poison vif!

- Ouais!

- Ça fait que… Ah bin elle!, que j’ai dit, regarde donc… Je me retourne pour l’appeler : hé!, madame Dugré… Mais elle n’est plus là… est partie… partie vite… j’viens pour l’appeler mais… est partie. Je dis à Germaine qui était à côté de moi : dis-lui que je veux lui parler, dis-lui…

- Pis ?

- … dis-lui que je veux la féliciter pour ses fleurs…

- Pis ?

- Elle ne m’a jamais appelée. J’ai dis : coudons!… Ça remonte à loin, tsé, c’t’affaire-là. C’n’est pas d’aujourd’hui… Une autre fois, je sors de ma chapelle juste au moment où elle venait pour y entrer. Y avait beaucoup de monde ce jour-là, y avait une fête de la Sainte Vierge. Ah!, j’ai dit, madame Dugré, je vous félicite. J’ai dit : vos fleurs à la chapelle des Lampions sont superbement belles. Elle a dit : Ah! Et elle m’a fait le majeur en l’air… devant la chapelle… devant tout le monde. Elle m’envoyait ch… tsé quoi.

- Ouais!

- Alors tout l’monde est resté figé, saisi, parce que là… là… tsé… y avait… une limite… Moi j’y allais avec tout mon cœur… pis… e… e… e…

- Ouais !… Ouais!…

- … avec tellement un désir de réconciliation… Ça fait que, au lieu d’aider, ça a nui… oui, ça a nui… Juste devant chez-moi, devant ma chapelle…

- Ouais!

- Les gens viennent ici avec des bonnes intentions et pour honorer notre Très Vénérable Vierge Marie et pour prier et pour chercher l’amitié…

- Pis ça, bin, ça aide pas.

- Elle s’est mise bin du monde à dos c’te fois-là.

- Exactement. Et c’est pour ça que je disais tantôt que ça avait été providentiel vendredi. Cette rencontre était providentielle. Et Germaine en a été témoin…

- Et quoi ? Était là elle aussi  ?…

- Bin oui.

- Mmmmmmm…

- Germaine est bonne…

- Oui, c’est du bon pain.

- … c’est un instrument de paix…

- … mais qu’est-ce qu’elle faisait là, elle ?

- Elle vient souvent.

- Ah oui ? C’est un instrument de paix ? du bon pain ?…

- Oui. Elle est appelée à … à… Y faut que les choses s’arrangent avant… avant que… avant que…

- Avant que quoi ?

- …e… e… e…

- En tout cas… C’est ça le malheur… e… J’ai dit : Germaine, ça pu de maudit bon sens. Je veux bien pardonner à madame Dugré… ce qu’elle me fait à moi, ça n’a pas d’importance, c’est pas grave, parce que sa personne pis la mienne sont deux choses mais là j’ai dit qu’est rendue qu’elle attaque l’Oeuvre, dans laquelle j’ai mis toutes mes énergies, depuis tant d’années, tout mon cœur…

- Oui, oui, je sais.

- C’est l’Oeuvre elle-même qu’elle attaque quand elle me fait passer pour une personne qui a une secte perverse et que j’ai ci pis que j’ai ça, le sidi pis le sida, et patati et patata… Ça finit pu…

- Bin sais-tu, Jeanne, qu’est-ce que… qu’est-ce que… qu’est-ce qu’elle prend mal surtout ?… C’est que… bon… sais pas trop comment te dire… ils ont dit que…

- Envoye, accouche.

- … que tu faisais partie du groupe avant…

- J’faisais partie du groupe ? Mais c’est moi qui l’ai fondé s…sac…

- … pis que là, ils t’avaient confié le côté spirituel, parce que… qu’ils voyaient que t’étais pieuse, bon…

- Oui, oui, accouche.

- … bon, là, à un moment donné, y ont bin mal pris que tu sois pu avec eux-autres. C’est ça…

- Comment j’suis pu avec eux-autres ? … C’est bin l’contraire… c’t’eux-autres qui ont r’viré … qui…

- … ils en reviennent toujours à ça… Ils disent : on lui avait confié le côté spirituel, bon là c’est très bien, pis elle a parti ça…

- Quoi ça ?

- … pis est à part des autres…

- Quoi ça ?

- … est pu avec nous-autres…

- Quoi ça ?

- … Fait que là ils sont très très blessés …

- Quoi ça ?

- … de ça parce qu’ils disent… qu’on fait deux affaires à part…

- Quoi ça ?

- … alors y comprennent pu…

- Quoi ça ?

- Ils disent que vous avez une secte de… e… dangereuse pour les enfants…

- Bon.

- Alors nous-autres… nous autres…

- Parce que t’es avec eux-autres ?…

- Oui… mais nous-autres c’est les esclaves de Marie…

- Ah bon !

- Pis toi déjà, c’est quoi ton association ?

- Les serviteurs et servantes de la Très Honorable Vierge Marie.

- Nous autres, c’est les esclaves de la Très Vénérable Vierge Marie.

- Bin oui, r’gardons ça. C’est presque du plagiat.

- C’est ça que j’voulais te dire.

- Merci bien.

- Mais moi, j’essayais de dire que ce sont deux bonnes œuvres quand même et que… que l’une ne devrait pas nuire à l’autre et que quand même que Jeanne n’est pas avec vous-autres, elle doit savoir ce que la Sainte Vierge a demandé…

- Elle n’a pas demandé de se faire la guerre…

- En tout cas…

- Elle t’a pas raconté ça comme ça s’est réellement passé, par exemple.

- Peut-être pas mais…

- Voilà… Voilà d’où vient le problème…

- Quel problème ?

- Chacun raconte à sa manière… Pis comme c’est très long et que t’es sur un appel interurbain, quand je te reverrai, je te raconterai les choses telles qu’elles se sont réellement passées.

- O.K.

- C’est pas moi qui ai quitté l’œuvre…

- Ah bon! Ouais!

- J’suis encore ici.

- Je vois.

- J’ai été tassée dans l’coin…

- Alors c’est pas…

- … j’ai été tassée parce que j’en faisais trop, j’ai été mise dehors… limogée.

- Oh!

- On s’en reparlera si tu veux.

- C’est ça.

- Bonne semaine !

- À la prochaine !

- Bye.

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Une partie des gens présents à la messe, ce dimanche-là, s’est retrouvée au Resto-Bar Evelyne, à quelques pas de l’église. Les discussions sont animées, surtout après une ou deux ou trois bières prises comme apéritif. On s’interpelle d’une table à l’autre.

- J’te dis, saint cibouère, qu’y va s’en réchapper l’enfant d’chienne. Son avocat va tout faire pour le tirer de là. Tout faire, j’te dis.

- Y a assez fait de mal aux enfants lui depuis vingt ans, y était temps que qu’qu’un fasse qu’qu’chose. L’enquêteur affirme qu’il a tout c’qui faut pour l’envoyer à l’ombre jusqu’à la fin de ses jours.

- C’est long toutes ces procédures, c’t’à pu finir. J’ai bin hâte d’entendre le fameux détective-enquêteur. Y paraît que lui y en sait long.

- Moi j’pense qu’il va s’en tirer, y a d’l’argent pis y va s’payer des bons avocats.

- C’est certain!

- Bin non! Bin non! Ayez confiance. Si c’est vraiment lui qui est le pédophile, il va être condamné. La justice finit toujours par triompher. En tous cas, moi, j’ai confiance.

- Nos enfants vont enfin pouvoir jouer dehors sans crainte d’être kidnappés…

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Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

Préparez-vous. Préparez vos cœurs. Convertissez-vous. Changez de vie, dépouillez-vous du superflu matériel, ne conservez que l’essentiel, l’amour du Père.

            Certes, certains diront qu’il s’agit d’un message apocalyptique. C’est vrai que le début du message parle de catastrophe. Mais Notre-Seigneur ajoute chaque fois : Si vous vous convertissez… D’autres vous diront que Notre-Seigneur est bon et miséricordieux et qu’Il ne peut pas punir. Mais il est aussi père, et un père, lorsque son enfant s’égare, lorsqu’il fait des bêtises, il le prévient. Il l’a fait par les prophètes. Il l’a fait par son Fils Jésus et Il le fait maintenant par ses messagers. J’en suis un. 

            Une des prophéties disait que lorsque nous arriverons à la fin des temps, les miracles et les prodiges de toutes sortes se multiplieront. C’est bien ce à quoi nous assistons partout à travers le monde. La Vierge Marie intervient, et même Notre-Seigneur lui-même. Il est vrai que, lorsque j’ai dit avoir vu le Seigneur, on m’a traité de fou, on m’a traité de tous les noms et j’ai eu droit à des interrogatoires en règle. Mais ce n’est pas ça l’important. L’important, c’est que je puisse encore aujourd’hui vous affirmer qu’il s’agissait bien et qu’il s’agit encore de Notre-Seigneur. Oui, j’ai vu la Vérité et je vous en apporte témoignage. Je suis venu à vous donc pour vous apporter cette Bonne Nouvelle du retour du Fils de Dieu. 

            Son message d’amour et de conversion se résume en trois mots : Je vous aime. Voilà! J’ai tout dit ce que le Seigneur m’a dit. On pourrait en rajouter deux autres : Aimez-vous. Parce que si Dieu est Amour, Il attend en retour de nous un amour inconditionnel envers lui, et envers notre prochain. C’est le premier commandement de Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toutes tes forces, de tout ton esprit. » Par-dessus tout. 

            Ça veut dire que Notre-Seigneur peut nous appeler à tout quitter pour le suivre. Il nous le dit à chacun et chacune de nous, comme Il l’a dit à ses apôtres : « Si tu veux être mon disciple, renonce-toi à toi-même. Abandonne-toi. Prends ta croix et suis moi. » 

            C’est le chemin de la Vérité , c’est le chemin de la Vie. Nous devons accepter la croix que Notre-Seigneur nous offre. Parce qu’Il est Amour. Il va nous donner la force de la porter. Voilà pourquoi Il nous dit : « Si tu veux être mon disciple, prends ta croix et suis moi. » La croix, c’est le chemin de la Vie. 

            L’homme se pense maître de la vie, mais il sera réellement maître de la vie que s’il se tourne vers Dieu.

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »  

«  Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »  

Le Ciel nous répète aujourd’hui : Amour, confiance, réparation. 

            Notre-Seigneur nous a donné une invocation et deux formules de consécration, une pour les adultes, une pour les enfants. Ces prières ont reçu l’accord d’un évêque africain : elles constituent donc des prières d’Église. Puis Notre-Seigneur nous a demandé de faire frapper une médaille. J’en ai apporté. Vous pourrez vous en procurer tout à l’heure. Cette médaille sera d’une grande puissance. Celui ou celle qui la portera avec foi et amour obtiendra de grandes grâces. Notre-Seigneur nous a aussi donné une huile bénite. Par Lui-même. Vous pourrez aussi vous en procurer, si vous le désirez.

           Cette huile sert spécifiquement pour les malades. C’est une huile d’olive que nous fabriquons à partir de nos jardins de Belgique, selon la recette dictée par Notre-Seigneur, qui a béni Lui-même nos oliviers et nos installations. Nous ne pouvons en faire plus de trente litres par année. Ceci est pour éviter que quelqu’un de malveillant en fasse commerce. C’est pourquoi nous en avons très peu de disponible. C’est ce qui explique son prix assez élevé. Mais vous pouvez en réserver et il nous fera plaisir de vous en faire parvenir lors de notre prochaine production. 

            Cette huile sert tout particulièrement pour le soulagement des grands brûlés. Mais Notre-Seigneur, dans sa grande bonté, nous permet d’utiliser une goutte seulement de cette huile bénite dans un litre d’huile d’olive ordinaire. Vous pouvez l’étendre sur les plaies vives, la boire mais sans oublier toutefois que l’huile d’olive, ça purge. Allez-y mollo. 

            Ensuite Notre-Seigneur nous a demandé de faire une statue. Vous en avez ici un exemplaire. Il est vêtu d’une robe rouge, couleur de la fin des temps, et d’une étole blanche, symbolisant la puissance du Père. Vous pourrez aussi vous en procurer, en différents formats. Madame votre présidente prendra vos commandes. 

            Mais revenons à Notre-Seigneur et à son message.  Il s’agit d’un message d’amour mais qui nous avertit de grandes catastrophes, que nous pourrions connaître si nous ne voulons pas nous convertir. Dans son regard, nous pouvons distinguer une très grande tristesse, parce que ses enfants ne veulent pas l’aimer, parce que ses enfants ne l’aiment pas, parce que ses enfants ne s’aiment pas entre eux. 

            Vous aurez droit à un privilège tout à l’heure, privilège qui vous sera accordé. Je devrai m’arrêter de parler bientôt car, à chacune de mes conférences, la Vierge Marie vient rendre visite aux gens qui assistent. Elle viendra tout à l’heure pour vous bénir. Partout où je me suis déplacé pour m’adresser à des gens, la Sainte Vierge est venue. 

            « Bientôt cette époque sera triste car mon Église va se couper en deux. Et mon serviteur, le pape, obéissant à ma Mère et à mon Esprit, va faire une déclaration très importante.  Alors ceux qui l’écouteront resteront dans la lumière et ceux qui ne l’écouteront pas resteront dans les ténèbres. C’est pour ceux-là que votre pape va mourir martyr. »

            Un autre passage des messages de Notre-Seigneur concerne notre Église, Il dit :

« Ceux que vous croyez vos amis, ceux-là mêmes vous trahissent, ceux qui seront avec vous, ceux-là mêmes déchaîneront votre colère. De grands théologiens de renom diront que tout ceci est faux. Vous êtes anathèmes et vous reniez Dieu. Vous vous croyez plus grands que Lui. » 

            «  Mes enfants, ma tête repose sur vous. Placez tout dans mon cœur, qui est source d’amour et de consolation. Priez beaucoup. Vous y trouverez tout. Priez souvent. Priez sans cesse. Car Satan se déchaîne; il prépare ses dernières armes, les plus féroces. Soyez forts. Aimez-vous les uns les autres. Cessez vos querelles infâmes. Convertissez-vous. » 

            «  Si vous ne le faites pas, la terre sera purifiée par le feu, l’eau et le sang. L’Église sera renouvelée par le sang, par le sang de martyrs. » 

            Voilà ce que dit Jésus. 

            Nous allons maintenant réciter le chapelet. Quand je me mettrai à genoux, c’est que le Ciel s’ouvrira pour vous et Elle viendra vous bénir.

             Prions.

 

 

 

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Côté jardin  

- Bonjour Gertrude …

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec toi. Si j’avais essayé de te le dire par téléphone, tu m’aurais fermé la ligne au nez  et si je te l’avais dit de vive voix, tu m’aurais constamment interrompue en disant que ce n’est pas comme ci ou comme ça qu’il faut l’entendre ou que ça n’a pas d’importance, de sorte que je n’aurais pas pu te dire ce que j’ai à te dire. 

            C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que tu l’écouteras jusqu’à la fin. Je ne pense pas que tu le fasses avec malice mais ça devient très difficile de communiquer avec toi dans ces conditions-là. Qu’il aurait donc été plus agréable de pouvoir se parler ouvertement face à face ! Mais tu ne veux rien savoir. Pourtant je suis parlable.

            Vois-tu, Gertrude, je crois que le Seigneur et la Sainte Vierge t’avaient choisie pour me venir en aide, pour me soulager, pour m’appuyer, pour être ma confidente, quand mon cœur était trop plein, trop ulcéré. Moi, pour ma part, je t’avais ouvert tout grand mon cœur, mes bras, ma maison; je te croyais mon amie. Je te considérais comme une sœur.

            Mais toi, tu as rejeté tout ça. Tu n’as fait que m’accabler davantage au lieu de réaliser que je déversais le trop plein de mon cœur. Tu es devenue agressive et tu es prête à tout pour me diminuer, pour me nuire, pour m’écarter. Tu veux me dominer, tu me rejettes et me contraries pour tout et pour rien, tu veux constamment m’imposer ta façon de penser, comme si celle des autres n’était pas valable. C’est pénible pour moi et pour les membres du conseil d’administration.

            Tu m’accuses de manquer de charité; mais toi envers moi, qu’est-ce que c’est ?… Où est-elle ta charité ?… Tu n’as pas cessé de parler de tout ce qui s’était dit à l’intérieur du caucus. Tu n’as pas respecté la confidentialité que nous attendions de toi en tant que membre du caucus. Pourtant, tu avais promis… Tous les politiciens, même les plus véreux, les membres de la mafia les plus corrompus et les dirigeants d’entreprises, petites ou grandes, se font tous un point d’honneur de garder le secret, quoi qu’il arrive, sur le contenu d’un caucus…  Était-il trop de demander d’en faire autant ?

            Tu ne peux accuser qui que ce soit de t’avoir exclue du conseil d’administration de notre Œuvre. Ce n’est ni Jésus, ni Marie, ni moi, qui t’avons expulsée; c’est toi-même qui t’en es retirée, par ton attitude.

            J’ai bien essayé, autant comme autant, de t’expliquer en quoi consistaient ces réunions. Tu ne sembles pas saisir ce qu’elles sont, quels en sont les buts. Tu ne réalises pas que la condition première de leur efficacité est la plus stricte confidentialité. Il faut donc agir selon les directives qui y sont données. On joue franc jeu ou on débarque. Tout ce qui avait été établi, tout ce qui avait été planifié, tu l’as détruit. Tout ce travail accompli pour rien ?…

            Il avait été entendu, et très clairement, par quatre d’entre nous, soit quatre sur cinq, que le temps n’était pas venu d’annoncer l’obtention de cette subvention pour le centre de petite enfance. Quatre sur cinq, c’est la majorité, je pense. Ce n’est pas moi toute seule qui l’ai décidé. C’est la majorité du caucus. Et toi, qu’est-ce que tu as fait ? Tu l’as fait quand même. Tu l’as fait en t’y prenant d’une façon détournée. Ce qui reflète bien ta personnalité, soit dit en passant. Je l’ai su. Tu as décidé de le faire et tu l’as fait. Pour ta petite gloire personnelle... Avoue-le.

-         Mais pour qui ils se prennent eux-autres ?, que tu as dit aux gens rassemblés à la cafétéria après la cérémonie du samedi.

C’est bien ça, hein ? Pour qui on se prend ? Je vais te le dire : pour les administrateurs dûment mandatés de l’Association. Un point, c’est tout. C’était notre affaire, non pas mon affaire. Et encore moins la tienne.

Ce sont des choses qu’il fallait planifier entre nous, à l’intérieur du caucus, mettre des points, mettre des assises, mettre des structures. Mais il n’y a rien à faire, je ne comprends pas pourquoi, mais tu me sembles absolument incapable de comprendre le fonctionnement d’un caucus, d’une rencontre à huis clos. Quand c’est à huis clos, c’est à huis clos. C’est tout.

Je ne sais plus quelle attitude prendre avec toi; je n’ose plus parler, j’ai peur de parler, parce que je ne sais plus quelles répercussions vont avoir les paroles que je dis. Je ne sais pas à qui tu vas les rapporter, je ne sais pas où tu vas les répéter, je ne sais pas à quel moment tu vas les révéler.

            Et déjà, l’hiver dernier, alors que tu venais tout juste d’accéder à un poste de directrice de l’Oeuvre, tu nous causais des petits problèmes. Tu as parlé de cette autre subvention pour l’aménagement du sous-sol de l’église. Une chose tout à fait confidentielle. C’était de la régie interne et exigeait de la discrétion. Je regrette d’avoir à me répéter continuellement, mais c’est absolument obligatoire.

            Vois-tu, Gertrude, je t’avais sincèrement bien accueillie et j’avais vraiment l’espoir que nous pourrions former un groupe extraordinaire. Je nous voyais avec de grandes réalisations. Et voilà que tout ça tombe à l’eau. À cause de ton indiscrétion. Ne va pas croire que je n’ai pas de chagrin. J’ai beaucoup de chagrin. Je ne sais plus quoi faire; je suis dépassée par les événements. De grands projets tombent à l’eau.

Je ne t’en veux pas. Mais il est sûr que je serai inquiète maintenant de te dire quelque chose, je serai toujours sur le qui-vive et je n’aurai plus le courage de partager mes secrets avec toi. Tu peux rester membre, mais hors du CA.

            Tu m’accuses aussi d’être orgueilleuse. C’est bien possible. Je serais malvenue de dire que je ne le suis pas : ce serait là le plus grand acte d’orgueil justement.  Mais ne crois-tu pas que… que je ne suis pas la seule à avoir ce vilain petit défaut ? Ne crois-tu pas que tu as peut-être toi-même ce défaut ? Celui d’être dominatrice et autoritaire. Je ne sais pas, c’est à toi de faire un examen de conscience. C’est à toi de voir ce qui se passe dans ton intérieur.      Moi, c’est sûr que je ne possède pas toutes les qualités, je suis parfaitement consciente de mes limites et de ma petitesse. Mais si Dieu m’a donné comme mission de faire ce travail et que je ne le fais pas, tu le sais, j’en répondrai devant lui. Tu le sais aussi bien que moi. De toutes façons, je dois rencontrer quelqu’un qui lit dans les âmes. C’est un saint prêtre, à qui Dieu a donné ce talent particulier. Je verrai avec lui ce que je dois faire. Si je suis dans l’erreur, je me retirerai de la présidence. Si par contre il croit que je dois continuer, alors je continuerai.

            J’aimerais aussi t’expliquer une autre chose, j’aimerais revenir sur ce que tu appelles mon masque de charité envers les Lorenzo. Je ne crois pas avoir en aucun moment touché soit leur vie personnelle, soit leur Œuvre personnelle. J’ai toujours dit que c’était une Œuvre très belle, qu’ils réussissent parfaitement et que je n’avais pas d’affaire là. J’ai assez de la mienne. Ce que j’ai voulu apporter, si seulement tu avais voulu comprendre, c’est qu’il y avait un problème, face à moi, c’est-à-dire, le troisième dimanche du mois, durant l’été. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent de leur Œuvre de piété, mais pas le troisième dimanche du mois. Ils entrent en concurrence directe avec moi. J’étais là avant eux. C’est ça que j’essayais d’apporter, afin qu’on puisse trouver une solution à ce problème. Non pas pour les accabler, non pas pour leur nuire ou pour leur mettre des bâtons dans les roues, mais pour chercher une solution. Je n’ai rien à dire contre eux. Ils font un travail magnifique, mais il y a un obstacle entre eux et moi. C’est tout simplement de ça dont j’ai voulu discuter. Mais vous avez tout de suite grimpé dans les rideaux.

