Sainte-Jeanne-de-la-Grenouillère

Dans ce récit, tout est véridique,
sauf les noms de personnes.

Dans une association de bonnes dames pieuses, il se passe en coulisses des rivalités,
des racontars, des médisances, des calomnies, des magouilles et toutes sortes de méchancetés.
On y retrouve des lettres, des téléphones, des enrégistrements audio, des articles de journaux,
des communications reçues et envoyées. Plein de gens à double facette.
Soit la sainte hypocrisie de ces nobles grenouilles de bénitiers.
C’est le facteur. Deux lettres :
Madame Jeanne Gagnon, Je viens vous raconter un fait qui s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi et vous dire ma reconnaissance, car c’est par votre intercession que j’ai repris le souffle. Entre 3 heures et 4 heures, je me suis éveillée la respiration bloquée. À peine si l’air entrait dans un fort sifflement et l’expiration était complètement bloquée. Cela a duré moins d’une minute, mais m’a paru beaucoup plus long. Des événements se sont déroulés rapidement devant mes yeux. En voulant aller chercher de l’aide, j’ai pensé: « Jeanne », et la respiration a repris. Je ne voudrais pas vous inquiéter, mais vous dire ma reconnaissance dans la certitude que j’ai d’avoir obtenu ce secours par l’appel de votre nom. En me rendant à la messe lundi matin, vous êtes la première personne que j’ai rencontrée. Merci à Dieu et à vous, Jacqueline Desrochers Je remercie Dieu de nous avoir donné celle qui ne se dit qu'un instrument En support à l’Association des serviteurs et servantes de
Je ne puis dire le bien que cela m'a fait de participer à ces Oeuvres. J'y ai retrouvé le bonheur et les joies simples et profondes de la foi de ma jeunesse dont le souvenir était demeuré latent dans une vie où la facilité couvrait en grande partie les choses spirituelles, intérieures et profondes. Ce que je veux dire, c'est que cet arbre, à l'ombre duquel j'ai vécu tout ce temps, a produit sur moi ce bon fruit; et il en a été ainsi pour tous les autres membres: tous ont vécu des expériences dont on peut voir et ressentir les bons effets. Tout arbre qui est bon donne de bons fruits. Ainsi des Oeuvres divines ont vu le jour et donnent à leur tour de bons fruits. Dans mes prières de tous les jours, je remercie Dieu de nous avoir donné celle qui ne se dit qu'un instrument, mais qui est demeurée à l'écoute du Ciel durant toute sa vie: Madame Jeanne Gagnon qui a veillé sur ces Oeuvres divines. Je suis heureux d'unir mes pauvres prières aux vôtres et à celles de ceux qui vous entourent et qui vous secondent dans le cheminement parfois si rude; mais il est si doux et si grand quand on le considère dans la foi, l'espérance et la charité, dans la vérité, pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de l'Église. Merci Jeanne Marcel Desharnais ………………………………………………. Un peu de baume sur la plaie. Ça fait du bien. Il y a encore des gens qui apprécient son travail. Jeanne s’agenouille à son Prie-dieu et commence la récitation d’un rosaire. ………………………………………………. Drrrrrrrrrring…….(message sur répondeur) - Nous devons prier avec une foi redoublée afin que notre bonne Mère trouve écho auprès de notre Saint Père le pape et de notre archevêque pour trouver un toit qui devienne lieu de pèlerinage où tous pourront venir prier Celle qui nous aime tant. Avé Maria. Donnez votre message. Biiiiiiip…….. - Bonjour Jeanne, c’est Yvette. Ne pourrai pas être à la réunion demain. Mon père est malade. À bientôt. Biiiiiiip…….. - Nous ne pourrons pas aller au prochain C.A. Maladie. Ernest et Alice. Biiiiiiip…….. - Bonjour Jeanne, c’est André Lavigne. Désolé, ne pourrai pas être présent. ……………………………………………..