            Je ne comprends pas que tu ne puisses pas le saisir : c’est ce problème que je tenais à régler. Ce n’est pas un manquement à la charité que d’essayer de s’entendre, de mettre les choses au clair, de savoir où je vais, d’être capable de réaliser un programme sans avoir un compétiteur dans les pattes. Ils viennent jouer dans mes plates-bandes. Il y aurait eu un moyen de déplacer une des activités sans s’entre-déchirer.

            J’aimerais beaucoup que tu t’arrêtes à penser à tout ça, à réviser tout ça, à revivre tout ça. Moi, je te dis bonjour, je t’invite à revenir. Nous n’en reparlerons plus, je t’ai dit ce que j’avais à dire.  Affaire terminée. À moins que toi tu veuilles y revenir, à moins que tu veuilles en reparler. Moi personnellement, je n’en reparlerai plus jamais. Et tu as toujours ta place dans ma chapelle.

            La Vierge Marie t’aime, tu as une belle âme mariale. Je te l’ai déjà dit et je le répète aujourd’hui. Tu as une très belle âme mariale. Tu peux servir la Vierge Marie et son Fils Jésus. Je suis sûre qu’Ils comptent sur toi. C’est donc à toi, et à toi seule, de décider où tu veux être, comment tu veux les servir. Ce n’est pas moi qui peux le faire.

            Alors je te dis encore une fois bonjour, bonne chance et bienvenue chez-nous et dans le groupe de consacrés.

À bientôt. J’espère.

            Que Dieu te bénisse.

                                   Jeanne.

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- Bonjour Dorilla et Raoul…

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec vous. Si j’avais essayé de vous le dire par téléphone, vous m’auriez fermé la ligne au nez  et si je vous l’avais dit de vive voix, vous m’auriez constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu vous dire ce que j’ai à vous dire. C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que vous  l’écouterez jusqu’à la fin. 

            C’est vraiment pour moi un grand problème que d’avoir à répondre à votre lettre blessante et injurieuse. J’aurais tellement préféré ne pas avoir à le faire mais, comme vous ne semblez pas comprendre, ni l’un ni l’autre, ou que vous ne voulez pas comprendre, je prends quelques minutes pour vous expliquer encore une fois. Encore une fois, oui, même si je sais que ce sera probablement inutile. 

            J’avais résolu de me taire, concernant votre façon d’agir à l’intérieur d’un groupe de travail organisé et opérationnel. Je voulais juste vous dire que jamais plus je ne travaillerai avec vous dans un groupe. 

            Je t’ai répété, Raoul, à maintes et maintes reprises, que jamais je ne voudrais revivre cet enfer que m’as fait connaître durant l’organisation de la Sainte Fête de Dieu. Tu sais ce que j’ai dit, tu sais ce qui s’est passé. Alors, ce n’est plus possible pour moi de te faire confiance, étant donné que tu es incapable, mais absolument incapable, de respecter la confidentialité due à un comité. Tu es incapable de fermer ta maudite grande gueule. Pour quoi que ce soit, pour tout ce qui concerne les personnes, les projets, les dispositions relatives à des projets, pour tout ce qui a été décidé de faire ou de ne pas faire, la règle la plus élémentaire de discrétion pour chacun des membres doit absolument s’imposer. Pour tous sans exception. 

            Tu n’es pas capable de te la fermer. Dès ta sortie de réunions, tu commences à trahir les personnes avec qui tu viens de parler, avec qui tu viens de travailler, sans te soucier du respect dû à la confiance qui avait été placée en toi. Tu es incapable de te taire, tu pérores à droite et à gauche, par téléphone ou en personne ou par internet. Tu répètes tout ce que tu as entendu. Je n’ai jamais rencontré une personne aussi bavarde que toi. 

            Et pour rendre les choses encore pires, les propos que tu répètes, tu les répètes tout de travers. Ce qui, bien sûr, c’est facile à comprendre, apporte souvent de très nombreux embêtements, des blessures, des quiproquos qui ne font qu’accroître les difficultés. C’est pourtant facile à comprendre. 

            Toi, tu suis ta propre idée, tu n’écoutes rien, étant donné que tu préfères tes magouilles, tes trafiquages, tes jeux de coulisses et tout ce que tu organises dans notre dos. Et puis il ne faut pas oublier non plus le manque total de respect des rendez-vous; tu n’es jamais à l’heure et si tu n’y trouves pas ton intérêt, tu nous laisses carrément tomber ou tu appelles, à la dernière minute, avec un mensonge, parce que tu as toujours un alibi dans ton sac. 

            Et ce qui est malheureux, pour toi, c’est que tu te démentis toi-même en racontant complètement le contraire quelques minutes après, juste pour ajouter à nos difficultés, à nos ennuis. Tu ne crains pas d’avoir recours au chantage et même, pour arriver à tes fins, tu ne te gênes pas pour nous mentir effrontément et nous raconter des histoires à dormir debout. 

            Vois-tu, Raoul, si je t’avais connu au début comme je te connais maintenant, jamais, au grand jamais, je ne t’aurais laissé me tromper de la sorte. Je t’ai fait confiance et j’ai cru sincèrement que tu avais le noble but de défendre l’Oeuvre de Marie, de ses apôtres et de ses consacrés. J’étais loin de me douter que tu nous trahirais comme Judas pour arriver à tes fins : avoir l’Oeuvre des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie pour toi et son argent aussi. Car tu sais qu’il y a de l’argent dans nos coffres. 

            Tu es persuadé que tu es le seul à savoir organiser des pèlerinages, réunions de prières, saluts du Saint-Sacrement et autres activités d’ordre mystique et aujourd’hui tu me confirmes que tu vises la pleine possession de l’Oeuvre. Car tu avais la certitude que je te la donnerais. Et j’ai vu l’immense déception sur ton visage quand j’ai annoncé que je gardais la présidence, malgré ma maladie, parce que je l’ai promis à notre douce Maman Marie. C’est alors que tu as exigé, oui, exigé d’être nommé vice-président à vie. 

            C’est mon poste que tu veux ? Mais advenant ma mort ou ma démission pour cause de maladie, il faudra que le conseil vote pour que tu puisses occuper le poste de président. On ne passe pas automatiquement de vice-président à président. Cette place, il faut la mériter. Je crois que tu t’illusionnes grandement. Tu t’y es mal pris. La confiance du conseil, tu ne l’as pas. Surtout après que les membres du C.A. ont eu pris connaissance de la lettre où tu me demandes d’être reléguée au rang de simple observatrice. Ça n’arrivera pas. 

            Je crois que tu dois faire un sérieux examen de conscience. En te prenant pour celui qui seul est capable de faire et défaire toutes choses et de les refaire à ta manière, tu te prends pour un grand chef. Mais tu n’en es pas encore un et tu n’es qu’une personne ordinaire comme nous tous. Nous ne sommes tous que des instruments malhabiles, c’est sûr, mais chacun essaie de faire la volonté de Jésus et de Marie, pour leur plus grande gloire. Et ce n’est certainement pas en poussant les autres dehors pour ensuite prendre leur place que tu accompliras la volonté de Dieu. Je t’en prie, réfléchis un peu. Que ton orgueil cesse de prendre le dessus sur toi.

            Combien de fois je t’ai entendu dire : faut que ça marche, c’est mon nom qui est là. Et combien de fois je t’ai fait la remarque qu’il ne faut pas travailler en fonction de notre nom mais en celui de Jésus et de Marie, pour la plus grande gloire de Dieu. 

            Maintenant parlons du sens que tu donnes à ta mission. Je ne sais pas si, dans ta tête, tu as pensé que tu allais chercher une mission extraordinaire. Mais non. Je crois que tu as donné un sens autre que celui qui est. C’est vrai que vous avez été choisis, Dorilla et toi, et vous avez été choisis comme tous les autres ont été choisis, c’est à dire, invités à joindre l’Oeuvre de Marie, pour y travailler, non pour la démolir.

            Comment osez-vous dire, Dorilla et toi, que l’Oeuvre de Marie vous tient à cœur ? Votre audace n’a vraiment pas de limite. Premièrement, Dorilla et toi n’avez jamais, mais jamais, manifesté le moindre désir de vous consacrer à Marie, de vous faire son esclave. C’est pourtant la base de l’Oeuvre. Ce n’est pourtant pas le temps qui vous a manqué. Vous ne faites rien tous les deux. Avouez que votre soi-disant attachement à l’œuvre laisse grandement à désirer. Si ce n’est l’argent et le pouvoir. 

            Deuxièmement, vous avez plus souvent qu’autrement brillé par votre absence que par votre présence. Laissez-moi vous rappeler quelques faits : quand vous avez été investis membres de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, fin février, vous êtes venus à la fête de la Miséricorde Divine. C’était votre première rencontre et ça ne semblait pas vous plaire tellement. Mais on ne peut pas juger. La deuxième rencontre était au mois de mai. Dorilla a téléphoné pour dire que vous ne viendriez pas. Le mois de juin est arrivé, on ne vous a pas vus non plus. Et puis nous avons organisé un pèlerinage à Marie Reine des Cœurs à Chersey. Vous deviez venir. On vous attend encore. Vous n’avez jamais donné signe de vie, vous ne vous en êtes jamais excusés, rien, Vous avez tout simplement omis de venir, un point, c’est tout. On peut dire que ça faisait tout un début. 

            C’est votre droit, à vous deux, de ne pas aimer ça, c’est vraiment votre droit le plus strict. Mais vous n’avez pas le droit d’empêcher les autres. Je sais que Dorilla n’aime pas ça. C’est toi-même qui nous l’as dit. Alors ? Faites vos propres déductions. Cette Œuvre vous tient vraiment à cœur ? 

            Je ne peux passer sous silence ce troisième dimanche de septembre où Dorilla est arrivée tellement de mauvaise humeur que j’en éprouvais un grand malaise. Je me demandais ce que j’avais bien pu faire pour la froisser à ce point. Après la cérémonie, je t’en ai fait la remarque et tu m’as répondu froidement : la catin est fatigante. Et là j’ai compris, à ce moment-là précisément, qu’elle ne voulait pas venir et que tu l’avais forcée. J’ai vu là que ça n’allait pas dans votre couple. Je vous en prie, laissez vos problèmes personnels à la maison. On n’a pas besoin de ça. 

            Au mois de mars, tu nous as servi une histoire abracadabrante pour expliquer votre absence. Penses-tu que je suis conne pour croire des histoires pareilles. 

            Tout ça pour camoufler le fait que vous n’aimez pas ça. Je vous répète encore une fois, c’est votre droit le plus absolu. Il y a des choses dans la vie qui ne nous conviennent pas et vous devriez peut-être choisir des activités qui correspondent mieux à vos aspirations. Et tu prétends devenir le président, d’une Œuvre qui vous pue au nez. Eh bin ! 

            Vous osez m’accuser d’être autoritaire, de ne faire qu’à mon idée. Si vous aviez moins brillé par vos absences vous auriez pu constater que c’est à la demande expresse du conseil qu’on avait repris le Salut du Saint-Sacrement, que j’avais retiré du programme, ne vous en déplaise, pour ne pas trop prolonger la cérémonie. 

            Maintenant, pour terminer, laisse-moi te répéter mon message : je ne travaillerai plus jamais avec toi. Comme je reste présidente, eh bien!… Je te préviens : si tu ne cesses pas de courir après les uns et les autres pour trafiquer, je n’hésiterai pas à dénoncer tes traîtrises, tes mensonges, tes magouilles, tes jeux de coulisses, tes chantages et tes harassements. Tu serais mieux de te lancer en politique.

Je prierai pour vous tous les soirs, afin que Jésus et Marie fassent descendre en vous les grâces qu’Ils jugeront nécessaires à votre avancement vers la sainteté. 

            Je vous salue une dernière fois, 

                                               Jeanne.

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- Bonjour Gisèle …

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec toi. Si j’avais essayé de te le dire par téléphone, tu m’aurais fermé la ligne au nez  et si je te l’avais dit de vive voix, tu m’aurais constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu te dire ce que j’ai à te dire. C’est  pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que tu l’écouteras jusqu’à la fin. Qu’il aurait donc été plus agréable de pouvoir se parler ouvertement face à face ! Mais tu ne veux rien savoir.

            Tu es devenue agressive et tu es prête à tout pour me diminuer, pour me nuire. Tu veux me dominer, tu me rejettes et me contraries pour tout et pour rien. Tu m’accuses de manquer de charité; mais toi envers moi, qu’est-ce que c’est ? Où est-elle ta charité ?… Tu m’accuses d’utiliser l’argent le l’œuvre à des fins personnelles. C’est pénible pour moi et pour les membres du conseil d’administration.

            La Vierge Marie t’aime, Je te l’ai déjà dit et je le répète aujourd’hui. Tu as une très belle âme mariale…

Et ceteri et cetera…

et patati et patata…

 

 

 

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- Bonjour Nicole et Jean-Guy…

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec vous. Si j’avais essayé de vous le dire par téléphone, vous m’auriez fermé la ligne au nez  et si je vous l’avais dit de vive voix, vous m’auriez constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu vous dire ce que j’ai à vous dire. C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que vous  l’écouterez jusqu’à la fin…

Et ceteri et cetera…

et patati et patata…

 

Et plusieurs autres…

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En coulisses  

Message de la Vierge Marie à Jeanne,

dans sa chapelle privée

« Ma fille,

            Écoute bien, mon enfant, et répète à mes enfants chéris. Votre pèlerinage n’est que pour un bref temps sur la terre. Avez-vous ramassé votre récompense ou vous êtes-vous adonnés aux plaisirs de la chair ? Le Père Éternel a créé la vie sur terre. L’homme s’est livré au péché et ceci lui déplaît beaucoup. Vous vous êtes mis sur le chemin de la perdition. Rebroussez chemin, mes enfants. 

            Ma voix ne vient à vous que pour un bref temps. Les sables tombent rapidement dans le sablier. Dans l’histoire de la terre, ma voix a crié pour la pénitence, la réparation et le sacrifice. On m’a mise de côté, maintenant comme dans le passé. Je suis venue à vous, mes enfants, comme une médiatrice du Père Éternel, pour vous apporter un grand avertissement. À moins que vous ne transformiez vos façons d’agir, vous récolterez votre récompense dans la souffrance. Votre pays sera purifié par l’épreuve. Les larmes couleront mais trop tard. Oh! Si je pouvais vous présenter un aperçu complet de votre avenir, vous reviendriez sur vos genoux au Père Éternel.

            Satan rôde à travers le monde. Il a plusieurs agents dans les médias. Les cœurs sont endurcis, les oreilles n’écoutent plus, la vue est aveuglée, la lumière a été enlevée de vos cœurs. Mon Fils est beaucoup attristé par la façon dont son Saint-Sacrifice se déroule dans les églises du monde. Je vous supplie, comme votre Mère, de porter attention à mes avertissements. Durant le Saint-Sacrifice de mon Fils sur l’autel, les hommes doivent se comporter avec plus de respect, les femmes doivent se vêtir modestement, la musique païenne et diabolique ne sera plus tolérée par le Père Éternel de même que les danses et autres mondanités. La femme doit se recouvrir la tête, comme marque de respect dans la maison de mon Fils .

            Les péchés, mes enfants, qui envoient plusieurs dans l’abîme sont les péchés de la chair. Beaucoup d’abominations sont commises à travers le monde. Les gens  s’en moquent et ils souillent le nom de mon Fils, même les enfants. Qui s’avancera et consolera le cœur injurié de mon Divin Fils ?

            La femme doit garder sa place vis-à-vis de son mari. Ce n’est pas Adam, l’homme, qui est tombé, mais il a suivi Ève, sa femme. Ne l’oubliez pas. Car l’homme vient de Dieu et la femme a été tirée de l’homme. C’est moi, votre Maman du Ciel qui vous parle. Ce mot que j’entends ‘’libération’’ est une tromperie de Satan. Malheur à la femme qui ne se repent pas de cette abomination ! Elle marche directement vers l’enfer. Repentez-vous, ô femmes, ou soyez perdues à jamais.

            Satan a placé un prix sur tout ce qu’il vous donne, son prix, c’est votre âme éternelle. Le Père, mes enfants, vous offre sa Maison. Ce Royaume de lumière vous appartient, vous n’avez qu’à le demander et l’on vous indiquera le chemin.

            Le Pain de Vie est votre salut. Sans lui, vous ne serez jamais capables de résister aux attaques de Satan et de ses agents.

Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

Histoire de la fondation de l’œuvre  

L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie

            Réunion mensuelle des membres, tenue à Montréal, au local de l’œuvre, situé au sous-sol de l’église Saint-Barthélémy,

gracieusement mis à leur disposition par monsieur le curé.

 

Madame la présidente ouvre l’assemblée par une prière :

- Commençons par demander l’aide du Saint-Esprit …

            Seigneur,  je voudrais d’abord te présenter cette assemblée. Ce sont tes enfants et c’est toi qui connais leurs besoins. Je te demande de mettre sur mes lèvres et dans mon cœur seulement les paroles qu’ils ont besoin d’entendre. Pas plus. Je te demande, Jésus, de passer dans cette assemblée, de toucher chacune des personnes, d’imposer toi-même ta main pour préparer leur cœur à accueillir ton message. Et toi, Esprit-Saint, fais que cette semence, ce soir, tombe dans une bonne terre, pour qu’elle porte des fruits pour chacune des personnes présentes et pour ton Église. Je te demande que personne ne soit blessé de ce qui va se dire ici, que personne ne se sente découragé ou frustré. Que tous se sentent appelés à la sainteté, qui est l’appel de notre baptême. Je t’en remercie, Seigneur. Amen.

- Suite à de nombreuses demandes de la part de plusieurs d’entre vous, chers membres, je vais, ce soir, vous raconter comment le Seigneur s’y est pris pour fonder cette Œuvre. Et mon témoignage est un témoignage de sa grande miséricorde.

            Nous sommes tous pécheurs, nous le serons toujours. Jusqu’à la fin de nos jours. C’est la nature humaine. Le témoignage que je vous apporte vient vous montrer la vraie miséricorde de Dieu, pas une miséricorde mièvre mais une miséricorde tellement grande, qu’Il se penche dans notre péché, nous en arrache puis,  après nous en avoir arraché, Il s’en sert pour qu’on travaille pour Lui, pour qu’on comprenne les autres, pour qu’on comprenne celui des autres.

            Je voudrais que vous portiez une attention spéciale à la main de Dieu, dans toute cette histoire-là. C’est vraiment du mystique, c’est hors de l’humain, c’est divin. Il n’y a pas d’autres explications. Et c’est pour ça que c’est si beau.

            Ce n’est pas mon Œuvre, c’est l’Oeuvre du Seigneur. Et j’aimerais qu’on parte d’ici ce soir émerveillé de ce don que Dieu a fait pour ses enfants chéris et de ce qu’Il continue de faire. C’est parce qu’Il nous veut tous, sans exception.

            Je me suis mariée, moi, à l’âge de dix-huit ans avec les meilleures intentions du monde et mon mariage a été un fiasco. Je ne vais pas vous raconter pourquoi il a été un échec, je ne suis pas ici pour dénigrer mon ex-mari mais pour vous raconter ce que le Bon Dieu a fait de mes désirs.

Alors je suis demeurée avec mon mari pendant six ans, je suis tombée enceinte et j’ai eu un garçon que j’ai élevé seule, la plupart du temps. J’ai lutté de peine et de misère en espérant que mon mari changerait. J’étais croyante et pratiquante. Tout le monde pratiquait sa religion à cette époque. J’étais donc comme tout le monde. J’avais la foi, mais, on peut dire, une foi non éclairée. J’étais catholique, j ‘allais à la messe le dimanche mais je ne comprenais pas tellement ce qui se passait. Parce qu’il est bien sûr que si, à cette époque, j’avais eu la foi que j’ai aujourd’hui, j’n’aurais pas quitté mon mari. Car je l’ai quitté. Et le Seigneur a travaillé avec ça.

Après six ans donc, après beaucoup de luttes pour sauver mon ménage, j’ai décidé de quitter mon mari. J’avais 24 ans et un enfant de dix-huit mois sur les bras. Il y a maintenant vingt-deux ans de ça. C’n’était pas facile à l’époque, parce que le divorce était tout un drame. C’est encore un drame de nos jours mais on s’y est habitué. C’est malheureux à dire mais c’est ça. On s’y est habitué, il y en a tellement. Mais dans mon temps, c’était vraiment une catastrophe épouvantable. Et ma mère avait tellement honte de sa fille qu’elle disait : j’aimerais mieux qu’elle soit morte.

Mais le Seigneur ne le voyait pas du même œil et Il a travaillé avec ça. Et au bout de quelque temps, j’ai rencontré Maurice Boivin, qui était célibataire, soit dit en passant. Et nous sommes tombés en amour. C’est sûr que, étant croyante, je connaissais la parole de Dieu. Bon. Je la connaissais, mais pas comme aujourd’hui. Moi, j’étais quand même droite dans ma conscience et je savais ce que la parole disait : celui qui répudie sa femme et en épouse une autre est adultère. Et vice versa, pour la femme.

Saint-Paul dit plus loin : Celui qui laisse sa femme… (ou celle qui laisse son mari)… le (ou la) place dans une situation d’adultère. Voilà ce que dit Saint-Paul. Alors je ne voulais pas me remarier civilement parce que, je me disais, ce n’est pas un vrai mariage. Un mariage, au niveau de la loi, oui bien sûr, mais non au niveau de Dieu. J’étais déjà mariée. Puis je savais que le mariage est un sacrement et qu’il est indissoluble. Seule la mort peut dissoudre le mariage. Alors je refusais le mariage civil, n’y croyant pas. Je n’étais pas pour assassiner mon mari quand même.

Je suis donc allée à l’évêché pour voir s’il n’y aurait pas une clause de nullité de mariage, parce que je croyais qu’il y avait quelque chose de sérieux. Après étude, on m’a dit que non, que j’étais bel et bien mariée pour la vie. J’ai eu de grosses luttes à ce moment-là. Je savais que j’avais un choix crucial devant moi, hein! Dieu ou Maurice Boivin. C’était difficile. Et j’ai choisi de refaire ma vie avec Maurice. Parce que, voyez-vous, à 24 ans, je ne me voyais pas toute seule, toute la vie, avec un enfant à élever et une petite pension du Bien-Être social. Je ne pouvais pas faire face à ça. Vous savez, dans les séparations, il y a des drames qui sont tellement grands. Il ne faut pas juger ces gens-là et encore moins les condamner. On doit plutôt se pencher sur leur misère et leur aider.

Alors donc, on s’est mis en ménage, Maurice et moi, et nous avons eu un fils ensemble. Et quelques années plus tard, je suis tombée enceinte pour un troisième. Mais j’ai fait une fausse couche. Maurice m’a transportée à l’hôpital parce que j’étais en hémorragie. Et à l’hôpital normalement, on aurait dû m’administrer un sérum pour épaissir le sang et arrêter l’hémorragie. Mais il y a eu erreur : on m’a plutôt administré un sérum pour éclaircir le sang. Et je suis demeurée avec ce sérum longtemps, longtemps, longtemps, avant qu’une garde s’en aperçoive. Et quand elle s’en est aperçue, elle a tout débranché. Mais le mal était fait. La perte de sang était incontrôlable. Je suis venue à un cheveu de la mort. Le médecin ne pouvait plus rien. Il me le disait d’ailleurs.

J’ai essayé pendant cette nuit, car c’était la nuit, de rejoindre Maurice qui était retourné à la maison. Le Seigneur avait déjà tout préparé. Écoutez bien ça… Le téléphone était en dérangement et je n’ai pas pu rejoindre Maurice. Donc, je me voyais face à la mort, seule, toute seule. Je le savais : le médecin le disait. Je savais que je ne passerais pas la nuit et que je me présenterais de l’autre côté. Et je n’ai absolument pas pensé à prier et faire acte de contrition, à demander pardon au Seigneur; je n’ai pas du tout pensé au Bon Dieu, pas une miette. Je pensais à mes deux enfants, qui avaient à ce moment-là six et onze ans. Et quand j’ai vu que je ne pouvais pas rejoindre Maurice, alors je me suis retournée vers le mur pour pleurer.

Il y avait là un grand Christ en plâtre blanc, je l’ai regardé et lui ai dit : Jésus, j’suis comme toi, j’ai pu de sang dans les veines, j’suis aussi blanche que toi. Tu n’peux pas venir me chercher comme ça, mes enfants sont bien trop jeunes et ils ont besoin de moi à la maison. Ils ont deux pères différents pis ils vont être séparés sans jamais plus se revoir. Pis ils s’aiment tellement ces enfants-là. Ils sont trop jeunes pour vivre ça. Je te demande, Seigneur, de m’accorder cinq ans de vie.

Ma mère m’a dit, quelques jours plus tard : sais pas c’qui t’a pris, niaiseuse, de demander rien que cinq ans. À l’âge que t’as, t’aurais pu en demander au moins vingt-cinq. J’ai vraiment pas réalisé pourquoi cinq. Mais avec le recul, on sent bien la main de Dieu, on la voit, on la sent là et l’Esprit-Saint qui était derrière. Je sais bien que normalement j’aurais dû demander plus longtemps. C’est niaiseux de demander seulement cinq ans.

Pis moi, je peux vous dire une chose. Dans la vie, souvent on se dit : Ah! J’aurai bien le temps de me convertir sur mon lit de mort et puis on prend un peu de bon temps et on jouit de la vie pendant qu’elle passe. Mais ça ne se passe pas toujours de même. Faites attention, soyez toujours prêts. Parce que quand ça arrive, on est tellement malade qu’on ne pense pas au Bon Dieu; on ne pense rien qu’à lutter contre la mort. On court après notre souffle puis on ne pense pas au Seigneur. Croyez-moi, ça m’est arrivé. C’est pour ça qu’il ne faut pas attendre à la dernière minute. Faut se tenir prêt.

Alors moi, j’ai demandé, j’ai dit au Bon Dieu : Écoute, je te demande cinq ans. Pendant ce temps, je vais préparer l’avenir de mes enfants puis après tu viendras me chercher. Je te donne ma parole d’honneur.

J’ai fait un pacte avec Dieu : ma parole d’honneur que je vais le suivre sans rouspéter. Puis je ne lutterai pas contre la mort comme je le fais présentement; je te suivrai puis je serai bien contente parce que tu m’auras guérie. Mais là, je ne savais pas s’Il allait dire oui ou non. Je savais que ma vie était entre ses mains. Puis là j’ai fait un acte d’abandon total.

Au même moment… Vous dire ce que j’ai vécu là… c’est… c’est vraiment… heu… comment dire?… J’ai été comme enveloppée dans un manteau de paix. J’ai perdu mes peurs, je n’pensais plus à mes enfants, je n’pensais plus à rien. J’étais en paix. Je sentais la vie revenir en moi, comme un léger tourbillon. Je n’avais plus à courir après mon souffle, c’est lui qui me rattrapait. Mes jambes, que je n’étais plus capable de plier depuis deux heures, se sont dépliées et je sentais mon pouls, mon cœur rebattait et se remettait en marche. La vie revenait. Puis le médecin s’est dérangé et est venu faire un curetage. Il m’a dit alors :

-         T’es allée r’vier chez Saint-Pierre pis t’es r’venue ?

-         Oui, je l’sais.

-         Nous autres, nous n’pouvions plus rien pour toi, parce que, vois-tu, juste l’anesthésie, ton cœur ne l’aurait pas supportée. Tu serais morte sans qu’on puisse faire quoi que ce soit.

Puis tout est rentré dans l’ordre. On m’a opérée. Je savais que le Seigneur avait fait un miracle mais je n’avais pas l’audace de le dire. Je n’avais pas assez de foi. Je ne m’en suis pas vantée; j’lai jamais  dit à qui que ce soit. 

            Et je suis finalement sortie de l’hôpital et, croyez-le ou non, je n’ai même pas pensé à remercier le Seigneur pour le don de la vie qu’Il m’avait redonné. Comme on est ingrat! Quelle ingrate je suis ! J’ai fait des belles promesses au Bon Dieu, Il les exauce pis… on oublie tout.  On oublie de le remercier. Peut-être pas vous autres là… mais moi, oui. Je suis une ingrate. Une infâme. 

            Je suis sortie de l’hôpital donc, avec une seule idée en tête, une idée fixe : j’ai cinq ans pour préparer l’avenir de mes enfants. Faut que j’me grouille. J’ai cherché un emploi. J’ai cherché, frappé à différentes portes et, le Seigneur aidant, j’ai trouvé. Je sais que le Seigneur s’est mêlé de mes affaires. Dans une boutique, six jours par semaine, douze à quatorze heures par jour. J’ai travaillé énormément. Et le temps passait. Je me suis acheté une maison, un beau duplex, flambant neuf. Sans beaucoup d’argent à donner en capital mais j’ai mis une assurance hypothèque dessus. C’était à mon nom. Donc, le jour de ma mort, je savais que la maison serait claire. Comme je n’avais que cinq ans à vivre, on s’est payé du bon temps. Maurice faisait de gros salaires. Alors on a dépensé, je suis devenue une poupée mondaine, me myself and I, la coiffeuse deux fois par semaine, la masseuse, l’esthéticienne, les boucles d’oreilles en or, les bijoux, pis envoye donc par là. J’étais très orgueilleuse. Je le suis encore. J’ai du chemin à faire mais ça va venir. 

            Un peu plus tard, j’ai acheté une autre maison. Je l’ai eue pour une bouchée de pain. Et encore une assurance hypothèque. Ce qui fait qu’en mourant, mes enfants auraient chacun leur maison.  J’avais casé l’avenir de mes fils dans pas grand temps. J’étais d’affaires. 

            C’est pour ça justement que le Bon Dieu est venu me chercher. Il a besoin de gens d’affaires pour travailler pour lui, pour son Royaume. Pendant ce temps-là, le temps passait. Et au lieu de m’occuper de mes enfants pendant qu’ils en avaient besoin, je gagnais de l’argent pour leur assurer un avenir matériel. On les aime mal des fois. J’aurais peut-être été mieux d’être à leur côté, pendant ces cinq années. Mais moi je gagnais de l’argent, pour leur avenir. 

            Alors, un soir, j’étais étendue sur mon lit et il me vint à l’esprit, tout à coup : ça fait cinq ans. Le temps est écoulé. Ça passe vite, hein! Ces cinq ans, je ne les ai pas vus. J’ai commencé à calculer. De février à février, ça fait bien cinq ans. Le Seigneur me réveillait et Il respectait sa parole. Il m’avait laissé cinq ans pour vivre ma vie comme je voulais. Puis, maintenant, Il venait me réveiller. 

            Là, Il m’a donné la plus grande grâce de ma vie. Que je souhaite à tout le monde d’ailleurs. Tout d’un coup, sans avoir à me poser de questions, j’ai compris le vrai sens de la vie et j’ai vu toute la futilité de la mienne. Je me voyais arriver de l’autre côté les mains vides, toute nue. Je regardais ma garde-robe bien remplie, mon beau manteau de fourrure qui rendait toutes les femmes jalouses, mes bijoux pis tout ça. Et je disais : Quelle futilité! J’mettrai toujours bin pas ça pour aller au ciel. Pis moins encore en enfer, y fait bin trop chaud là… 

            J’avais mis tellement d’heures et d’efforts pour me payer des choses comme ça, que je laisserais sur la terre, à d’autres. J’arrivais de l’autre bord toute nue. Je me disais : c’est-tu bête!… C’est-tu assez bête!… On passe à travers la vie sans voir ce qui est important, sans en voir l’essentiel. 

            Et je comprenais qu’on est créé par Dieu et qu’on doit y retourner. Et que la terre, c’est juste un temps… un temps de cheminement spirituel et que, dans ce laps de temps, on doit apprendre à développer notre amour pour lui. Qu’on doit faire un cheminement pour arriver à l’aimer de plus en plus, pour en arriver à le voir face à face pour toute l’éternité. Voilà! 

            Cheminement spirituel, c’est bin moi qui avait pensé à ça! Et je me voyais mourir, Et je me disais : Seigneur, j’n’ai pu de temps ! Si seulement je pouvais… si seulement je pouvais recommencer ma vie, recommencer au moins les cinq dernières années. Maintenant que je comprends… 

            Mais le Seigneur avait d’autres vues. Il m’a fait comprendre : tu laisses des maisons à tes enfants, tu leur as assuré une sécurité matérielle, tu leur laisses des bijoux et toutes sortes de bébelles mais… le véritable héritage ?… l’essentiel ?…  La foi ?… Tu ne leur as jamais parlé de moi. 

            J’ai été une femme adultère pendant quinze ans. Mais mon plus grand chagrin, mon plus grand remords, ce n’est pas mon péché d’adultère, non. C’est que je n’ai pas parlé de Jésus à mes enfants. C’est ça. Je n’ai pas aimé Jésus, pendant plus de vingt ans. J’ai vécu sans l’aimer. C’est ça mon plus grand chagrin. C’est ça mon plus grand péché. Alors j’ai dit : Seigneur, je suis foutue. Pardon, Seigneur Jésus,  pardon! 

            Ma mère est venue me dire, sur mon lit de mort : Redemande-lui un autre cinq ans. Mais j’ai répondu : non. J’ai donné ma parole au Seigneur. J’avais fait un pacte. On peut toujours triché avec un homme, c’est possible et même facile. Je l’ai fait… Mais avec Dieu, c’est plutôt gênant. J’ai donné ma parole. Si je meurs, vous direz qu’Il a exaucé ma prière, c’est tout. 

            Je pensais donc à mourir et j’étais prête. Mais le Seigneur, miséricordieux, est notre Père. Et un père peut-il vouloir la mort de son enfant ? Hein ? Je pensais qu’il venait me chercher par la mort mais il est venu me chercher par la Résurrection. Oui. 

                        « Mes chemins ne sont pas vos chemins 

                           et mes voies ne sont pas vos voies. » 

            Quelques jours plus tard, j’ai eu une visite, mon ancien patron. Il était accompagné d’un vieil ami. Un charismatique.  Ah!… Il commence à me parler du renouveau charismatique, comment c’était beau pis comment c’était bon. Et patati et patata. Il voulait m’y amener. J’ai dit : Ouais ! 

            Alors il s’est mis après moi pour m’amener au renouveau charismatique. Il était tellement insistant pis achalant comme une mouche à merde que j’ai fini par y aller. Juste pour qu’il me foute la paix une fois pour toutes. Eux-autres pis leurs baguettes en l’air, chantant des airs joyeux et faisant des yaoums yaoums… des vrais fous, des capotés. Ça m’tentais pas vraiment. Mais… 

            Mais l’Esprit-Saint travaillait. Un miracle s’est produit. Juste devant moi… Une petite dame qui était arrivée en béquilles, qui n’avait pas marché depuis des années, eh bien!, à l’élévation, elle a pris ses béquilles, les a jetées par terre et a marché jusqu’en avant et s’est jetée dans les bras du prêtre officiant à l’autel. Elle était guérie. J’ai été saisie, mais saisie, vous n’pouvez pas savoir comment. 

            Je découvrais Jésus Vivant. Tout à coup, je recevais le baptême de l’Esprit-Saint. J’ai pleuré, pleuré, pleuré. J’savais  pas trop pourquoi je pleurais. C’était Jésus Vivant que je découvrais. Comme la Samaritaine , qui avait eu cinq maris. Moi, j’n’en avais eu que deux. Et quelques amants de passage. Et qu’est-ce que Jésus a fait de la Samaritaine ? Hein ? Il ne l’a pas jugée, ne l’a pas condamnée, ne l’a pas envoyée en enfer. Non, il l’a aimée. 

                        «  Si tu savais le don de Dieu », qu‘Il a dit.

Durant la nuit qui suivit, j’ai eu un songe, dans lequel j’entendais la voix de Dieu. Je ne le voyais pas, je l’entendais seulement. Je l’entendais clairement. Et je voyais un troupeau de brebis, c’étaient des brebis et du monde en même temps. Et la voix de Dieu me disait : 

            «  Regarde, ce sont mes brebis, regarde comme elles sont blessées et malades. Dépêche-toi de les rassembler, parce que les loups sont en train de les dévorer. Dépêche-toi avant qu’il ne soit trop tard. Rassemble-les chez-toi et je les guérirai. Je leur redonnerai la joie et tu en feras des consacrés à la mère de mon Fils bien-aimé. Car je les veux tous dans mon Royaume. »

-         Mais comment cela se fera-t-il ?

-         Rassemble-les et laisse agir l’Esprit-Saint.

Et j’ai vu un gros cinq. Dans un nuage. J’ai compris… J’avais cinq ans pour  rassembler son troupeau. 

            Le premier soir de nos rencontres, après une brève campagne de recrutement, guidée sans doute par l’Esprit-Saint, ils étaient douze. Quelques-uns de vous s’en souviennent, vous y étiez. Douze. Hommes et femmes. Exactement douze. Pour moi, c’était clair, c’étaient là les douze apôtres de l’Oeuvre. J’avais douze apôtres. 

            Puis d’autres se sont ajoutés. On est passé à quinze puis dix-neuf puis  trente, assez rapidement. Aujourd’hui nous sommes quarante. Sans faire beaucoup de propagande. C’est l’Esprit-Saint sans doute qui agissait. Et le Seigneur guérissait les cœurs. Ils arrivaient tristes, le visage moche, pleurant aussitôt qu’on ouvrait le livre de la Parole pour prier. Mais pas longtemps après, ils ne pleuraient plus. Jésus accomplissait ce qu’Il avait promis. C’est Lui qui agissait; c’est l’œuvre de Dieu. Pas la mienne. Voilà. C’est son Œuvre. 

            C’est comme ça que tout a commencé.

- Rendons grâce à Dieu, dit un des membres assis dans la rangée du fond.

- Rendons grâce à Dieu, répondent-ils ensemble.

- Prions :  O ma bien-aimée Reine!

Je vous remercie de m'avoir tant de fois tirée des mains du démon, tant de fois délivrée de l'enfer que mes péchés m'avaient mérité. Malheureuse, j'étais déjà condamnée aux peines éternelles; peut-être dès mon premier péché, la terrible sentence allait s'exécuter si votre pitié, ô Marie, n'était venue à mon secours.

Sans que je vous en eusse même priée, par votre seule bonté, vous avez arrêté le bras de la justice divine, prêt à me frapper; et, amollissant la dureté de mon coeur, vous m'avez invitée à mettre toute ma confiance en vous.

Dans combien de crimes encore ne serais-je pas tombée, si vous ne m'eussiez préservée des dangers, ô Mère de miséricorde, par les grâces que vous m'avez obtenus.

O Reine du ciel, ne vous lassez pas de me protéger. Ne me laissez pas à la merci de moi-même, je me perdrais; faites que je m'adresse toujours à vous.

Sauvez-moi; ô mon espérance! Sauvez-moi du péché qui seul pourrait m'entraîner éternellement en enfer. Faites que j'aille jouir de votre présence dans le paradis.

J'espère que vous me sauverez, que vous me délivrerez du péché et que vous m'obtiendrez la lumière et la force pour exécuter votre volonté et entrer ainsi à pleines voiles dans le paisible port du paradis. Tous vos serviteurs vous ont demandé les mêmes grâces et nul d'entre eux n'a été trompé. Oh! non, je ne serai pas plus trompée qu'eux tous.

Ô Marie! priez votre Fils Jésus, par les mérites de sa passion, d'augmenter toujours en moi cette sainte confiance, et je serai sauvée. 

Ainsi soit-il.

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Côté cour

Protection

Je voulais vous raconter une grande grâce et protection reçue samedi soir. Il était 19 heures et, réalisant qu’il me manquait beaucoup d’aliments dans mon garde-manger, je suis partie à contre-coeur pour aller faire mon marché, car ça ne me tentait pas du tout. Et, de plus, il est hors de question de faire mon épicerie et mes commissions le dimanche.

J’ai pris un raccourci et, arrivée à un feu de circulation, j’ai vu des ambulances et des policiers: il venait d’y avoir un grave accident impliquant trois véhicules. Le coeur m’a serré et je me suis mise tout de suite à prier pour que la Sainte Vierge et Jésus viennent en aide à ces pauvres gens. J’ai récité des «Je vous salue, Marie» En continuant mon chemin jusqu’à l’épicerie, je remerciais la Sainte Vierge de me protéger et d’avoir toujours veillé sur moi durant de si nombreux voyages.

Après avoir fini mes achats, j’ai repris la route et je conduisais sur un boulevard très achalandé. Arrivée au feu de circulation où je dois tourner à gauche, j’ai été prise de confusion... je voyais que la lumière était verte et qu’il n’y avait aucun véhicule venant en sens opposé, donc je pouvais tourner sans problème, mais j’étais comme paralysée. Ma tête me disait: «Tourne! Tout est beau!» Mais, physiquement, j’étais incapable d’avancer tellement j’étais confuse... Mon attention a été attirée vers la droite: j’ai regardé et j’ai vu une grosse automobile arrivant à vive allure et passant sur la lumière rouge. La voiture allait à une vitesse folle et je l’ai regardée passer, n’en croyant pas mes yeux...

Et en plus, très mystérieusement, il n’y avait aucun véhicule passant dans le sens opposé, et pourtant c’est un boulevard très achalandé. S’il y avait eu un accident, j’aurais été la seule impliquée... avec quel impact!!! à cause de la vitesse folle de l’automobiliste. Je ne crois pas que j’aurais pu survivre, ou j’aurais eu de très graves séquelles.

MERCI! à la Bonne Vierge Marie de m’avoir protégée et d’avoir protégé tous les autres automobilistes qui auraient pu si facilement être impliqués dans un accident. Tout ceci semble long en l’écrivant, mais cela s’est passé en quelques secondes...

Je n’ai pas été capable de le raconter à mon mari en rentrant à la maison, je le lui ai dit le lendemain en me préparant pour la messe.

                                  Diane Pelletier-Prévost

 

Témoignage de protection

Le 27 février dernier, notre fils, Benoît, revenait vers 20 heures de son stage qu’il effectuait à 45 km de notre domicile. Sur une route en pleine campagne, il a brusquement glissé sur la chaussée et a perdu tout contrôle de la voiture qu’il conduisait. Il a alors percuté violemment une série d’arbres en bordure de la route en déracinant l’un d’eux. Mais ce sont aussi ces arbres qui l’ont empêché de tomber dans le ravin juste en dessous. L’avant de la voiture était complètement écrasé. La voiture stabilisée, Benoît s’est dépêché de sortir, car une fumée noire et abondante sortait du moteur. Il a eu peur qu’elle n’explose. Heureusement, il avait la ceinture de sécurité, mais n’avait si sac gonflable ni appuie-tête. Or, il est grand et aurait pu avoir le cou du lapin. Il y avait aussi beaucoup de dégâts à sa place, à l’intérieur de la voiture.

Il faisait nuit et c’est une route peu fréquentée. Mais, par bonheur, une voiture est arrivée juste après l’accident et son conducteur est venu tout de suite au secours de Benoît en l’amenant chez lui à 1 km de là. C’est de là qu’il a pu nous téléphoner. Heureusement encore, mon mari était en congé à ce moment-là, ce qui lui a permis de partir immédiatement. Je ne sais pas comment j’aurais fait seule sans lui, prise à la maison avec nos deux autres enfants, obligée de partir en pleine nuit sur une route que je ne connais pas.