Drrrrring…. Drrrrring…. Drrrrring…. - Allô! - Bonjour Jeanne, c’est Nicole. Ça va ? - Ah oui! Ça peut aller. - As-tu reçu la lettre ? - Oui. - Y vas-tu ? - J’pense pas. Comment ça ? - Si elle est là, la sale pute, j’irai pas. Non, j’courrai pas après. J’ai assez de problèmes de même, j’ai assez d’ennemis, j’ai assez d’ennuis, j’courrai pas après d’autres. Ça c’est sûr et certain. J’irai pas. - Mais de qui tu parles ? -
- Mais si madame Dugré t’adresse en public des paroles injuriantes, c’est sur elle que ça va retomber. C’est contre elle que ça va se retourner. Il y a encore beaucoup de monde sur ton côté. Si toutefois ça se produit … - Ça n’se produira pas, puisque j’serai pas là. On en a eu une comme ça au printemps dernier, à la cérémonie d’ouverture de la saison. Tu n’y étais pas. Tu n’en as pas eu connaissance. Elle criait, sautait, gesticulait comme une vraie folle, comme une écervelée. Elle a fait rire d’elle. Elle ne m’adressait pas directement la parole mais tout le monde comprenait que c’était à moi qu’elle s’en prenait. Personne n’est intervenu. On est sorti de là, j’pense que j’faisais 200 de pression. - Comme madame Dug… - Parle-moé pu d’elle. J’veux rien savoir d’elle. C’t’été, y a rien qu’elle n’a pas fait. Elle veut que je parte, que je déménage dans le Pôle Nord, où sais pas. C’est ça qu’elle veut. Pis là, … - Bin non, wéyons donc. - Ah oui! Et pis à part de ça, elle veut que Graziella déménage aussi. Oui, oui, elle veut que Graziella parte de la maison des pèlerins, que je parte pour qu’elle puisse tenir toute l’affaire tu-seule. Oui, j’te dis, elle veut qu’on parte. - Elle veut le chemin libre ? - C’est en plein ça. Elle veut mener ça toute seule pis elle trouve que Graziella est trop vieille et pas assez intelligente pis qu’est pas fine pis qu’elle sait pas quoi faire pis qu’elle perd son temps avec des affaires comme les saluts du Saint-Sacrement pis les histoires de saints, que tout ça n’a pas d’importance. D’après elle, c’est juste une perte de temps que de pratiquer la spiritualité et de prier… Imagine-toi si ça devait lui tomber entre les mains, quel ravage elle ferait là-dedans… - Ouais! - Ouais! Ouais! Ouais! - Comme ça tu n’y vas pas ? - Non. Pis elle dit que le chapelet, c’est passé de mode… - Ah! - À tous les premiers samedis du mois il s’est passé quelque chose. Elle met le trouble partout. Le premier samedi du mois, c’est une journée mariale, une journée de prière à Marie. Le mois passé, à Granby, elle a encore fait du charabia. - Ah! - Elle veut mener toute la barque.
- Elle est acceptée ? - Ah oui! Elle est acceptée dans son groupe, à madame Dugré, parce qu’elle se soumet… - Se soumet ? - Oui, se soumet à cette sale pute de Dugré. - Ah! - Ça fait que là
- Mais tout de même, tout ce qu’elle fait, tout ce qu’elle dépense,
- Elle fait ça parce qu’elle est malheureuse, tsé. Elle souffre de solitude, pis elle a des problèmes… des problèmes d’ordre affectif. Son mari… - Mais j’pense quand même… - … la trompe pis… - … que
- … qu’elle en train de… - … va lui montrer sa reconnaissance… - … r’virer lesbienne. - Bin wéyons donc! … Moi, ce qui me surprend toujours, c’est que je vois comment
- J’panique pas. Peux pu la sentir, c’est tout… En tout cas, s’il doit y avoir des changements, c’est très lentement qu’ils vont se faire. - Peut-être. - Et ce sont les serviteurs et servantes, ce sont eux qui vont les faire. Pas elle. Y a pas à sortir de là. - Peut-être. - Oui. C’est ça. - Mais peut-être que madame Dug… - Parle-moi pu d’elle. Ceux qui sont là juste pour brasser de l’argent sont à côté d’la track. - Ah bin c’est… c’est… c’est sûr que c’est pas la place pour faire d’l’argent. Y a quelqu’un qui l’a approchée ? - C’est