Arrivé sur les lieux de l’accident, mon mari a trouvé les policiers, les pompiers et le garagiste. Ceux-ci, sur le moment, n’ayant pas trouvé Benoît, cherchaient partout le corps, pensant, vu l’état de la voiture et son emplacement, qu’il avait été éjecté.

Ils ont par la suite tous été surpris de le voir sur ses deux pieds et en apparente bonne santé, disant qu’il avait de la chance de s’en sortir ainsi, vu la violence du choc.

Sur demande de mon mari, les pompiers ont conduit Benoît à l’hôpital. Sur le moment, les médecins pensaient à une entorse des ligaments croisés du genou, nous laissant avec l’éventualité d’une opération du genou. Puis, ils soupçonnaient également des fractures et notamment des micro fractures des cervicales. Mais, après radios et scanner, il n’y avait rien à signaler et Benoît a pu rentrer à la maison après deux jours d’hospitalisation et le port d’un collier cervical. Miracle encore, car non seulement il était vivant, mais il sortait de ce cauchemar sans séquelles. De plus, l’accident s’étant produit un mercredi, il est sorti de l’hôpital le vendredi et, dès le lundi suivant, il a pu retourner à ses cours, surtout que la semaine de cours qui suivait était importante et qu’une épreuve devait compter pour son examen l’année prochaine.

Durant cette semaine qui a suivi l’accident, mon mari étant toujours en congé, nous nous sommes dépêchés de lui trouver une autre voiture, car c’est le moyen de locomotion de Benoît pour se rendre au collège. Nous lui en avons trouvé une rapidement et, là encore, j’ai vu le doigt de la Sainte Vierge , car la jeune femme qui nous l’a vendue se nommait Marie.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser, et c’est là où porte mon témoignage, que Benoît, le jour de l’accident, portait à son cou la médaille miraculeuse. De plus, il récitait son chapelet en cours de route. Oui, pour moi, il a été protégé: il a eu beaucoup de grâces.

Nous avons été tous les deux étonnés d’avoir bien réagi à cela, sans panique ou émotivité. En ce qui me concerne, j’avais l’impression d’être anesthésiée, de ne plus rien ressentir. C’était comme si j’avais été dans une enveloppe protectrice. Mon acceptation a été totale. Je faisais ce qu’il y avait à faire, j’ai remercié la Sainte Vierge , mais... aucun sentiment!

Cela faisait déjà un bon moment que, pour un tas de choses, mes sentiments semblaient morts. Déjà, bien avant l’accident, lorsque des coups me frappaient, je sentais quelque chose autour de mon coeur empêchant la souffrance d’y pénétrer. Oh! tout n’est pas mort, car certaines choses m’atteignent encore et mon amour propre résiste.

Je continue de m’unir à vous, tout particulièrement lors de vos journées de prières. Je pense souvent à vous et je vous porte tous dans mon coeur.

Avec toute mon affection

Brigitte Christophe

……………………………………………….

Conférence d’André de Belgique,

un voyant

troisième dimanche du carême

chapelle privée.

Douze seulement des quarante membres sont présents. Les autres sont des voisins ou des simples curieux venus des environs.

Chant d’entrée : Veni Creator Spiritus

                          Mentes tuorum visata…

- Bonjour à vous tous et merci d’être venus à ma rencontre. Un merci particulier à votre présidente, madame Jeanne Gagnon, qui m’a si bien accueilli.

            Si je suis ici ce soir, c’est d’abord parce que le Seigneur m’y a invité, ensuite parce que votre présidente a insisté auprès de mon supérieur et enfin parce que mon directeur spirituel m’a accordé l’autorisation de venir. C’est la première fois que je viens en Amérique. C’est une grande découverte pour moi car c’est la première fois que je pars loin de chez-moi. 

            Ce qui est important, ce n’est pas tellement ce que j’aurai à vous dire, mais bien ce que vous en ferez après pour répondre à l’appel du Seigneur notre Dieu. Ce n’est pas pour faire de la publicité autour de mon nom que je me suis déplacé ainsi, non pas pour parler de moi, mais pour parler de Dieu et vous engager à le suivre. 

            « Va de par le monde annoncer la Bonne Nouvelle , va de par le monde annoncer le retour du Fils de l’homme. » Oui, notre Dieu nous prévient qu’Il va bientôt revenir sur terre. Mais Il nous prévient aussi qu’il faut préparer les cœurs. Car lorsqu’Il reviendra, retrouvera-t-Il encore la foi ? 

            Tout au long de mon message d’aujourd’hui, j’essaierai de vous parler de l’essentiel de ce que le Seigneur m’a dit. Car c’est un appel à la conversion, à l’amour, à la pénitence. Vous allez dire : mais c’est partout la même chose. 

            Heureusement, car si ce n’était pas partout la même chose, ça ne viendrait pas du Ciel. Le monde d’aujourd’hui court à sa perte. Et je vous dirai qu’il y a quelques années, je courais avec lui. Et peut-être même plus vite que beaucoup d’autres. Mais Notre-Seigneur en a décidé autrement. 

            Je l’ai rencontré, non pas sur le cheminde Damas comme Saint-Paul, mais sur le chemin de ma vie de tous les jours. Il s’est présenté devant moi et m’a dit : Mais où cours-tu aussi vite ? À ta perte ? Tu ne regardes donc plus jamais vers le Ciel ? 

            Je vais vous parler de l’amour qu’Il porte envers les hommes. Il nous en a donné un exemple exceptionnel lorsqu’Il est venu mourir pour nous sur la croix. Mais nous n’avons pas vécu cette période; cela vaut peut-être mieux ainsi car nous aurions peut-être été parmi ceux qui lui lançaient des pierres. 

Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

C’est le facteur. Deux lettres :

Madame Jeanne Gagnon,

Je viens vous raconter un fait qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi et vous dire ma reconnaissance, car c’est par votre intercession que j’ai repris le souffle.

Entre 3 heures et 4 heures, je me suis éveillée la respiration bloquée. À peine si l’air entrait dans un fort sifflement et l’expiration était complètement bloquée. Cela a duré moins d’une minute, mais m’a paru beaucoup plus long. Des événements se sont déroulés rapidement devant mes yeux.

En voulant aller chercher de l’aide, j’ai pensé: « Jeanne », et la respiration a repris. Je ne voudrais pas vous inquiéter, mais vous dire ma reconnaissance dans la certitude que j’ai d’avoir obtenu ce secours par l’appel de votre nom.

En me rendant à la messe lundi matin, vous êtes la première personne que j’ai rencontrée.  Merci à Dieu et à vous,

                         Jacqueline Desrochers
                                   …………………………………………….........................................................

Je remercie Dieu de nous avoir donné celle qui ne se dit qu'un instrument

En support à l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie et à sa fondatrice.

Je ne puis dire le bien que cela m'a fait de participer à ces Oeuvres. J'y ai retrouvé le bonheur et les joies simples et profondes de la foi de ma jeunesse dont le souvenir était demeuré latent dans une vie où la facilité couvrait en grande partie les choses spirituelles, intérieures et profondes.

Ce que je veux dire, c'est que cet arbre, à l'ombre duquel j'ai vécu tout ce temps, a produit sur moi ce bon fruit; et il en a été ainsi pour tous les autres membres: tous ont vécu des expériences dont on peut voir et ressentir les bons effets.

Tout arbre qui est bon donne de bons fruits. Ainsi des Oeuvres divines ont vu le jour et donnent à leur tour de bons fruits.

Dans mes prières de tous les jours, je remercie Dieu de nous avoir donné celle qui ne se dit qu'un instrument, mais qui est demeurée à l'écoute du Ciel durant toute sa vie: Madame Jeanne Gagnon qui a veillé sur ces Oeuvres divines.

Je suis heureux d'unir mes pauvres prières aux vôtres et à celles de ceux qui vous entourent et qui vous secondent dans le cheminement parfois si rude; mais il est si doux et si grand quand on le considère dans la foi, l'espérance et la charité, dans la vérité, pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de l'Église.

Merci Jeanne
Merci à toute l'équipe.

Marcel Desharnais

……………………………………………….

Un peu de baume sur la plaie. Ça fait du bien. Il y a encore des gens qui apprécient son travail. Jeanne s’agenouille à son Prie-dieu et commence la récitation d’un rosaire. 

……………………………………………….

Drrrrrrrrrring…….(message sur répondeur)

- Nous devons prier avec une foi redoublée afin que notre bonne Mère trouve écho auprès de notre Saint Père le pape et de notre archevêque pour trouver un toit qui devienne lieu de pèlerinage où tous pourront venir prier Celle qui nous aime tant. Avé Maria. Donnez votre message.

Biiiiiiip……..

- Bonjour Jeanne, c’est Yvette. Ne pourrai pas être à la réunion demain. Mon père est malade. À bientôt.

Biiiiiiip……..

- Nous ne pourrons pas aller au prochain C.A. Maladie. Ernest et Alice. 

Biiiiiiip……..

- Bonjour Jeanne, c’est André Lavigne. Désolé, ne pourrai pas être présent.  

……………………………………………..

Drrrrring…. Drrrrring…. Drrrrring….

-         Allô!

-         Bonjour Jeanne, c’est Nicole. Ça va ?

-         Ah oui! Ça peut aller.

-         As-tu reçu la lettre ?

-         Oui.

-         Y vas-tu ?

-         J’pense pas. Comment  ça ?

-         Si elle est là, la sale pute, j’irai pas. Non, j’courrai pas après. J’ai assez de problèmes de même, j’ai assez d’ennemis, j’ai assez d’ennuis, j’courrai pas après d’autres. Ça c’est sûr et certain. J’irai pas.

-         Mais de qui tu parles ?

-         La Dugré. Et j’ai dit à Graziella : si monsieur Larivière fait une réunion, alors  moi, c’est bin d’valeur mais j’irai pas si madame Dugré est là. Mais j’penserais pas qu’il l’invite parce que lui aussi commence à en avoir soupé d’elle.

-         Mais si madame Dugré t’adresse en public des paroles injuriantes, c’est sur elle que ça va retomber. C’est contre elle que ça va se retourner. Il y a encore beaucoup de monde sur ton côté. Si toutefois ça se produit …

-         Ça n’se produira pas, puisque j’serai pas là. On en a eu une comme ça au printemps dernier, à la cérémonie d’ouverture de la saison. Tu n’y étais pas. Tu n’en as pas eu connaissance. Elle criait, sautait, gesticulait comme une vraie folle, comme une écervelée. Elle a fait rire d’elle. Elle ne m’adressait pas directement la parole mais tout le monde comprenait que c’était à moi qu’elle s’en prenait. Personne n’est intervenu. On est sorti de là, j’pense que j’faisais 200 de pression.

-         Comme madame Dug…

-         Parle-moé pu d’elle. J’veux rien savoir d’elle. C’t’été, y a rien qu’elle n’a pas fait. Elle veut que je parte, que je déménage dans le Pôle Nord, où sais pas. C’est ça qu’elle veut. Pis là, …

-         Bin non, wéyons donc.

-         Ah oui! Et pis à part de ça, elle veut que Graziella déménage aussi. Oui, oui, elle veut que Graziella parte de la maison des pèlerins, que je parte pour qu’elle puisse tenir toute l’affaire tu-seule. Oui, j’te dis, elle veut qu’on parte.

-         Elle veut le chemin libre ?

-         C’est en plein ça. Elle veut mener ça toute seule pis elle trouve que Graziella est trop vieille et pas assez intelligente pis qu’est pas fine pis qu’elle sait pas quoi faire pis qu’elle perd son temps avec des affaires comme les saluts du Saint-Sacrement pis les histoires de saints, que tout ça n’a pas d’importance. D’après elle, c’est juste une perte de temps que de pratiquer la spiritualité et de prier… Imagine-toi si ça devait lui tomber entre les mains, quel ravage elle ferait là-dedans…

-         Ouais!

-         Ouais! Ouais! Ouais!

-         Comme ça tu n’y vas pas ?

-         Non. Pis elle dit que le chapelet, c’est passé de mode…

-         Ah!

-         À tous les premiers samedis du mois il s’est passé quelque chose. Elle met le trouble partout. Le premier samedi du mois, c’est une journée mariale, une journée de prière à Marie. Le mois passé, à Granby, elle a encore fait du charabia.

-         Ah!

-         Elle veut mener toute la barque. La Paulette est embarquée avec eux autres. Et monsieur Larivière pense…

-         Elle est acceptée ?

-         Ah oui! Elle est acceptée dans son groupe, à madame Dugré, parce qu’elle se soumet…

-         Se soumet ?

-         Oui, se soumet à cette sale pute de Dugré.

-         Ah!

-         Ça fait que là la Dugré l’accepte dans son groupe pis elle la bourre d’argent pis de cadeaux de toutes sortes. Elle a été acceptée parce que madame Dugré la veut.

-         Mais tout de même, tout ce qu’elle fait, tout ce qu’elle dépense, la Sainte Vierge va lui montrer de la reconnaissance quand même, parce qu’elle fait quelque chose pour elle. Pis un jour, la Sainte Vierge va la récompenser pour ça…

-         Elle fait ça parce qu’elle est malheureuse, tsé. Elle souffre de solitude, pis elle a des problèmes… des problèmes d’ordre affectif. Son mari…

-         Mais j’pense quand même…

-         … la trompe pis…

-         … que la Sainte Vierge …

-         … qu’elle en train de…

-         … va lui montrer sa reconnaissance…

-         … r’virer lesbienne.

-         Bin wéyons donc! … Moi, ce qui me surprend toujours, c’est que je vois comment la Vierge montre sa reconnaissance à tous ceux et celles qui font quelque chose pour elle. Mais faut pas paniquer…

-         J’panique pas. Peux pu la sentir, c’est tout… En tout cas, s’il doit y avoir des changements, c’est très lentement qu’ils vont se faire.

-         Peut-être.

-         Et ce sont les serviteurs et servantes, ce sont eux qui vont les faire. Pas elle. Y a pas à sortir de là.

-         Peut-être.

-         Oui. C’est ça.

-         Mais peut-être que madame Dug…

-         Parle-moi pu d’elle. Ceux qui sont là juste pour brasser de l’argent sont à côté d’la track.

-         Ah bin c’est… c’est… c’est sûr que c’est pas la place pour faire d’l’argent. Y a quelqu’un qui l’a approchée ?

-         C’est la Paulette au fond qui a parti c’t’histoire-là, que j’étais ici juste pour l’argent. Mais, tsé, si elle me suivait, elle verrait que je suis loin d’être riche.

-         Madame Dugré pensait que toi tu aurais mis de l’argent dans son œuvre ?

-         Bin wéyons, ça pas de bon sens. Faut vivre, faut avoir les pieds sur terre.

-         C’est sûr.

-         Pis l’agrandissement qu’on a fait, pour loger la chapelle des Saintes Guérisons, on l’a payé de nos poches, mon mari pis moi.

-         Chez les Dugré, est-ce qu’ils le savent ?

-         Absolument pas. Pis chez les autres non plus. On n’avait pas à le crier sur tous les toits, en disant : regardez ce qu’on fait. C’était notre affaire.

-         Ça fait que j’ai l’impression qu’elle va te faire une guerre épouvantable.

-         Elle fait la guerre à tout le monde.

-         Ouais!

-         Oui. Et c’est toujours sournois. Fais attention.

-         Ah!

-         C’est jamais face à face. Tu te rends compte que les coups viennent, ils sont déjà rendus.

-         Ah! Je serai prudente.

-         Elle veut même pas que j’entre chez Graziella, à la maison des pèlerins. Si j’ai affaire à elle, on se rencontre dehors devant la maison, sur le bord de la rue. Ça pu d’maudit bon sens.

-         En tout cas, on va unir nos prières.

-         J’en ai bien de besoin.

-         À bientôt.

-         À bientôt.

……………………………………………..

 

De: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>
À: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
Sujet: article

Je viens de lire ton article dans la revue de l'Association.
J'ai été déçue et je tenais à te le dire. Tu parles avec mépris des gens qui reçoivent de l’Aide Sociale, tu critiques un système qui n’a pas répondu à tes attentes bourgeoises et tu sublimes tes frustrations. De vrai Gagnon.

Parlons-en justement des Gagnon. Vous n’êtes pas une famille unies vous autres? Elle était où ta famille pour t’aider dans tes malheurs ? Nous les Watson on est là les uns pour les autres. Rappelle toi Philippe, tu sais le « mon oncle » tant critiqué pour jouer les Rockfeller… Bin il aurait aider lui… pis ses enfants sont restés aussi généreux que lui…. Je ne critiquerais jamais la main qui me nourrit, ne serait-ce qu’avec les deniers publics. Tu n’as jamais mis de côté ton orgueil, tu voulais garder ton « standing » et camoufler la vérité… celle qui t’a fait faire de mauvais placements d’affaires, celle qui parlerais de ton profil psychologique et de ton départ de la vie religieuse, celle qui parlerait du pourquoi ton mari ne travaille pas ni tes grands enfants, qui auraient pu t’aider, celle de ta famille qui n’aime pas la condition honteuse de ses enfants. Bref la vraie vérité, celle qui nous met tout nu devant le Seigneur et non nos pairs.

J’ai élevé 45 enfants en 25 ans, la plupart provenant de famille comme la tienne et non pas du BS, tout en gagnant 10 cents de l’heure, eh oui, les familles d’accueil font ce gros salaire-là, et personne n’a manqué de quoi que ce soit chez-nous. Il suffit juste de ne pas se regarder le nombril en braillant sur son sort.

J’ai pas aimé ta complainte narcissique d’une pauvre parvenue qui joue encore au riche quand elle n’en a plus les moyens. Personnellement, cela a renforci le dédain que j’avais pour la famille Gagnon depuis le décès de mamie Corrine. Je vais rester sur les positions de mon père et me dire que dans le fond y a un Bon Dieu pour ceux qui ont fait du mal, si ce n’est pas direct, ça retombe sur la famille qui suit.

Tu aurais mieux fait d’écrire sur la famille Gagnon, sans cacher toutes les vérités, de la violence contrôlante de ton père aux agressions sexuelles de « titobé ». Ça aurait pu faire un bien meilleur article.

Ta cousine Sylvie W.

 

De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>

Sujet: re. article

 

Mais qui es-tu pour juger ainsi?

Je me rappelle mon oncle Philippe, un homme généreux et accueillant. Il m’a beaucoup aidée quand j’étais étudiante et il m’a même hébergée dans sa propre maison. Demande à ta mère, elle va le confirmer. Tu n’étais pas née encore à cette époque.

Je l’ai toujours aimé et admiré. Jamais je n’ai parlé contre lui. Tu me confonds sûrement avec certains de mes frères.

Il y a confusion ici : « tu voulais garder ton « standing » et camoufler la vérité… celle qui t’a fait faire de mauvais placements d’affaires, »…

De quel standing parles-tu? De quels placements d’affaires? Je n’ai jamais eu de haut standing social et je n’ai jamais fait de placements d’affaires, je n’ai même pas de REER. Vraiment tu hurles à travers ton chapeau sans connaissance de la personne à qui tu t’adresses.

Tu dis : « la vraie vérité, celle qui nous met tout nu devant le Seigneur et non nos pairs. »

Mais je suis toute nue devant Mon Seigneur. Je ne joue pas au riche, je suis plus pauvre que toi, j’ai à peine de quoi subsister. Jamais manqué de rien mais pas de superflu.

Tu ne m’as pas vue depuis plus de 40 ans, tu ne me connais absolument pas. Je ne comprends pas l’impertinence de ton jugement sévère à mon égard. Tu confonds tout ma belle Sylvie.

En ce qui concerne l’article auquel tu fais allusion, si tu as bien lu, il s’agit d’un passage assez court de ma vie. Et plus jamais depuis ce temps je n’ai méprisé les gens qui ont recours à l’Aide Sociale. Faut y avoir touché, ne fusse qu’un court moment, pour savoir ce que c’est. Oui, c’est vrai, j’ai critiqué un système, j’ai été frustrée par la lourde bureaucratie, rien de plus. Si j’avais attendu qu’on réponde à mon besoin, je serais encore là après 20 ans. Parce que cela s’est passé il y a 20 ans.

Du vrai Gagnon, dis-tu. Oui et j’en suis fière. Faut se battre dans la vie et non se laisser porter par le système.

Tu as élevé 45 enfants, dis-tu. Bravo. Mais tu étais payée pour le faire. Les familles d’accueil n’ont pas toutes bonne réputation. Mais ce n’est pas ton cas, j’en suis sure.

« cela a renforci le dédain que j’avais pour la famille Gagnon », affirmes-tu.

Eh bien moi, au contraire, je n’ai pas dédain des Watson. Libre à toi de vivre avec ta haine. Moi, j’aime bien les gens de la famille de ma mère et jamais je ne cracherai dessus comme tu le fais.

Question : C’est quoi ça? Agressions sexuelles de « titobé » ? Réponds-moi, je t’en prie.

Cordiales salutations

JEANNE

 

De: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>
À: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
Sujet: Re.re. article

Je critiquais ton article. Tu ne prends pas les critiques ? Tu as répondu phrase par phrase sans même répondre sur le fond. Où étais ta famille pendant ces temps durs ?

Tu parles de honte comme s’il n’y avait que toi à qui des malheurs arrivent.

tu hurles à travers ton chapeau sans connaissance de la personne à qui tu t’adresses.

Je ne hurle pas, je dis haut et fort que cela n’a pas de sens de se plaindre de même.

Tu ne m’as pas vue depuis plus de 40 ans, tu ne me connais absolument pas. Je ne comprends pas l’impertinence de ton jugement sévère à mon égard. Tu confonds tout ma belle Sylvie.

Que ce soit Ti-Pierre, Jean ou Jacques qui critique un essai bâclé, le jugement aurait pu être aussi sévère.

On ne t’a jamais dit que d’ajouter un adjectif devant le prénom d’une femme ou de madame devenait péjoratif? Tu peux donc garder ta « belle » Sylvie.

En ce qui concerne l’article auquel tu fais allusion, si tu as bien lu, il s’agit d’un passage assez court de ma vie. Et plus jamais depuis ce temps je n’ai méprisé les gens qui ont recours à l’Aide Sociale. Faut y avoir touché, ne fusse qu’un court moment, pour savoir ce que c’est.

80% des familles d’accueil ont recours au BS, on n’a pas de salaire. Encore là tu erres et tu juges. On n’est pas PAYÉS du tout pour garder les enfants, sinon on aurait des relevés de paie et droit aux avantages sociaux de monsieur et madame Tout-le-monde. On reçoit une compensation pour les soins de l’enfant, point. Rien pour nous. Le montant par jour n’attint pas le taux donné aux garderies. Les sports, les sorties scolaires, etc… etc… avec 12$-13$ par jour, on n’arrive pas. Les familles d’accueil le font avec leurs deniers. C’est faux et injuste « tant qu’on n’y a pas touché » comme tu dis, de prétendre qu’on peut s’enrichir ou même survivre avec ça.

Oui, c’est vrai, j’ai critiqué un système, j’ai été frustrée par la lourde bureaucratie, rien de plus. Si j’avais attendu qu’on réponde à mon besoin, je serais encore là après 20 ans.

Tu es arrivé face au système avec des préjugés et c’est cela qui t’as donné une vision déformée de ce que le système est. On n’a pas besoin de baisser la tête pour avoir des services. J’y suis allée il y a vingt ans et plusieurs fois après. J’y suis allée cependant avec mon orgueil de côté et avec la seule pensée qu’il fallait que je survive avec les miens.

Les familles d’accueil n’ont pas toutes bonne réputation. Mais ce n’est pas ton cas, j’en suis sure.

Mesquinerie.

Eh bien moi, au contraire, je n’ai pas dédain des Watson. Libre à toi de vivre avec ta haine. Moi, j’aime bien les gens de la famille de ma mère et jamais je ne cracherai dessus comme tu le fais.

De quossé ? On ne répond pas sur les incidents lors de la mort de mamie ? C’est bien certain que tu n’as pas dédain ou haine whaterver des Watson, surtout de ma famille. Nous, on n’a pas fouillé les affaires d’une trépassée encore tiède. Mon père avait renié ses sœurs fouineuses, j’ai gardé son souvenir et maintenu ses valeurs.

Là, avec la lecture, je m’aperçois qu’ils n’ont pas changé. Un te traite de tout-nue et le reste ne t’aide pas plus dans la dèche… au plus fort la poche, n’est-ce pas ?

Question : C’est quoi ça? Agressions sexuelles de « titobé » ? Réponds-moi, je t’en prie.

Tab… secret de polichinelle. Déjà quand on était petite il nous taponnait dans les réunions de familles, on avait de cesse, nous les cousines, de se sauver de lui… pis plus tard les grands, quand ils croyaient qu’on n’entendait pas, parlaient de son attirance trop poussée vers les petits, ce qui l’a emmené en exil, jusqu’en Afrique ou whaterver pour l’éloigner du mal.

Encore là on l’a ramené pour des motifs semblables… Faque on jouera pas à l’autruche, n’est-ce pas ?

Pourquoi des salutations cordiales après ces dyatribes ?

« Ben voilà quoi » le fait qu’on puisse juger certains trucs merdiques est déjà un événement en soi… y’a tellement de trucs dont on ne dit rien. Le pire ennemi de la critique ce n’est pas la dyatribe, c’est l’indifférence. 

Sylvie

 

De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>

Sujet: Re. Re. re. article

Bonsoir Sylvie.

J’accepte la critique. Je sais que ce n’est pas une œuvre d’art. Mais tu ne critiques absolument mon style d’écriture, ni la forme, ni le fond, rien de l’article en question.

Mais tu m’attaques personnellement et mon mari et mes enfants. L’article n’est qu’un prétexte. J’y ai répondu. C’est vrai que j’ai eu honte d’avoir été obligée de recourir à ce service et j’aurais encore honte aujourd’hui. Mais mon mari, moi, n’a pas été obligé de cultiver du pot et d’en vendre pour subsister.

Je ne me plains pas, je rapporte des faits qui se sont produits. J’ai été tourmentée, inquiète, frustrée, mais je ne me suis jamais plains.

Où était ma famille pendant ces temps durs ? disparue. Ils m’ont tous reniée. C’est pourquoi encore aujourd’hui je me tiens loin d’eux.

Mes enfants étaient encore aux études, ils ne pouvaient donc pas m’aider.

La dernière fois que je t’ai vue Sylvie, c’est en 1959, sur la rue Clark, juste au Nord de Henri-Bourassa, tu avais environ 3 ans et tu étais belle.

C’est pourquoi j’ai écrit « belle » Sylvie.

On ne répond pas sur les incidents lors de la mort de Mamie ? Je ne sais pas de quoi il s’agit. Je sais qu’il y a eu un procès. Lorsqu’elle est décédée j’habitais en Abitibi et ça ne me regardait pas.

Quand on était enfant il nous taponnait dans les réunions de famille… Qui ça ?..

Dénonce-le à la police. Pourquoi avoir attendu plus de 40 ans ? … l’ont emmener en exil en Afrique… J’connais personne qui soit allé en exil en Afrique.

Pourquoi ces salutations cordiales après ces diatribes ? Je salue toujours les gens de cette façon à la fin de mes courriels.

Alors, les informations que tu as reçues nous concernant étaient tout à fait erronées. Continue à écouter les ragots de Ti-Pierre, Jean, Jacques, si cela t’enchante.

Il y a des mauvaises langues dans toutes les familles, tu sais. Mais cela n’a aucune importance d’où ça vient. Ça me coule comme l’eau sur le dos d’un canard.

Je ne dénigre personne : la médisance et la calomnie ne sont pas dans mon « bag ». Dans le tien, peut-être, mais pas dans le mien.

Cordiales salutations.

JEANNE.

 

De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>

Sujet: rectificatif

 

Bonjour Sylvie.

(sans adjectif avant pour ne pas être péjoratif)

Après informations auprès de qqun au courant de la dite affaire, je tiens à apporter le rectificatif suivant :

En ce qui a trait au fameux procès, il y a eu conflit entre Jacques Parent (Orise) et Philippe Watson (ton père). Mon frère Claude y a assisté et a été appelé à témoigner. Je n’en sais pas plus car il est tenu au secret professionnel. Mais il n’y avait aucun Gagnon impliqué dans cette affaire.

FIN DE LA CORRESPONDANCE
Cordiales salutations.

JEANNE

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Protection

Je voulais vous raconter une grande grâce et protection reçue samedi soir. Il était 19 heures et, réalisant qu’il me manquait beaucoup d’aliments dans mon garde-manger, je suis partie à contre-coeur pour aller faire mon marché, car ça ne me tentait pas du tout. Et, de plus, il est hors de question de faire mon épicerie et mes commissions le dimanche.

J’ai pris un raccourci et, arrivée à un feu de circulation, j’ai vu des ambulances et des policiers: il venait d’y avoir un grave accident impliquant trois véhicules. Le coeur m’a serré et je me suis mise tout de suite à prier pour que la Sainte Vierge et Jésus viennent en aide à ces pauvres gens. J’ai récité des «Je vous salue, Marie» En continuant mon chemin jusqu’à l’épicerie, je remerciais la Sainte Vierge de me protéger et d’avoir toujours veillé sur moi durant de si nombreux voyages.

Après avoir fini mes achats, j’ai repris la route et je conduisais sur un boulevard très achalandé. Arrivée au feu de circulation où je dois tourner à gauche, j’ai été prise de confusion... je voyais que la lumière était verte et qu’il n’y avait aucun véhicule venant en sens opposé, donc je pouvais tourner sans problème, mais j’étais comme paralysée. Ma tête me disait: «Tourne! Tout est beau!» Mais, physiquement, j’étais incapable d’avancer tellement j’étais confuse... Mon attention a été attirée vers la droite: j’ai regardé et j’ai vu une grosse automobile arrivant à vive allure et passant sur la lumière rouge. La voiture allait à une vitesse folle et je l’ai regardée passer, n’en croyant pas mes yeux...

Et en plus, très mystérieusement, il n’y avait aucun véhicule passant dans le sens opposé, et pourtant c’est un boulevard très achalandé. S’il y avait eu un accident, j’aurais été la seule impliquée... avec quel impact!!! à cause de la vitesse folle de l’automobiliste. Je ne crois pas que j’aurais pu survivre, ou j’aurais eu de très graves séquelles.

MERCI! à la Bonne Vierge Marie de m’avoir protégée et d’avoir protégé tous les autres automobilistes qui auraient pu si facilement être impliqués dans un accident. Tout ceci semble long en l’écrivant, mais cela s’est passé en quelques secondes...

Je n’ai pas été capable de le raconter à mon mari en rentrant à la maison, je le lui ai dit le lendemain en me préparant pour la messe.

                                  Diane Pelletier-Prévost
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Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

Laissez-moi vous dire qu’on arrive là, pis qu’elle passe en premier. J’avais tellement hâte de voir si j’étais pour sortir de là en apprenant enfin quelque chose. Elle m’a fait les cartes, le tarot, la clairvoyance. Mais c’est quand elle est arrivée aux lignes de la main qu’elle m’a dit :

-         Madame, je n’vous connais pas, mais pourquoi transportez-vous des handicapés dans vos mains ? Pourquoi vous ne vous servez pas de votre don ?

-         Quel don ?, que je dis.

-         Mais ma pauvre dame, vous êtes pourvue d’un grand don, vous êtes porteuse d’un don très fort de guérison des malades.

-         Oh boy !

Là j’ai su que je venais de trouver ce que je cherchais depuis tant d’années. C’est comme si elle m’avait mis une assiette sur la tête, tapé dessus pour me faire éclater la cervelle. C’est comme si ç’avait fait : Pichchchchou…

            Alors j’ai senti comme un défoulement, comme c’est pas possible. J’me sentais assez souple d’avoir eu ce défoulement-là que j’aurais pu retourner chez moi en volant. J’étais tellement heureuse, mais heureuse. Vraiment je sentais que c’était ce qui me manquait depuis tant d’années.

            Je suis allée dans mon salon où j’avais commencé un p’tit coin chapelle. Juste un cadre, que j’avais eu de mon frère et qui venait de nos grands-parents. Un cadre de la Sainte Vierge qui a Jésus dans ses bras après qu’ils l’ont eu descendu de la croix. Me suis agenouillée et j’ai dit :

-         Seigneur Jésus, si c’est vrai que tu m’as choisie pour guérir les malades avec mes mains, pour prier sur les malades, tu mérites que je te fasse une belle chapelle. Donne-moi la possibilité d’acheter tout ce qu’il faut et je te promets de faire une belle chapelle. Et dans cette chapelle, je travaillerai avec amour et avec cœur. Je vais attirer beaucoup de monde ici pour te prier. Permettez-moi de vous dire ici que tout entrait dans la maison comme un charme. J’avais toujours l’argent nécessaire pour monter ma belle chapelle que je désirais depuis tant et tant d’années. J’me suis fait vraiment une belle chapelle. Puis beaucoup de monde vient prier. On entre vingt-cinq personnes dans ma chapelle.

Le monde aime à venir suivre le Mois de Marie, le Mois du Rosaire, le Mois du Sacré-Cœur, le Mois de Saint-Jude, le Mois des morts. Tout ce qu’on peut faire dans une chapelle. Et j’ai vraiment un bon groupe d’amis qui se sont remis à la prière. Ils ne s’en cachent pas pour le dire. C’est formidable. Je suis sure que le Seigneur est heureux et content de nous, parce qu’il nous exauce énormément.

Là, je l’ai trouvé mon chemin et je sens que c’est ma vie. Prier, vivre avec Jésus et Maman Marie. C’est vraiment formidable et j’en suis très heureuse.

Voici mon horaire de prière : je me lève à cinq heures et je prie jusqu’à sept heures. Là, je lève ma fille pour qu’elle aille à son école, elle va à l’école pour handicapés. Ensuite, de midi à une heure et demie, c’est le rosaire et le chemin de croix. De trois heures à trois heures et demie, de six heures à sept heures et demie, et avant de me coucher, ce sont les prières à diverses intentions. Parce qu’on m’en confie beaucoup. On dirait qu’on m’appelle toujours à la prière.  Puis je prie sur les malades, souvent. Plusieurs ont été soulagés.

Dans ma chapelle, j’ai tout, tout, tout : le calice, le ciboire, l’ostensoir, le luminaire, la patène, les stations du chemin de croix, le beau crucifix des cinq plaies, les illustrations des mystères du rosaire. J’ai vraiment tout ce qu’il faut pour offrir les prières avec amour.

Un jour, alors que je faisais mon chemin de croix, debout et les bras en croix, environ un mois après que j’avais fini ma chapelle, rendue à la onzième station, je reçois dans la main droite un de ces coups de clou; j’vous mens pas, mon bras en a fait un saut. J’ai pas eu de mal, mais à la place où je sentais entrer le clou, c’était engourdi.

Au deuxième chemin de croix de la même journée, rendue à la même station, je reçois le même coup de clou, mais dans la main gauche. Et à l’autre chemin de croix, ce sont mes pieds qui ont reçu les coups de clou. J’ai vraiment été saisie de tout ça …

Le lendemain matin, à la même station, je sentais passer dans ma main droite un tampon de ouate avec de l’huile qui adoucissait mes plaies. Et au chemin de croix suivant, ça été la main gauche, puis mes pieds. Là j’ai dit :

-         Je ne rêve pas, c’est du réel que je vis là.

Alors j’ai demandé à Jésus crucifié :

-         Seigneur, pourquoi me passes-tu des tampons de ouate sur mes plaies ? C’est-tu parce que je suis une femme ?

-         Oui, qu’Il m’a répondu.

-         Mais Seigneur, j’aurais été capable d’endurer ça sans être huilée. Toi, quand ils t’ont crucifié, y t’ont pas huilé. Y t’ont laissé souffrir. Pourrais-tu me laisser faire ma part aussi ? Puisque tu m’as vraiment choisie pour travailler pour toi, laisse-moi faire ma part.

Vous savez que je le comprends, que je l’entends et qu’on communique beaucoup Lui et moi. Aussi avec Maman Marie. On se comprend très bien. Ils me parlent tellement fort…

      Il est tellement bon ce cher Seigneur. Je vous dis qu’il est bon de vivre avec Lui, très bon. On ne voit plus les troubles, on ne voit plus les nuages noirs. Tout se passe bien. La vie est belle, malgré la pauvreté. C’est juste pour manger mon pain trois fois par jour. Mais je me sens riche, riche, riche, comblée de spirituel et d’amour pour les autres.

-         Merci Seigneur.

J’aimerais que ma demande d’adhésion à votre sainte œuvre l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, soit acceptée et je vous invite, tous et toutes, à venir faire un tour à ma chapelle.

C’est à Ferme-Neuve, dans les Hautes-Laurentides.

Demande acceptée

……………………………………………….

Grenouillage

 

Drrrrring…. Drrrrring…. Drrrrring….

-         Allô!

-         Bonjour Jeanne, c’est Mariette. Ça va ?

-         Ah oui! Ça peut aller.

-         Pis Graziella ? Elle qui déteste l’hiver, est pas allée en Floride c’t’année ?

-         Bin non! Elle a dit : j’ai jamais aimé l’hiver mais madame Walter reste à la maison des pèlerins alors j’vais rester avec elle.

-         Mais elle aimerait mieux qu’elle s’en aille.

-         J’comprends.

-         En tous cas, on peut juste prier pour elle.

-         Ouais! C’est tout c’qu’on peut faire pour elle.

-         Moi, j’prie pour elle à tous les jours.

-         Pis, comme ça, ils t’ont envoyé une lettre ?

-         Oui.

-         Alors ?

-         Y paraît qu’il y a une publicité qui aurait parue dans le Journal de Montréal. As-tu vu ça ?

-         Ouais! Paulette Simoneau en a mis une aussi dans la Tribune de Sherbrooke, dans le Nouvelliste de Trois-Rivières. Et il y en une aussi dans Le Soleil de Québec, y paraît.

-         Ah oui!

-         Alors là, ils sont… ils sont… ils sont bien… e… e… tu comprends qu’ils sont tout à l’envers là. Mais comme de raison, ça me passe sur le dos. Mais j’y suis pour rien. J’le savais même pas. Tout a été fait à mon insu.

-         Ah oui ?

-         Je l’ai appris par d’autres.

-         Ouais!… il est question de tu sais quoi, de ce que tu as déjà dit… concernant la publicité. Pas de publicité, ni à la radio, ni dans les journaux. C’est ça ?

-         On va se ramasser avec un tas de curieux pis d’indésirables avec tout ça. Tu sais comment sont les journalistes…

-         Ouais!

-         D’un côté faut vivre pis de l’autre… bin…

-         C’est que sans publicité, ça marche pas. Faut annoncer nos activités pour avoir du monde. Seulement c’est parce que…

-         En tous cas, quand on sera face à face, on en causera plus longuement. Évidemment c’est un problème assez sérieux.  De la publicité, on en a besoin un peu mais faudrait bien qu’elle se mette la tête sur les épaules la Paulette pis qu’elle écoute un peu. Mais a veut pas écouter…

-         Ah bon!

-         Si elle écoutait… mais elle a pour son dire que tout le monde veut ronner pis c’est elle qui veut ronner. Ça fait que… que veux-tu ? ça lui a coûté une fortune pour ces parutions; elle s’est mise un paquet de monde à dos et ça n’aura pas l’impact que ça aurait dû avoir. Va falloir qu’elle écoute la Paulette …

-         Pis tu disais que la place n’est pas prête…

-         La place n’est pas prête en effet, absolument pas… Pis deuxièmement… e…  e… elle fait paraître des annonces à la fin de la saison. C’est absolument nul.

-         Ouais!

-         À la fin de la saison comme ça, y a pu personne d’intéressé. Là tout le monde veut rentrer chez eux pour préparer l’automne et pis ce sont les nouveaux programmes de télévision qui commencent. Les gens ne viennent plus dans des soirées ou des réunions. Ils ont la fièvre vers le mois d’avril ou mai. Là ils sont en fièvre et ils veulent des activités pour l’été. Là ça pogne. C’est bin effrayant comment. Ça fait que là je dis que c’est trop tard. Je lui ai dit : premièrement que c’était trop tard et deuxièmement qu’elle ne devait pas le faire sans approbation du conseil d’administration. Elle m’a envoyé chier pis a dit : vous en avez de l’argent vous, alors vous le ferez toute seule à l’avenir. Pis là, elle s’est mise à sacrer après moi comme une vraie déchaînée des enfers. A sacre elle, c’est pas possible comment.

-         Ah bin! J’l’ai jamais entendue.

-         Mais elle sacre assez c’te femme là, ça pas d’bon sens. Toute la sacristie y passe en pas grand temps.

-         Mais qu’est-ce qu’elle fait dans notre groupe de servantes de Marie, elle ? Une servante de Marie qui blasphème…

-         Sais pas. Va falloir y voir.

-         Elle vient là…  pis par en arrière…

-         Ouais! On va s’en occuper.

-         N’empêche que l’Association a bien fait d’envoyer une lettre de convocation à tout le monde…

-         Pas tant que ça… mais c’est comme j’ai dit, … j’ai dit que je n’irai pas si madame Dugré est là… parce que tu n’peux pas placer un mot si elle est là. Et pis la Paulette , c’est la même chose. Font une belle paire toutes les deux… Vont très bien ensemble.

-         Tu peux le dire.

-         Une pute pis une sacreuse…

-         Tu peux le dire.

-         Parce que… qu’elle est persuadée que… que… qu’on la comprend pas. Mais j’pense plutôt qu’elle a une personnalité double, sais pas mais… Les autres, j’suis bin d’accord mais pas ces deux-là. J’irai pas si elles sont là.

-         Mais c’est toi la présidente…

-         J’irai pas si elles sont là.

-         Madame Dugré, t’as qu’en pas en faire de cas.

-         C’est pas ça l’idée. C’est qu’elle m’a fait une guerre épouvantable cette année. Elle s’est partie son propre groupe de prières et essaie de nous court-circuiter. J’ai eu l’occasion d’en parler avec une tierce personne et même Graziella est rendue sans connaissance. Elle la voit agir, tsé… Est rendue jusqu’à dire que j’ai une secte. Elle dit aux gens de ne plus venir ici mais d’aller plutôt chez elle.

-         Faudrait pas se nuire comme ça.

-         C’est bin certain. Mais c’est à elle qu’il faudrait dire ça. Mais n’empêche pas qu’une femme de son groupe est allée jusqu’à l’évêque pour savoir qu’est-ce que je faisais. Y a même un évêque auxiliaire qui est venu ici, dans ma chapelle, incognito. Pour fouiner. Ça ennuie l’évêque ces affaires-là. C’est toutes des affaires qui le chicotent. C’est très… très…

-         Dans toutes les associations ou groupements il y a des choses semblables. C’est pas juste chez-nous que ça arrive.

-         C’est sûr mais ce n’est pas agréable pour ceux qui en sont les victimes. Ça fait que moi j’ai dit : partout où madame Dugré sera, moi j’y serai pas. J’ai averti les Pères du Sanctuaire. Je leur ai dit : quand vous ferez une célébration ou une réunion, si a yé j’y s’rai pas. Et j’ai dit à Graziella : si monsieur Larivière fait une réunion, bin moi, si madame Dugré est là, c’est bin d’valeur mais j’irai pas. Mais j’penserais pas qu’il l’invite parce que lui aussi commence à en avoir soupé d’elle.

-         Moi, je te dirais : viens quand même et, même si elle t’adresse pas la parole …

-         Ah non! Si elle est là, j’irai pas. Non, j’courrai pas après. J’ai assez de problèmes de même, j’ai assez d’ennemis, j’ai assez d’ennuis, j’courrai pas après d’autres. Ça c’est sûr et certain. J’irai pas.

-         C’est comme tu voudras.

-         Bon, faut que je te laisse maintenant, y a ququ’un qui arrive.

-         O.K. Bye.

-         À la prochaine.

-         Bye.

……………………………………………..

 

Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

L’exorcisme

 

                        Drrrrrrring….(message sur répondeur)

- Satan, cette hideuse vipère, est en rage contre nous mais cette croix de feu dévorante dont Notre Père a si profondément marqué notre cœur ne cesse en aucun moment de fortifier notre foi dans son divin Fils. Plus le malin s’agite, plus Elle multiplie ses merveilles. Avé Maria. Donnez votre message.

                        Biiiiiiiiiiiiiiiip………

- Bonjour Jeanne, c’est Marguerite. Serai présente samedi.

                        Biiiiiiiiiiiiiiiip………

- Bonjour, c’est Mariette. Y serai samedi pour la cérémonie.

                        Biiiiiiiiiiiiiiiip………

- Madame la présidente, c’est Gertrude. Je serai là samedi.

                        Biiiiiiiiiiiiiiiip………

- Bonjour, nous serons là, Dorilla et Raoul.

                        Biiiiiiiiiiiiiiiip………

Et Yvette,

Jeannine, Louison, Patrice,

Jean-Marc et Nicole, Ernest et Alice

Et plusieurs autres.

            Ils seront là, à la chapelle des Saintes Guérisons de Sainte-Adèle, pour la cérémonie d’exorcisme. Une des membres est possédée du démon. Faut la délivrer. Jeanne les a convoqués. L’heure est grave.

……………………………………………..

            Dix heures moins cinq. La plupart des gens sont arrivés et se sont mis en prière. L’atmosphère est tendue. Tout à coup, la porte claque; c’est Madeleine. Elle a l’air effrayée, apeurée, effarouchée même. Le prêtre, invité pour présider cette cérémonie hors de l’ordinaire, s’approche d’elle et dit tendrement :

- Bienvenue à toi, mon enfant. Nous t’attendions.

- C’est toé l’curé icitte câlisse ?

- Oui, je suis prêtre de Jésus-Christ.

- J’voudrais un verre d’eau…

- Avec plaisir. Entre.

- De l’eau bénite, hos… tab… câl… de St-Cib…

            Oh! Surprise!… Ce n’est pas tous les jours qu’on entend un tel langage dans un lieu de prière. Tous les yeux sont tournés vers l’arrière de la chapelle. La porte s’est refermée. Madeleine attend avec impatience, tournant en rond comme un lion en cage. Puis, dès qu’elle aperçoit le prêtre sortant de la sacristie, un verre d’eau à la main, elle se met à blasphémer et à hurler toutes sortes d’insanités en faisant des gestes indécents. Dans une chapelle, ce n’est pas coutumier.

            Le prêtre dit aux gens :

- Mettez-vous en prière.

Il n’a pas fait trois pas dans sa direction qu’elle commence à frapper sur les bancs et sur les murs. Elle sort en courant et continue sa crise sur le perron, puis sur la pelouse. Elle se roule par terre en portant les mains à son sexe. Des passants s’arrêtent pour voir ce qui se passe.

            Bientôt une dizaine de personnes sont massées devant la chapelle, regardant cet énergumène qui continue à blasphémer et à crier des grossièretés. Elle frappe à grands coups de poings et de pieds dans la porte puis se roule sur le perron de ciment en simulant un orgasme. Des gens s’approchent pour essayer de la raisonner mais sans succès. Elle hurle davantage et fait des menaces à ceux qui s’approchent trop près.

            À l’intérieur, les Avé Maria se succèdent, sous la direction de madame la présidente. Puis le prêtre demande d’aller chercher la possédée. Ils doivent s’y mettre à quatre hommes pour la maintenir et la rentrer dans la chapelle.

            On commence l’exercice religieux :

Prêtre : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Tous :              Amen.

                        ( à genoux )

Prêtre :             Au nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, par l’intercession de l’Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, de Saint-Michel Archange, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints, nous entreprenons avec confiance de repousser les attaques et les ruses du démon.

( debout )

Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dispersés et que fuient devant Lui ceux qui le haïssent.

( signe de croix )

Tous :                          Comme la fumée s’évanouit, qu’ils disparaissent; comme la cire fond devant le feu, que périssent les pécheurs devant la face de Dieu.

Prêtre :             Voici la croix du Seigneur, fuyez puissances ennemies.

Tous :               Que votre miséricorde, Seigneur, soit sur nous.

Prêtre :             Nous t’exorcisons, esprit immonde, qui que tu sois, puissance satanique, invasion de l’esprit infernal, légion, réunion, secte diabolique, au nom et par la vertu de Jésus-Christ, Notre-Seigneur, sois arraché et chassé de l’Église de Dieu, des âmes créées à l’image de Dieu et rachetées par le Précieux Sang du Divin Agneau. Désormais, tu n’oseras plus, perfide serpent, tromper le genre humain, persécuter l’Église de Dieu, ni secouer et cribler, comme le froment, les élus de Dieu. Il te commande, le Dieu Très Haut, auquel dans ton orgueil tu prétends encore être semblable, Lui qui veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à la connaissance de la vérité. Il te commande …

            La femme rampe sur le plancher comme un serpent et chaque fois qu’elle passe devant le crucifix que tient le prêtre elle grogne comme un chien enragé.

… Dieu le Père, Il te commande Dieu le Fils, Il te commande Dieu le Saint-Esprit. Il te commande le Christ, Verbe éternel de Dieu fait chair qui, pour le salut de notre race, perdue par ta jalousie, s’est humilié et rendu obéissant jusqu’à la mort, qui a bâti son Église sur la pierre solide et promis que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, voulant demeurer avec elle tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles. Ils te commandent le signe sacré de la Croix et la vertu de tous les mystères de la foi chrétienne. Elle te commande, la puissante Mère de Dieu, la Vierge Marie qui, dès le premier instant de son Immaculée Conception, par son humilité, a écrasé ta tête trop orgueilleuse. Elle te commande, la foi des Saints Apôtres, Pierre et Paul et les autres. Ils te commandent le sang des Saints Martyrs et la pieuse intercession de tous les Saints et Saintes.

Tous :  Que votre miséricorde, Seigneur, soit sur nous.

Prêtre :             Or donc, dragon maudit et toute ta légion diabolique, nous t’adjurons par le Dieu vivant, par le Dieu Vrai, par le Dieu Saint, par le Dieu qui a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la Vie éternelle; cesse de tromper les humaines créatures et de leur verser le poison de la damnation éternelle; cesse de nuire à l’Église et de mettre des entraves à sa liberté …

            La femme bave et se met à vomir. On la conduit aux toilettes. Au simple toucher du prêtre, elle hurle comme si on la piquait au fer rouge et se remet à vomir de plus belle. C’est rendu noir. Puis les menstruations surviennent. Un flot de sang sur le plancher de bois franc.

… Va-t’en Satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi du salut des hommes. Cède ta place au Christ, en qui tu n’as rien trouvé de tes œuvres; cède ta place à l’Église, une, sainte, catholique et apostolique, que le Christ Lui-même a acquise au prix de son sang.

Tous :  Que votre miséricorde, Seigneur, soit sur nous.

Prêtre :             Humilie-toi sous la puissante main de Dieu, tremble et fuis à l’invocation, faite par nous, du saint et terrible Nom de Jésus, que les enfers redoutent, à qui les Vertus des cieux, les Puissances et les Séraphins louent sans cesse dans leurs concerts en disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu des armées.

Tous :               Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de l’Univers. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux.

Prêtre :             Seigneur, exaucez ma prière.

Tous :               Et que mon crie s’élève jusqu’à vous.

Prêtre :             Prions.

Dieu du ciel, Dieu de la terre, Dieu des anges, Dieu des archanges, Dieu des patriarches, Dieu des prophètes, Dieu des apôtres, Dieu des martyrs, Dieu des confesseurs, Dieu des vierges et Dieu qui avez la puissance de donner la vie après la mort, le repos après le travail, parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous et qu’il ne peut y en avoir si ce n’est que vous, le Créateur de toutes choses visibles et invisibles, dont le règne n’aura pas de fin; avec humilité nous supplions votre glorieuse Majesté de daigner nous délivrer puissamment et de nous garder sains de tout pouvoir, piège, mensonge et méchanceté des esprits infernaux.

Par le Christ Notre Seigneur. Amen

Tous :              Amen

Prêtre            Des embûches du démon.

Tous :              Délivrez-nous Seigneur.

Prêtre :            Accordez à votre Église la sécurité et la liberté pour vous servir, nous vous en supplions.

Tous :              Exaucez-nous Seigneur.

( Le prêtre asperge d’eau bénite l’endroit

et la femme étendue par terre )

Prêtre :             Sors de cette femme, Satan.

                        Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Tous :              Amen.

Madeleine repose calmement sur le plancher,

libérée.

……………………………………………..

 

Demande d’adhésion

Demande d’adhésion de madame Louiselle Marin :

« Pour tous ceux et celles qui m’écoutent…

            Permettez-moi de vous entretenir quelques minutes sur cette petite cassette pour vous prouver que mon spirituel est un don que Dieu m’a fait à ma naissance. Ce n’est pas une dépression, comme certains le prétendent. J’ai toujours caché mon spirituel, pour plaire à ma maman. Elle ne voulait pas que j’attire l’attention du monde, que je passe pour une sainte Nitouche et que je fasse rire de moi. Écoutez bien ce que j’ai à vous dire.

            La confiance que j’avais en Notre-Seigneur-Jésus-Christ et la foi que j’avais en Lui, dès l’âge de six ans, prouvent que c’est là un don de Dieu. Aimer le Seigneur et avoir foi en Lui, voilà mon spirituel.

            Disons d’abord que je suis la première fille d’une famille de sept enfants, la troisième de la famille. Je suis le premier vrai cadeau à ma maman, puisque je suis née le jour de sa fête, en 1950.

            J’ai un de mes frères qui s’est fait frapper par une automobile. Ce fut un très grave accident. Il a été neuf jours dans le coma. Il avait une jambe cassées en deux bouts et une fracture du crâne. Les médecins lui ont enlevé une tasse de sable qui était entré dans sa blessure. Laissez-moi vous dire qu’il n’en menait pas large.

            Et quand maman est arrivée à la maison et nous a conté ça, ah!, laissez-moi vous dire que j’ai pris ça à cœur, malgré mon jeune âge. Je suis montée dans ma chambre, près de mon lit, à genoux, en pleurant, mes deux petites mains jointes, j’ai demandé au Seigneur :

-         Seigneur, donnez-nous notre petit frère en très bonne santé. S’il a des souffrances à supporter, durant qu’il vivra, donnez-les à moi. Je suis plus forte que lui pour supporter les souffrances.

Et nous avons été exaucés. Le Seigneur nous a redonné notre petit frère en bonne santé. Il a toujours gagné sa vie, il s’est marié et a eu deux enfants. Ça toujours bien été pour lui. Mais moi, j’ai eu beaucoup de souffrances, de troubles, de peines, de nuages noirs. Mais j’avais Dieu dans mon cœur ainsi que la Sainte Vierge Marie.

            Elle m’a toujours aidée à traverser les épreuves. Le temps que j’étais malade, que j’avais des opérations, je me disais : si cette maladie est pour mon frère, je l’accepte très volontiers, parce que je vous l’ai demandée, Seigneur. Si cette maladie est pour moi, si c’est pour ma part, je l’accepte aussi, parce que je l’ai demandée. Et je disais :

-         Merci Seigneur. J’aime mieux souffrir, moi plutôt que lui. Si je le voyais souffrir, j’aurais beaucoup de peine. Merci Seigneur.

Je me disais alors : le Bon Dieu m’a exaucée. Il m’a donné mon petit frère. J’étais très heureuse de ça malgré mes souffrances, mes peines, mes troubles et mes nuages noirs.

            Quand j’ai eu neuf ans, nous avons déménagé du village vers une ferme dans un rang de campagne. Il y avait une douzaine de familles dans ce rang-là. Cette année-là, les grandes fièvres sont arrivées. Beaucoup de personnes ont été malades; beaucoup sont mortes. Rares sont ceux qui venaient à bout de s’en sauver. La dernière famille du bout du rang, où il y avait l’homme, la femme et deux petits enfants, était à peu à un mille de chez-nous. Ils étaient très malades. Et notre tante qui était âgée aimait beaucoup aller rendre service aux malades. Mais là, ça faisait exprès, elle venait juste d’être opérée dans une cuisse pour un cancer. Donc elle n’était plus capable de marcher et ne pouvait pas rendre secours à personne. Quand j’ai vu ça, j’ai dit à maman :

-         Ça me tente d’y aller, moi, travailler chez madame Morin. Lui pis elle sont au lit pis les deux petits enfants sont tout seuls. Ma tante ne peut pas y aller, elle a été opérée…

Maman m’a dit :

-         Non, ma fille, t’es pas pour aller là, tu vas nous rapporter les fièvres pis c’est nous autres qui allons mourir.

J’ai répondu alors :

-         Non, maman, si on rend service à la famille, le Seigneur ne nous punira pas. Il va nous aider plutôt pour pas qu’on ait les fièvres, ni nous, ni personne de la famille. Laissez-moi y aller. Suis pas capable de les laisser de même, les petits enfants tout seuls, le papa et la maman au lit

Maman ne voulait pas. Ça fait que… c’était plus fort que moi. Dans mon cœur, ça m’attirait là. Alors j’ai dit :

- J’y vais. J’veux pas avoir de peine de les laisser souffrir de même sans rien faire. J’m’en repentirais le reste de ma vie.

Ma mère a dit :

-         Cosséqu’ tu vas faire pour avoir du linge propre ? Hein ? Tu vas nous apporter tout ça icitte ?

-         Non, je viendrai au boutte de la maison pis je vous crierai pis vous m’enverrez du linge propre par quelqu’un. Alors j’entrerai pas dans la maison.

Ça fait que j’y suis allée. J’ai travaillé là environ un mois. Et finalement, tout en faisant l’ouvrage de maison, je demandais au Seigneur pis à la Sainte Vierge de m’aider et de ne pas me donner les fièvres, pour que je fasse ça comme une grande fille, de prendre soin du monsieur pis de la madame.

J’ai été bien exaucée. La femme me disait quoi faire : la nourriture, le lavage, le petit entretien. Et je réussissais. Je venais à bout de prendre soin des autres pis je demandais au Seigneur de leur donner la santé pour qu’ils puissent reprendre leur besogne. Et puis je suis retournée retrouver ma famille. Le papa et la maman ont eu la santé, moi, j’ai gardé la mienne et tout le monde était heureux.

Faut dire que ma mère aussi a beaucoup prié. Ça fait que nous avons tous été exaucés. C’était vraiment formidable. J’ai dit :

-         Merci Seigneur.

Et ma maman aussi. Et, j’en suis sure, la famille Morin aussi.

            Quand j’ai eu douze ans, nous avons perdu notre papa. Mais il n’est pas mort des fièvres, lui, il est mort d’un cancer à l’estomac. Nous sommes revenus au village. Et là, j’avais dans mon cœur d’enfant, eh!… Y m’semblait que… que j’aimais la vie religieuse.

            J’ai connu, très jeune, mes deux grands-mères et une de mes tantes, qui portaient toujours des robes longues. C’est beau des robes longues. Je rêvais de porter des robes longues quand je serais grande. Toujours des robes longues. Mais moi, elles vont être bleues, comme la robe de la Sainte Vierge. Ça va être bien plus beau. Et aussi j’aimais le voile. Le voile pis la robe longue. J’ai toujours eu ça dans le cœur.

            Moi, ma vie, ça va être chez les religieuses, que je me disais. J’vais toujours avoir un voile et une robe longue. J’ai demandé à maman pour y aller. Au début, elle ne voulait pas, disait qu’était pas capable, qu’avait pas d’argent. Et je savais que c’était vrai. On n’était pas riche.

            Donc, une idée qui me prend, d’aller voir monsieur le curé, notre bon curé de la paroisse, après l’école. Et je suis allée conter ça à monsieur le curé. Sais pas pourquoi j’ai eu cette idée. J’m’l’demande encore. Il m’a dit :

-         Tu es sure de ça, mon enfant, que t’aimerais aller chez les religieuses ? Au couvent ?

-         Ah oui!, monsieur le curé. J’adorerais ça, moi, d’aller chez les religieuses au couvent.

Il a pris de l’argent pis me l’a donné en disant :

-         Perds pas ça. Va trouver ta maman, donne-lui ça et dis-lui que c’est l’argent pour t’en aller au couvent.

Alors je m’en vais à la course jusqu’à maison pis je présente ça à maman .

-         Ousque t’as pris ça c’t’argent-là ?

-         C’est monsieur le curé qui me l’a donné pour aller au couvent chez les religieuses.

Elle ne voulait pas me croire. Alors elle s’est habillée et m’a prise par la main. Et on est retourné au presbytère pour demander à monsieur le curé si c’était vrai.

-         Oui, qu’il a répondu. Elle a vraiment le cœur d’aller au couvent. Alors pourquoi lui refuser ? Et puis j’ai deux religieuses d’ici qui vont l’accompagner jusqu’au couvent.

Elle a accepté.

            Dans la semaine suivante, deux religieuses de Ferme-Neuve, c’est dans les Hautes-Laurentides, m’ont accompagnée et je suis entrée au couvent à Lachine, chez les Sœurs Sainte-Anne.

            J’étais heureuse mais, mon Dieu, que je me suis ennuyée les trois premiers jours. J’n’avais que douze ans. J’étais jamais partie de la maison. Une journée en train pour s’en aller là. Il m’semblait que j’étais loin, loin, loin. Pis tout s’est replacé. Tout est rentré dans l’ordre et me voilà toute heureuse au couvent.

            Au mois de juin, je revenais à la maison et y retournais au mois de septembre. Pendant trois ans. Puis la quatrième année, quand j’ai voulu repartir pour le couvent, ma mère n’a jamais voulu céder.

-         Non, ma fille, non. Y a assez que j’ai perdu ton père, suis pas pour perdre la plus vieille de mes filles en plus. Pis y a ta tante Léa qui est sœur pis qu’on n’revoit jamais. Pis, moi, j’pas pour te perdre.

Bon. Elle voulait pas me laisser partir. Là, ça me tentait de déserter. Mais je me suis dit :

-         Non. Déserter sa maman, non. Faut pas que j’agisse ainsi

Ça fait que j’ai consenti à ne pas désobéir à maman. Mais je vous dis sincèrement que j’en ai pleuré une chotte. Durant toute l’année. Il m’semblait que ça aurait été ma vie.

            Comme j’n’entrais pas chez les religieuses, j’me suis dis que c’n’était peut-être pas ma vocation. Alors je me suis fait un chum et au bout d’un an, je me suis mariée. Un enfant, pis deux, pis trois, pis quatre. Quatre enfants que j’ai eus. Mais ça allait mal. Très mal. J’me d’mandais encore  qu’était ma vocation.

            Au bout de neuf ans de mariage, les médecins m’ont conseillé de déménager à Rivière-des-Prairies. Parce que là, je commençais à faire des dépressions, à cause de la misère, des troubles, à cause aussi de l’appel que je ressentais encore. Mais je me sentais heureuse avec mes quatre enfants. J’en prenais bien soin.

            Rendus là, on s’est trouvé de l’ouvrage, mon mari pis moi. Mais au bout de trois mois, il s’est déclaré malade et a lâché sa job. J’avais une belle ouvrage : j’travaillais à la sacristie. On était juste à côté de l’église. J’ai même pris la job de mon mari, fossoyeuse, en attendant qu’il se décide à la reprendre lui-même. Pis le dimanche, je travaillais au presbytère. Je faisais le dîner aux prêtres et un peu de ménage.

            Un bon soir, en revenant de travailler, j’ai trouvé la maison vide. Mon mari avait sacré le camp avec les enfants pis les meubles. Me suis assise sur le perron pis j’ai pleuré. J’ai fait dépressions par-dessus dépressions. Les enfants, mon mari les avait placés dans un foyer parce que sa maman n’en voulait pas. J’en ai eu bin d’la peine. Mais ça fait rien. J’ai dit : Merci Seigneur, de m’avoir sauvée encore une fois.

            Entre temps, ma mère s’est remariée avec un célibataire qui restait dans un rang pas loin de Ferme-Neuve. Il avait une petite maison à côté de la grosse maison et ne s’en servait pas. J’ai demandé à maman si je pouvais m’en servir.

-         Cosséqu’ tu vas faire avec ça ?

-         J’vas faire une petite chapelle. Je pourrai inviter les cousins et cousines, les tantes pis toute la parenté pis on pourrait prier ensemble.

-         Mais wéyons donc, es-tu folle ? Tu vas attirer l’attention du monde. Tu vas passer pour une sainte Nitouche pis l’monde va rire de toé. Prie donc dans ta chambre, tu-seule.

J’aurais donc aimé ça, il me semble, de prier tous ensemble, de faire prier les autres. J’avais le cœur à ça, y m’semble. J’aurais donc aimé ça. Ça fait que là, j’ai pas dit : Merci Seigneur. C’était bin d’valeur, mais j’étais tellement déçue.

            Je tiens à vous dire aussi que j’avais un drôle de sentiment en moi : quand je voyais quelqu’un de malade ou d’infirme, il me semblait que ça me forçait dans le corps, les nerfs me tremblaient de tout partout, les membres m’en tordaient. J’aurais voulu faire quelque chose pour les guérir et j’avais vraiment quelque chose dans moi; c’est bin difficile à expliquer avec des mots. Ça ne pouvait pas ne pas avoir de porte de sortie pour exaucer ce que je ressentais en moi. Que je filais donc mal ! Que je filais donc mal !

            Après avoir vieilli un peu, je me demandais si celles qui tirent aux cartes trouveraient ce que j’avais en moi, s’ils pourraient me dire ce que je ressentais en moi. Alors je m’essayais souvent d’aller voir une tireuse de cartes, mais je r’venais de là sans avoir réponse à c’que je cherchais. Ça fait que j’suis restée de même plusieurs années. J’filais pas bin. Pis un jour est-il que j’ai entendu parler d’une tireuse de thé. J’suis allée la consulter mais elle non plus pouvait pas me dire ce que j’avais. Pis ça a duré de même des années pis des années.

            Quand j’ai eu mes quarante-cinq ans, j’n’avais pas encore trouvé c’que j’cherchais. Suis tombée sur le Bien-être social, parce que j’pouvais pu travailler. J’avais été malade. Donc je me suis dit que, tant qu’à être sur le Bien-être, je serais aussi bin de retourner dans ma place natale, à Ferme-Neuve.

            Là, ma mère était décédée depuis un an et demie environ. Mon spirituel me travaillait toujours de plus en plus. Et comme maman n’était plus là, j’ai dit : là elle pourrait pu avoir honte de moi. Et j’ai laissé aller mon cœur. J’ai fait tout ce que mon cœur désirait.

            Je me foutais de ceux qui riraient de moi, je me foutais de tout. J’ai fait à mon idée. Selon mon cœur. Je trouve à m’acheter une maison, une grande maison, parce que j’étais seule avec ma fille handicapée. Et puis comme j’aimais les malades et les infirmes, j’ai fait une demande pour prendre soin des handicapés, pour devenir maison pour handicapés. J’en ai eu de toutes les sortes, aveugles, sourds et muets, en fauteuils roulants, tous à la couche. J’en n’avais que trois à la fois.

            Maintenant que je l’avais ma maison, j’allais pouvoir la faire ma chapelle. Y a personne qui va m’en empêcher. Je les ai gardés quatre ans. Et j’ai dû subir de très graves opérations. Alors j’ai dû laisser partir mes pauvres petits handicapés que j’aimais beaucoup et à qui je donnais tant d’amour. Je me suis beaucoup ennuyée après leur départ.

 

            Un jour, j’entends parler par une de mes amies qui l’avaient entendu à la radio, qu’il y avait une dame de très loin, de l’autre bord de Montréal, qui tirait aux cartes, au tarot, qui était clairvoyante et lisait les lignes de la main.

-         Tiens, les lignes de la main, j’ai jamais essayé ça. Tout à coup que par ça on viendrait à bout de me dire ce que je cherchais tant depuis tant d’années.

J’appelle donc la dame en question et lui demande combien elle chargeait. Elle me dit vingt dollars. Suis pas capable de me payer ça.

            Mais laissez-moi vous dire que c’est le Seigneur qui me poussait dans le dos. J’le voyais pas mais je le sentais debout près de moi, qui me poussait et me disait :

-         Louiselle, vas-y. Laisse faire le vingt dollars. Vas-y. C’est là que tu vas trouver ce que tu cherches. Vas-y. Je t’en supplie.

J’avais beau regarder autour de moi, j’voyais rien. Pis on aurait dit qu’Il me passait une joie dans le cœur en m’encourageant à y aller. Alors je reprends le téléphone pour prendre un rendez-vous.

-         Demain à trois heures.

Pis je demande à une amie de venir avec moi. J’étais pas capable d’y aller seule. Elle a dit oui.

-         Pis j’vais passer moi aussi.

Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

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Sainte Toutoune

            Assemblée générale de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, tenue le deuxième mardi du mois d’août, à la chapelle des Saintes Guérisons à Sainte-Adèle.

            Madame la présidente prend la parole, après les oraisons et les prières habituelles. Trente-cinq des trente-huit membres sont présents aujourd’hui. Ils sont venus accueillir et surtout entendre une nouvelle adhérente.

- Frères et sœurs en Jésus, bonsoir. Nous avons l’immense joie de recevoir en nos murs une mère de famille, Ange-Aimée Robitaille, que votre conseil d’administration a déjà acceptée comme membre de notre groupement. Elle nous fera part de son vécu, nous parlera de sa rencontre avec le Seigneur Jésus, doux, aimable et miséricordieux. Je lui laisse la parole maintenant.

            Tous les yeux sont tournés vers la nouvelle. Ce n’est pas tous les jours qu’on recrute un membre. Surtout depuis la campagne de dénigrement menée par les évêques et certains journalistes en mal de sensationnalisme. La sélection est sévère; on n’accepte pas n’importe qui.

            Elle se lève, fière et majestueuse, monte sur le petit estrade et, après avoir souris à Jeanne, commence son petit discours :

- Bonsoir à vous tous.

            Comme vous pouvez le constater par vous-même, je suis une femme très grassette. Dans certains milieux, on m’appelle Sainte Toutoune, parce que passe mon temps à prier et à adorer le Seigneur. J’ai un très bon appétit. Je sais que si je maigrissais un peu, je serais mieux dans ma peau. J’ai essayé des régimes, mais sans succès. Je sais que ça serait mieux aussi pour ma santé, si je pouvais perdre quelques kilos…      

… Le dimanche après Pâques, après avoir communié, en revenant me mettre à genoux à mon banc, quelque chose se produisit que je ne m'expliquais pas. J'ai ressenti comme une défaillance. J'étais comme ivre de joie, de bonheur. Il me semblait découvrir un autre monde. C'était le 5 avril …

… Le dimanche suivant, le 12 avril, cette joie intérieure me posséda de nouveau, mais cette fois-ci je sentais une présence qui n'était pas de ce monde, la présence de Jésus, de l'Esprit-Saint, une force surnaturelle me possédait, une présence douce. Le monde n'existait plus. Mon corps n'existait plus, il ne restait que Dieu en moi et moi en Dieu ...

… Le 3ème dimanche après Pâques, 19 avril, cette merveilleuse joie se reproduisit encore. Je décidai de me confier à monsieur le Curé, car, comme je disais, ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus qui vit en moi. Le prêtre me donna la communion. C'était si long d'attendre jusqu’au dimanche suivant. C'est Haut qui m'a sauvée du doute et à chaque messe je vois vraiment Jésus à travers le prêtre, et je vois l'Esprit de Dieu venir à l'Autel pour se donner à nous tous …

… Dans mon esprit, tout chante la louange du Seigneur, les fleurs, leur parfum, les arbres, la rosée du matin, tout ce qui existe, tout ce qui vit, c'est le souffle de Dieu, car ici, sur cette terre, tout chante les louanges du Seigneur. Avant je doutais de l'existence de Dieu, ma vie n'avait aucun intérêt, lugubre, cinq enfants à élever, le manque d'argent, mais depuis ce 12 avril, pour moi c'est la résurrection de mon esprit, de mon âme, les soucis matériels se sont envolés, cette paix intérieure s'élève au-dessus de tout ce qui existe sur cette terre …

… Puis j'ai récité le chapelet comme le Seigneur me l'a demandé. Jésus m'a regardée tristement tout le temps que j'ai récité le chapelet ...

            … Ce soir-là, j’ai dit à Jésus : Toi qui es vraiment capable de tout, exauce ma prière. J’aimerais beaucoup me faire rapetisser l’estomac pour moins manger afin que puisse maigrir un peu …

            … Écoutez bien ce que je vais vous raconter là. Avez-vous déjà vu  travailler ces guérisseurs chinois des Philippines à la télévision ? Une personne est en train de se faire opérer par un chinois avec ses doigts, pas de bistouris ni autres instruments, juste ses doigts. Pas de sang, rien. Il se rentre les doigts dans le corps du patient et en retire juste ce qu’il faut. Vous avez vu ça ?…

            … Alors donc, j’étais couchée sur le dos et j’ai commencé à sentir le travail des doigts du Seigneur dans mon estomac, comme s’il me triturait les entrailles. Moi, je dis que c’est le Seigneur qui m’a fait ce travail. Je sentais travailler ça à l’intérieur, comme si quelqu’un fouillait avec ses doigts. Comme les chinois faisant des opérations. Ce travail a duré environ quatre ou cinq minutes. Puis Jésus a disparu. Ah! Que j’avais hâte d’être rendue au lendemain matin pour voir si mon appétit avait diminué! J’ai dit  alors: Merci Seigneur Jésus!

            … Le lendemain matin, je me lève et, après mes prières, je commence à prendre mon déjeuner. Mon Dieu! Quelle différence il y avait! Je me sentais toute petite en dedans de mon estomac et je n’ai pas mangé le quart de ce que j’avais préparé. J’étais heureuse, c’est pas possible comment! J’étais heureuse et je remerciais sans cesse le Seigneur.

- Merci Seigneur!, reprennent les autres.

- Gloire à Toi Seigneur!, dit la présidente.

- Gloire à Toi Seigneur!, répètent les autres.

            Puis Ange-Aimée continue son exposé :

- Un jour, j’ai été obligée d’aller chez une de mes tantes en Abitibi, une tante vraiment dépareillée; vous savez comme ils sont recevants les gens de l’Abitibi. Pour eux, l’hospitalité se résume à goûte à ci pis goûte à ça, pis mange-ci pis mange-ça. Tu manges malgré toi, pis envoye donc, pis encore un p’tit peu. Une vraie maladie. Comme de raison, je me sentais obligée de faire plaisir à cette chère tante qui faisait tout son possible pour bien me recevoir …

            … À goûter à ci pis à goûter à ça, à manger ci pis manger ça, j’ai fini par ré-agrandir mon estomac. Et j’ai repris tout le surplus de poids que j’avais perdu. Et depuis ce temps-là, je suis redevenue grosse comme avant …

            … Mais je me suis dit : je vais me punir comme y faut! Quand j’aurai fait ma punition assez longtemps, je redemanderai au Seigneur qu’il revienne me rapetisser l’estomac. Mais je vais attendre, je vais souffrir à mon goût avant. Pour mon péché, que j’ai commis. Pour expier ce péché odieux.  Je resterai donc toutoune encore. Aussi longtemps qu’il le faudra …

            … Oui, Seigneur, je vais continuer à trimbaler ma graisse comme Toi ta croix. Ma croix, c’est ma graisse. Pardon Seigneur Jésus, pardon!

- Pardon Seigneur Jésus, pardon, reprennent les autres.

- Pardonne-lui Seigneur, dit la présidente.

- Pardonne-lui Seigneur, reprennent les autres.

            Les larmes aux yeux, Ange-Aimée regagne sa place.

……………………………………………..

Madame le présidente s’empresse de la remercier et ajoute :

- Tous ensemble, bien chers amis, disons cette prière pour éviter l’enfer :

Ah! mon Jésus, votre sang et votre mort sont mon espérance. 

Vous êtes mort pour me délivrer de la mort éternelle. 

Ne permettez pas que je sois ingrat après avoir reçu de si

grandes grâces. 

Vous m'avez délivré du feu de l'enfer; car vous ne voulez pas

que je brûle de ce feu de tourment, mais bien du doux feu

de votre amour.

Secourez-moi donc, afin que je puisse accomplir votre désir.

Si maintenant j'étais en enfer, je ne pourrais plus vous aimer;

mais puisque je peux vous aimer, je veux le faire.

Je vous aime, ô Bonté infinie; je vous aime, ô mon Rédempteur,

vous qui m'avez tant aimé.

Comment ai-je pu vivre dans l'oubli de votre nom? 

Je vous remercie de ce que vous vous êtes souvenu de moi;

si vous m'aviez oublié, je serais en enfer maintenant,

ou bien je n'aurais aucun repentir de mes péchés. 

Cette douleur de vous avoir offensé, ce désir

qui prouve que je vous aime, sont des dons de

votre grâce avec laquelle vous m'assistez. 

Je vous en remercie, ô mon Jésus. 

J'espère qu'à l'avenir je vous donnerai la vie qui me reste:

je renonce à tout; je ne veux penser qu'à vous servir 

et à vous plaire.

Rappelez-moi toujours l'enfer que j'ai mérité, et les grâces

 que vous m'avez faites, et ne permettez pas que je me

condamne moi-même

à ce lieu de tourments.

O Mère de Dieu, priez pour moi qui suis un pécheur.

Ainsi soit-il.

……………………………………………….

Témoignage

 

 

Assemblée générale de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, tenue le deuxième mardi du mois d’octobre, à la chapelle des Saintes Guérisons à Sainte-Adèle.

            Madame la présidente prend la parole, après les oraisons et les prières habituelles. Trente-deux des quarante-huit membres sont présents aujourd’hui. Ils sont venus entendre une nouvelle sainte des temps modernes.

- Frères et sœurs en Jésus, bonsoir. Nous avons l’immense joie de recevoir en nos murs, Anna, une jeune membre de la Communauté de l’Emmanuel de France. Elle voyage maintenant de par le monde pour faire connaître la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Elle nous fera part de son vécu. Je lui laisse donc la parole maintenant.

- Merci madame la présidente, je suis Anna, je viens d'un pays qui a longtemps été communiste. Sous ce régime, j'ai beaucoup oeuvré pour Dieu : en aidant les prêtres persécutés et en accueillant chez moi des rencontres de l'Église « souterraine ». Plusieurs fois, j'ai été convoquée par la police à cause de mes activités illégales. Je souffrais pour Dieu, pourtant, je ne connaissais pas encore le Dieu vivant.

Mes parents n'étaient pas mariés lorsque je suis née. Je n'étais donc pas désirée. J'étais encore tout enfant quand mon père est parti en Angola. Je ne l'ai pas connu. J'avais sept ans quand j'ai appris sa mort. Ma mère m'avait laissée chez mes grands-parents paternels à l'âge de 14 mois. Ce sont eux qui m'ont élevée. Mon adolescence a été très difficile. Je ne savais pas pourquoi j'existais. La vie pour moi n'avait pas de sens. Je ne parlais pas à ma mère. Je me sentais abandonnée. L'ambiance chez mes grands-parents était agressive. Je ne me sentais pas aimée et j'avais même l'impression d'être un poids pour eux.

À 17 ans, j’ai commencé à travailler pour gagner ma vie et ne pas avoir à demander de l'argent à ma famille. Je travaillais à Lisbonne pendant la journée, et le soir, je suivais des cours. Je suis tombée passionnément amoureuse d'un beau jeune homme et je descendis vraiment très bas. Je cherchais en fait à aimer et à être aimée. Je suis d'une famille de tradition catholique, mais avec l'image d'un Dieu lointain et très dur. Pendant mon séjour à Lisbonne je continuais à aller à la messe le dimanche. Pour faire plaisir à ma grand-mère. Un jour, une amie m'invita à un groupe de prière. J'ai apprécié tout de suite l'accueil, l'amitié et la joie des participants. J’ai continué à fréquenter ce groupe régulièrement pendant plusieurs mois.

Quelque temps plus tard, je me suis rendue à un grand rassemblement à Fatima pendant lequel un temps d'adoration du Saint Sacrement était organisé. Un prêtre lisait alors un passage de la Bible , un texte qui dit à peu près ceci : « Mon fils, je t'ai désiré avant que tu ne sois engendré dans le sein de ta mère. Je t'ai choisi depuis toute éternité et je m'occupe de toi ». Ces paroles, je les entendais pour moi. J’ai commencé à pleurer sans pouvoir m'arrêter. II existait donc quelqu'un qui me désirait, qui m'aimait et prenait soin de moi ! J'avais enfin une raison de vivre...

Ma vie changea du tout au tout. À partir de la semaine suivante, j’allai à la messe chaque jour. J'avais besoin d'être avec mon Seigneur. Alors que précédemment je critiquais l'Église, je commençais maintenant à l'aimer. Marie, la mère de Jésus, que j'admirais de loin auparavant, est devenue bien vite ma vraie maman. La Bible , que je ne lisais pas, devint pour moi le Livre d'une Parole vivante et réelle. Je fis l'expérience quotidienne que ce qui est écrit là depuis 2000 ans était encore actuel. J’ai découvert que Dieu parle toujours aujourd'hui à travers Sa Parole.

Un jour, une amie m'invita à un séminaire du Renouveau. Ce fut le point de départ d'un grand bouleversement. Ce groupe de prière transforma ma vie : je découvrais soudain un Dieu proche, qui m'écoute et me répond. Ce groupe de prière m'ouvrit la porte à l'amour. J’ai commencé à m'entretenir avec Dieu comme avec un ami. Je découvrais en même temps la joie de la louange. Ma vie elle-même commença à changer.

Une expérience étrange bouleversa de nouveau ma vie. Une nuit, je me suis vue dans un lieu avec le Saint Sacrement exposé. Je ne comprenais pas. Je me confiai au responsable du groupe de prière qui me dit : « Le Seigneur t'invite en France, à Paray-Le-Monial ». « Comment pourrai-je m'y rendre, je n'ai ni argent, ni possibilité de congé ? » À peine trois jours plus tard, la communauté de l'Emmanuel m'invita à venir à cet endroit que je ne connaissais pas. J’étais très émue et me tournai vers Dieu dans une prière confiante : « Seigneur, tu t'es manifesté plusieurs fois dans ma vie comme celui qui donne en abondance. Si c'est vraiment Ta volonté, occupe-toi de tout ! ». Le soir même, j’ai reçu l'argent nécessaire au voyage. Le lendemain, je demandai un congé à mon directeur qui me répondit aussitôt : « Et pourquoi pas ? »

Une semaine plus tard, j’étais à Paray-Le-Monial où j’ai retrouvé exactement le lieu que j'avais vu pendant la nuit. Alors j’ai demandé au Seigneur de me montrer ma vocation. À travers les différents enseignements et carrefours, la réponse fut : « Quel que soit ton état de vie, ce qui m'importe, c'est la Sainteté  ».

J’ai découvert là que Dieu se donnait à moi personnellement et qu'Il m'appelait spécifiquement dans la communauté de l'Emmanuel.

Au bout d'un certain temps, je me posai la question de ma vocation. Dans ma prière personnelle, ainsi que dans celle des autres frères et soeurs de communauté, j’ai compris que Dieu m'appelait à me consacrer tout entière à Lui. Mais ce n'était pas facile pour moi d'accepter Sa Volonté. Je voulais une certitude. Un soir, je dis au Seigneur que je ne dormirais pas tant qu'Il ne me la donnerait pas. À 22h, quelqu'un sonna à ma porte : ma voisine avait besoin d'aide. C'était d'autant plus difficile pour moi de lui répondre que je venais juste de décider de rester pour prier ! Or, aussitôt après avoir aidé ma voisine, Dieu me donna la certitude demandée, notamment par sa Parole. J'ai accepté intérieurement le dessein de Dieu et une grande paix et une joie que je ne saurais expliquer habitent depuis lors mon coeur.

J’ai reçu aussi en même temps la joie de la louange, la paix profonde, l'amour, par le fait même que je me sentais réconciliée avec Dieu, avec moi-même et avec les autres.

Je décidai en même temps de cesser de fréquenter les amis qui m'entraînaient vers ce qui n'était pas bon pour moi, vers tout ce qui était loin de Dieu, de la vraie vie. Quelque temps plus tard, je suis parvenue à pardonner à ma mère. Grâce de libération profonde et chemin de liberté pour suivre celui de Dieu... À présent, nous nous voyons même souvent !

Pour répondre plus facilement à la demande de Dieu, j’ai donc cherché un endroit où je puisse grandir en sainteté, soutenue par d'autres qui auraient ce même désir. C'est ainsi que je suis entrée définitivement dans la Communauté de l'Emmanuel...

Or, un jour que je priais seule dans ma chambre, j'ouvris ma Bible et je lis une Parole de Dieu dans Isaïe : « On ne te dira plus "Délaissée", mais on t'appellera "Mon plaisir est en elle". Car le Seigneur trouvera en toi son plaisir... Comme un jeune homme épouse une vierge, ton bâtisseur t'épousera. Et c'est la joie de l'époux au sujet de l'épouse que ton Dieu éprouvera à ton sujet ».

J’ai compris immédiatement que le Seigneur m'appelait à quelque chose de grand. Pour pouvoir lui répondre, j’ai commencé un cycle de discernement de vocation à Paris, un week-end par mois, pendant un an. Je priais le Seigneur de « me demander en mariage » si c'était véritablement son désir. Le Seigneur fut alors très clair. Lors du dernier week-end, II me répondit par cette parole : « C'est pourquoi je vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son coeur... tu m'appelleras "Mon mari"... Je te fiancerai à moi pour toujours... ». Le Seigneur me confirmait donc bien clairement qu'Il m'appelait à la vie consacrée.

J’ai quitté aussitôt mon travail de responsable financière d'un hôtel à Lisbonne, j'abandonnai mon appartement, mes amis, et j'acceptai avec joie une mission à Fatima où je travaille maintenant comme bénévole.

Je remercie chaque jour le Seigneur de m'avoir choisie pour le suivre. II m'a sauvée, Il m'a guérie, Il me porte; je suis heureuse. J'expérimente une paix et une joie profonde...

- Parlez-nous un peu de votre Communauté.

- La Communauté de l’Emmanuel fait partie des nouvelles communautés spirituelles, issues du renouveau dans L’Église catholique suite au concile de Vatican II. Ses membres sont des couples, des célibataires, des jeunes, des prêtres et des frères et sœurs vivant dans le célibat consacré qui répondent tous à un même appel: faire du Christ le centre de sa vie. La source de toutes leurs activités est l’adoration eucharistique et l’expérience vécue de l’amour infini que le Christ porte à chacun des hommes.

            Par une vie au sein même de la société, la famille ou les études, la Communauté de l’Emmanuel souhaite être présente là où se joue la vie sociale, dans l’économie et la politique, l’art, la culture et le sport, la science et la formation, pour trouver des voies modernes à l’annonce de la Bonne Nouvelle. Les membres et les amis de la Communauté s’engagent dans les paroisses comme dans les projets les plus divers au niveau de la mission et de l’aide au développement en France comme à l’étranger.

Les membres de la communauté essaient, par l’exemple de leur vie, de conduire à Jésus, de façon à ce que leurs hôtes puissent ouvrir leur cœur à l’Esprit Saint. Le centre de leur spiritualité est l’Eucharistie et l’Adoration, dans lesquelles on peut faire l’expérience très intense de l’amour et de la présence de Jésus.

- Mais de quoi vivez-vous ? demande une dame assise dans la troisième rangée.

- Jésus dit à un groupe de personnes venus l’écouter sur les bords du lac de Tibériade: «Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent; ils n'ont ni cellier ni grenier, et votre Père céleste les nourrit. Et quant aux habits, considérez les lis des champs; ils ne travaillent ni ne filent. Cependant, je vous le dis, Salomon dans toute sa gloire n'était pas vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu prend soin de vêtir de la sorte une herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu, que ne fera-t-il point pour vous, gens de peu de foi? Ne dites donc pas avec anxiété: Que mangerons-nous? Que boirons-nous? De quoi serons-nous vêtus? Ce sont les païens qui se préoccupent de toutes ces choses. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Mais cherchez premièrement la justice et le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. Ne vous souciez pas de demain; demain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.»

- Quelle belle philosophie de vie ! Que Dieu vous garde !

- Il disait encore : «N'enfouissez pas en terre, des trésors que les vers et la rouille dévorent, que les larrons découvrent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où il n'y a ni vers, ni rouille, ni larrons. Où est ton trésor, là aussi est ton cœur. On ne peut servir deux maîtres; ou bien on hait l'un et on aime l'autre, ou bien on s'attache à l'un et on délaisse l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. C'est pourquoi je vous le dis: Ne soyez pas inquiets de l'aliment que vous aurez pour soutenir votre vie, ni des vêtements que vous aurez pour couvrir votre corps. La vie n'est-elle pas plus noble que l'aliment, et le corps plus noble que le vêtement ? » Voilà notre mode de vie. Nous comptons sur votre grande générosité.

- Ah bon, y m’semblait aussi…, réplique un homme du dernier banc.

- «Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône, disait le maître. Faites-vous au ciel des sacs qui ne vieillissent pas, des trésors qui ne se dissipent pas. Entasser des économies pour des héritiers qu'on ne verra jamais, quoi de plus insensé.»

Nous sommes précieux aux yeux de Dieu. Dieu prendra soin de nous. Dieu prend soin de vous avec tendresse. Le coeur de Dieu bat d'amour. Il vous chérit, il vous aime d'un amour au delà de toute compréhension humaine, vous êtes précieux à ses yeux tel que vous êtes. Que votre vie soit inondée de la tendre bonté de Dieu.

- Amen, conclut madame la présidente en se levant pour remercier l’invitée de marque.

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Les participants ont été très généreux ce soir-là, madame la présidente était contente.

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Soliloque

 

            Moi, Jeanne, présidente de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie ai été frappée par l’éclair, ce fut le coup de foudre, le bonheur illumine mon visage, je me consume de désir, j’ai le frisson, tourne, tourne et tourne autour de lui, le chasseur de démons refuse tout rapport sexuel avec moi, je suis séduite, j’aime pécher pour lui, pour qu’il me pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, je suis excitée de tous mes sens, je me demande à quoi rêve cet ange descendu du ciel, je veux l’embrasser, je le veux, oui je le veux.

            Ne tournez pas le fer dans la plaie, j’ai besoin d’un mâle, notre mariage est une catastrophe, mon mari ne me touche plus depuis qu’il couche dans la chambre d’amis, j’ai le feu au garage, oh! Dites-moi que vous m’aimez, et vous refusez de vous donner à moi, je vais mourir, merci ce fut une belle journée, votre discours est édifiant, je pense à mes devoirs de sainte femme avec bonnes résolutions, je pleure, je prie, je m’agenouille sur le plancher froid, je m’excuse auprès de mon saint homme pour mon comportement injuste, mon cœur se brise, brise-glace,  glace à la vanille, il réprime encore ses émotions, je provoque des érections, il n’aime pas laisser paraître ses pensées les plus secrètes, il bande mais ne veut pas le laisser voir, je le sens sous sa soutane noire et surplis blanc, il sue et respire bruyamment, il est effrayé et déconcerté, mais il n’a rien à craindre, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guérie, sa souffrance est énorme, lui un homme d’esprit divin et moi une femme amère et frustrée, il veut que je l’aide à comprendre les raisons de ce malentendu entre nous, je vous aime, ô chasseur de démons, ô ami de Dieu! mon mari, mon amant, mon homme, mon mâle, ne me torturez plus par vos silences et vos absences.

            Ô Père très beau! Ô mon amour! Usez et jouissez des bontés de la nature féminine, soyez bienveillant pour moi, faut-il que je pêche davantage pour être aimée de vous, j’aime le péché, avant d’être exorciseur vous êtes un homme, avec tous les attributs masculins, je ne veux plus d’autres hommes, lui seul, seulement lui, only him, I love him, il ne dit rien, regarde autour, y a-t-il une autre avec qui il aimerait mieux être, je ferai des acrobaties, je volerai de nuage en nuage, un mur s’élève entre nos jardins, mon âme aspire à Dieu mais ma voix crie vers lui.

            Lavez-vous de vos impuretés, fouillez dans tous les recoins de votre âme et apportez toutes vos fautes à mon confessionnal, je vous laverai, vous purifierai, oui je le veux, lave-moi, lèche-moi, partout, partout, partout, je suis vilaine, et sale, ô mon homme chéri, je connais votre cœur, votre beau cœur, rouge, avec arc et flèche, il a une peur bleue des femmes, il se moque de moi, il me maudit, il me repousse.

            Ô Seigneur, délivrez-moi de ma torture, je mets mon espoir dans le Seigneur, libérez-moi des méchantes attaques du démon, de ses pompes et de ses œuvres, j’erre comme une âme en peine, mon sang ne fait qu’un tour, je vais mourir, je suis nue et je l’attends, il ne viendra pas, il est parti dans son pays, son pays bleu, tout ce qui brille n’est pas or, je renonce à Satan, mon terrain de jeux est ouvert pour la nuit, exceptionnellement pour mon amant lointain, le beau moine faiseur de sermons sur la montagne, benedicamus Domino, je n’ai pas trouvé les mots pour le séduire, ô mon cher amour! Ô mon homme! Il ne sait pas à quels saints se vouer, ni à quels seins, les miens sont disponibles pourtant, il prend son air innocent. Qu’allez-vous boire ? ceci est mon sang, prenez et buvez, le cow-boy fait le tour de la montagne, le cratère est ouvert et la lave s’écoule lentement sur le drap fleuri, le bonheur est sur l’autre rive, une femme n’est pas toujours jeune et belle, c’est à trente ans que les femmes sont belles, dit la chanson, et après elles sont frustrées, voulez-vous danser avec moi ?

            La tête me tourne, mes souliers sont trop petits, je me nourris d’illusions, je le sais, j’entends frapper à la porte, c’est lui, qui revient, contrit, il regarde par le trou de la serrure, je suis nue sur le lit, grande ouverte comme l’enfant qui vient de naître, je brûle d’amour, les yeux exorbités, je n’ai rien de neuf à vous dire, ayez pitié de moi, j’ai fait vœu de chasteté, mon amant a un grave problème, il est trop gêné, gêné par sa soutane, sa froc de bure, il ne veut pas se déshabiller, il a fait vœu de chasteté lui aussi, je l’aime désespérément, je n’ai plus de mari, il est parti à la guerre, la guerre en Indochine, je n’ai plus de parents, ils sont morts de la fièvre aphteuse, donner son amour à quelqu’un est le plus cadeau que l’on puisse faire, ceci est mon corps, ceci est mon sang, mangez et buvez, à même le robinet, il fait chaud, ils ont mis une porte de moustiquaire au tabernacle, fait chaud en criss, il murmure un secret à mon oreille, gonflée à bloc, ses bras s’ouvrent et se referment, son bassin monte et descend, je sens sa rigidité dans mes entrailles, le fruit de vos entrailles est béni, je suis vierge et nymphomane, bénissez-moi mon père parce que j’ai péché, péché contre toi et contre moi,

 je jouis,,, oui… oui… oui… oui…iiii.

Alléluia…

 

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Par Denis Boucher
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Mercredi 9 août 2006

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Un miracle à Sainte-Adèle

 

Il faut dire que l’installation de ce petit groupe dans le village de Séraphin ne s’est pas fait à la vitesse de l’éclair et qu’il n’y a pas eu de journalistes ni de paparazzis. Un journal local y avait fait allusion dans un court entrefilet en trente-deuxième page, en y invoquant l’existence insolite d’un groupe d’originaux, d’un genre « grenouilles de bénitier »,

Leur chefe, une certaine Jeanne Gagnon, serait-elle une fumiste obnubilée par le pouvoir ? une folle ? une sociopathe démoniaque ? une marâtre dominatrice possédée par des puissances infernales ? une hypnotiseuse utilisant des forces occultes pour endormir des innocents idéalistes ? une femme réactionnaire ou traditionaliste dissidente défenseur de la foi perdue ?

Toujours est-il qu’un bon dimanche de février, le curé de Sainte-Adèle avait fait paraître un message dans le bulletin paroissial :

«  Il est du devoir de chacun de chasser le suppôt

de Satan qui s’est infiltré parmi les brebis. »

Il n’avait nommé personne, mais l’allusion était assez claire pour attirer les curieux.

            Suite à un long entretien avec monseigneur Parenteau, cet évêque de la succession légitime syro-jacobite d’Antioche, contesté par la haute hiérarchie de l’Église catholique du pays, celui-ci a déclaré à un journaliste de la télévision locale être très impressionné par le charisme qui se dégageait de la personne de Jeanne Gagnon, allant jusqu’à dire qu’elle était porteuse de l’Esprit Saint, envoyée et choisie par Dieu pour œuvrer à la réforme de son Église.

- Il faut te montrer extrêmement sage, mon enfant, si tu ne veux pas subir le martyre de ta propre foi, lui avait-il dit.

- Si telle est sa volonté, c’est avec un amour inconditionnel et total que je m’y soumettrai, lui avait-elle répondu.

            Ce journaliste était venu l’interviewer à sa résidence :

- Vous savez, ma bonne dame, que dans tout groupement, surtout ceux d’ordre religieux, il y a ceux et celles qui travaillent pour le bien commun,  mais il y a aussi des éléments moins vaillants qui suivent le courant. Il y a des luttes de pouvoir, des affrontements, des divergences de vues.

- J’en suis consciente. Ce n’est que grâce à la confiance en Dieu, que ce fardeau me sera supportable.

            Fin de l’entrevue.

            Et elle a travaillé pratiquement jour et nuit à longueur de semaines, sillonnant villages et salles paroissiales pour y donner des conférences. Et faire du recrutement.

            Puis, un bon dimanche après-midi, sa petite chapelle privée s’est remplie de monde. Une dame qui avait avec elle un petit garçon de quatre ans qui n’avait jamais marché était assise au premier banc. Juste devant le Saint Sacrement exposé. Les médecins lui avaient dit que c’était parce qu’il n’avait pas de moelle épinière, semble-t-il. C’est du moins ce qu’elle avait compris. En tous cas, il ne marchait pas. Il se déplaçait en fauteuil roulant.

            Cette dame s’était informée à savoir si c’était vrai qu’il se faisait des guérisons dans cette chapelle. Et Jeanne avait répondu :

- Certainement, madame. Il se fait des prières et il se fait des guérisons, ici, dans ma chapelle. Il y a une annonce à la porte qui dit : chapelle des Saintes Guérisons. Et quand on me demande ce que ça signifie, je réponds toujours qu’une chapelle, en général, c’est pour prier.

- Donc, il y a des guérisons ?

- Le Seigneur guérit notre âme par la prière et ensuite il guérit le corps. C’est pour ça que ma chapelle porte ce nom.

            C’était justement durant le mois de Marie et la chapelle était pleine à craquer. Il y avait même du monde debout.

- Nous avons beaucoup plus de force quand la chapelle est pleine de même. Prions notre Sainte Mère et son Fils Jésus présent sur cet autel.

            Ils ont prié intensément et le petit garçon s’est levé et a marché.

- Merci Seigneur!

- Gloire à toi, Seigneur!

            Le clergé s’est ameuté. Monseigneur, l’évêque officiel de ce diocèse, a fait imprimer dans tous les bulletins paroissiaux qu’un démon déguisé en mouton à deux pattes s’était infiltré dans la bergerie des fidèles.

            Et dans chaque paroisse, les curés en ont rajouté un peu. Loin de la décourager, cette confrontation représenta pour Jeanne une épreuve pour fortifier la foi des membres, car n’est-il pas écrit dans la Bible que les justes et les enfants de Dieu seraient persécutés et même rejetés par leurs proches ?

- Ce n’est pas une épreuve, affirma-t-elle à ses ouailles, mais une preuve que nous faisons bonne route.

            Cela lui a valu une haine bien chrétienne de la part de ceux et celles qui voulaient en faire une douce brebis, soumise et obéissante au bon désir de Dieu.      Et son membership est monté à trente-huit.

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Vierge Immaculée, toi qui aimes d'un amour parfait Notre Seigneur dans le Saint Sacrement, nous te demandons d'obtenir pour nous les grâces dont nous avons besoin pour devenir de vrais adorateurs et adoratrices de notre Dieu eucharistique.
Nous te supplions de nous aider à mieux le connaître,
à mieux l'aimer, et à transformer notre vie en une constante prière d’adoration, d’actions de grâce, de réparation et d’intercession à Notre-Seigneur dans le Saint Sacrement.

Amen !

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Lettre aux évêques du Canada pour dénoncer des moyens

pas trop catholiques pour tenter de détruire notre œuvre.

Messeigneurs les Évêques,

 

              Je suis membre de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie et j'ai lu votre note doctrinale concernant cette association catholique. Laissez-moi vous dire que je ne suis nullement surprise de votre verdict.

              C’est depuis le début de la fondation de cette sainte association que des autorités religieuses essaient par toutes sortes de moyens plus ou moins catholiques de détruire cette Oeuvre divine en s’en prenant bien sûr à notre présidente. Était-ce parce qu’elle défendait l’Église et rappelait les vérités de la foi ? 

            L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie a comme fondements: la dévotion à l’Eucharistie, à Marie et au Pape. L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie a pour buts: rendre Marie présente sur terre afin de hâter le Royaume de son divin Fils dans tous les coeurs. L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie a les moyens pour parvenir à cette fin: la fréquentation des sacrements, la récitation du chapelet. Pour ce qui est des cérémonies, rien d’autre que l’enseignement de l’Église catholique romaine n’y est donné; et nous prions, nous nous instruisons sur la vie des Saints et assistons à la Sainte Messe. 

            Aujourd'hui, la note doctrinale exhorte les fidèles à ne plus fréquenter le lieu de prière privé de notre présidente Jeanne Gagnon où l’on peut faire l’adoration perpétuelle de Jésus-Hostie et sème le doute chez les fidèles. Est-ce mal d'adorer le Bon Dieu ?

            Comment puis-je taire ce que mes oreilles ont entendu, ce que mes yeux ont vu ? Rendons grâces à Jésus-Hostie et à Marie Immaculée pour tant de bontés et de beautés.

            Merci à notre chère présidente Jeanne Gagnon pour sa grande patience et son inlassable charité envers tout le monde.

 

Que Dieu vous bénisse!

Signé : Béatrice Pinard.

Aux Évêques du Canada

Je viens à la défense de cette belle Oeuvre d'amour qu'est l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie et de sa fondatrice, Madame Jeanne Gagnon en qui j'ai mis toute ma foi et ma confiance.

Je suis dans l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie depuis 5 mois, et jamais on ne m'a enseigné autre chose que la vraie doctrine chrétienne dans toute sa beauté. 

 Quand j'ai connu l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie par une grâce du Ciel, je voguais sur une mer houleuse et, avec la réforme intérieure qu'on nous enseigne, j'ai bien réalisé que je connaissais mal ma religion.

Ce qui m'a fait adhérer à cette Oeuvre avec confiance, c'est qu'à la première réunion à laquelle j'ai participé l'animatrice nous a dit d'aimer nos prêtres et de prier pour eux. J'ai pensé: si on nous dit d'aimer et de prier pour les prêtres, c'est parce que c'est bon; et je n'ai jamais été déçue.

Nous aimons et prions pour le Pape et nous suivons ses directives en tout. Ce qu'on nous enseigne, c'est la dévotion à l'Eucharistie, à Marie et au Pape. Jeanne ne cesse de nous dire que ce n'est pas elle qu'il faut regarder et rechercher, mais la Sainte Vierge , elle ne cesse de nous répéter qu'elle est un Zéro et seulement un instrument.

Avec tout mon respect,

Pierrette Lebeau

Hull  

 

L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie,

nous apporte tous les moyens pour devenir des saints

Aux Évêques du Canada,

          L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, m’a apporté beaucoup: la confiance, la sérénité, la paix. Dans une période où j’étais dans un brouillard total, la Providence a mis sur mon chemin une personne qui m’a fait connaître cette association. Je n’avais pas l’habitude de prier comme il fallait; cette personne m’a conseillé de faire oraison et de prier avec insistance. 

          Un jour, j’ai été invitée à une cérémonie suivie d’une messe. J’ai pu comprendre plus facilement les lectures des Saintes Écritures. À mon grand étonnement, au moment de l’élévation de l’hostie, j’ai été frappée par sa vive blancheur... 

          L’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie nous invite à la réforme intérieure, à considérer les trois Blancheurs: l’Eucharistie, Marie et le Pape, et à suivre leur enseignement. L’apôtre saint Paul nous dit que nous sommes appelés à être des saints; l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie nous en apporte tous les moyens. 

          La Sainte Vierge avait dit aux enfants de Fatima: «À la fin, mon Coeur Immaculée triomphera.» 

          Avec humilité, recevez mes respectueuses salutations.

          Dorothée Alarie

Aucune secte ne rapproche les gens du Pape,
de la Vierge Marie et de l’Eucharistie

Son Excellence Monseigneur l’Évêque, diocèse de St-Jérome,
et Messeigneurs les Évêques du Canada,

 

J’ai pris connaissance de votre «Note doctrinale sur l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie,».

Permettez qu’une simple laïque de l’Église catholique romaine puisse vous donner son humble et sincère avis.

Ce fut très triste à lire et ce geste est d’un manque de charité flagrant envers vos frères en Jésus et particulièrement envers la fondatrice, Madame Jeanne Gagnon, l’instrument d’amour de Dieu.

Vous savez très bien, Messeigneurs, qu’aucune secte ne rapproche les gens du Pape, de la Très Sainte Vierge Marie et de l’Eucharistie...

Comment pouvez-vous avoir peur de cette belle Oeuvre qu’est l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie qui nous met la Croix de Jésus dans une main, le chapelet dans l’autre et la Médaille Miraculeuse au cou ? Avec cette Oeuvre, j’ai compris et accepté de faire chaque jour ma «réforme intérieure», avec la grâce de Dieu et l’aide de notre Mère, Reine du Ciel et de la terre.

S’il y a une chose à regretter pour moi, c’est de ne pas avoir connu cette Oeuvre du Ciel plus tôt, car avec ce qui se passe dans nos belles églises... Voici quelques exemples, parmi tant d’autres: en attendant la messe, les gens parlent, ricanent...; la décadence à l’autel, la distribution de la communion trop souvent de façon irrespectueuse; le désir de certains évêques en faveur du mariage des prêtres et du sacerdoce des femmes, etc. Pourquoi tant de désobéissances au Saint-Père ?

Messeigneurs, je ne crois pas que les enseignements de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie soient un danger pour l’Église du Québec, du Canada et du monde entier; au contraire, je crois sincèrement que ce qui se passe dans certaines églises constitue beaucoup plus un danger pour le «troupeau»... Il aurait grand besoin d’une belle spiritualité, et le retour à l’habit religieux si beau, si humble.

En terminant, Excellences, je veux bien demeurer en communion de foi avec vous, mais à condition que vous-mêmes soyez en communion de foi avec notre Saint-Père le Pape Jean-Paul II.

Daigne l’Esprit Saint vous éclairer sur le caractère «mystique» de cette Oeuvre divine, vous qui avez signé une telle condamnation. Que Dieu vous pardonne et que la Très Sainte Vierge Marie guide vos pas! Je demeure dans l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, chef-d’oeuvre du Dieu Tout-Puissant.

Bien humblement, union de prières en Jésus et Marie,

Doris Nadeau

Messieurs les Évêques,

Je fais partie de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, depuis le début. Madame Jeanne nous a toujours enseigné à être charitables envers ceux qui nous dénigrent. Maintenant, je ne peux plus me taire et je lève le voile du silence.

J’ai pris connaissance de la Note doctrinale des évêques catholiques du Canada sur l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie. Je me demande, quand j’assiste aux messes dans nos églises, ce qu’il y reste de catholique. Les ballons, les gens qui parlent à haute voix, les prêtres qui interviewent des gens ou des sportifs en leur faisant parler de leurs prouesses; voilà des homélies d’un nouveau genre qui nous laissent affamés d’entendre vraiment l’explication de la parole de Dieu. Par contre, et j’en remercie notre curé, il a instauré l’adoration au Saint Sacrement tous les vendredis, ce qui permet de plonger dans le recueillement et la prière.

Dans l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, j’ai retrouvé le vrai chemin qui conduit au salut par les enseignements du Saint-Père, les commandements de Dieu ainsi que la dévotion à Marie. Je remercie le bon Dieu tous les jours d’avoir permis que j’adhère à cette Oeuvre providentielle et je lui demande d’y être fidèle.

On juge un arbre à ses fruits et l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie représente pour moi un phare dans la nuit et une bouée de sauvetage pour un grand nombre de personnes qui ont eu la grâce de connaître cette Oeuvre.

Gisèle Rioux

Si nos évêques savaient se pencher sur cette Oeuvre pour écouter et voir, ils vivraient un peu de ciel sur la terre. Dans l’avenir, on dira: «Heureux êtes-vous d’avoir vu et cru!»

            Respectueusement,

            Micheline Ouellette

 

Il n’y a pas de mot pour exprimer notre amour
envers cette Oeuvre et Jeanne Gagnon
pour tout le bien qu’elles nous ont apporté

Conférence des Évêques du Canada à propos de la Note doctrinale des Évêques catholiques du Canada sur l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie et à sa fondatrice.

Excellences,

Nous sommes membres de l’Association des serviteurs et servantes de