- Madame Dugré pensait que toi tu aurais mis de l’argent dans son œuvre ? - Bin wéyons, ça pas de bon sens. Faut vivre, faut avoir les pieds sur terre. - C’est sûr. - Pis l’agrandissement qu’on a fait, pour loger la chapelle des Saintes Guérisons, on l’a payé de nos poches, mon mari pis moi. - Chez les Dugré, est-ce qu’ils le savent ? - Absolument pas. Pis chez les autres non plus. On n’avait pas à le crier sur tous les toits, en disant : regardez ce qu’on fait. C’était notre affaire. - Ça fait que j’ai l’impression qu’elle va te faire une guerre épouvantable. - Elle fait la guerre à tout le monde. - Ouais! - Oui. Et c’est toujours sournois. Fais attention. - Ah! - C’est jamais face à face. Tu te rends compte que les coups viennent, ils sont déjà rendus. - Ah! Je serai prudente. - Elle veut même pas que j’entre chez Graziella, à la maison des pèlerins. Si j’ai affaire à elle, on se rencontre dehors devant la maison, sur le bord de la rue. Ça pu d’maudit bon sens. - En tout cas, on va unir nos prières. - J’en ai bien de besoin. - À bientôt. - À bientôt. …………………………………………….. De: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca> Parlons-en justement des Gagnon. Vous n’êtes pas une famille unies vous autres? Elle était où ta famille pour t’aider dans tes malheurs ? Nous les Watson on est là les uns pour les autres. Rappelle toi Philippe, tu sais le « mon oncle » tant critiqué pour jouer les Rockfeller… Bin il aurait aider lui… pis ses enfants sont restés aussi généreux que lui…. Je ne critiquerais jamais la main qui me nourrit, ne serait-ce qu’avec les deniers publics. Tu n’as jamais mis de côté ton orgueil, tu voulais garder ton « standing » et camoufler la vérité… celle qui t’a fait faire de mauvais placements d’affaires, celle qui parlerais de ton profil psychologique et de ton départ de la vie religieuse, celle qui parlerait du pourquoi ton mari ne travaille pas ni tes grands enfants, qui auraient pu t’aider, celle de ta famille qui n’aime pas la condition honteuse de ses enfants. Bref la vraie vérité, celle qui nous met tout nu devant le Seigneur et non nos pairs. J’ai élevé 45 enfants en 25 ans, la plupart provenant de famille comme la tienne et non pas du BS, tout en gagnant 10 cents de l’heure, eh oui, les familles d’accueil font ce gros salaire-là, et personne n’a manqué de quoi que ce soit chez-nous. Il suffit juste de ne pas se regarder le nombril en braillant sur son sort. J’ai pas aimé ta complainte narcissique d’une pauvre parvenue qui joue encore au riche quand elle n’en a plus les moyens. Personnellement, cela a renforci le dédain que j’avais pour la famille Gagnon depuis le décès de mamie Corrine. Je vais rester sur les positions de mon père et me dire que dans le fond y a un Bon Dieu pour ceux qui ont fait du mal, si ce n’est pas direct, ça retombe sur la famille qui suit. Tu aurais mieux fait d’écrire sur la famille Gagnon, sans cacher toutes les vérités, de la violence contrôlante de ton père aux agressions sexuelles de « titobé ». Ça aurait pu faire un bien meilleur article. Ta cousine Sylvie W. De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com> Sujet: re. article Mais qui es-tu pour juger ainsi? Je me rappelle mon oncle Philippe, un homme généreux et accueillant. Il m’a beaucoup aidée quand j’étais étudiante et il m’a même hébergée dans sa propre maison. Demande à ta mère, elle va le confirmer. Tu n’étais pas née encore à cette époque. Je l’ai toujours aimé et admiré. Jamais je n’ai parlé contre lui. Tu me confonds sûrement avec certains de mes frères. Il y a confusion ici : « tu voulais garder ton « standing » et camoufler la vérité… celle qui t’a fait faire de mauvais placements d’affaires, »… De quel standing parles-tu? De quels placements d’affaires? Je n’ai jamais eu de haut standing social et je n’ai jamais fait de placements d’affaires, je n’ai même pas de REER. Vraiment tu hurles à travers ton chapeau sans connaissance de la personne à qui tu t’adresses. Tu dis : « la vraie vérité, celle qui nous met tout nu devant le Seigneur et non nos pairs. » Mais je suis toute nue devant Mon Seigneur. Je ne joue pas au riche, je suis plus pauvre que toi, j’ai à peine de quoi subsister. Jamais manqué de rien mais pas de superflu. Tu ne m’as pas vue depuis plus de 40 ans, tu ne me connais absolument pas. Je ne comprends pas l’impertinence de ton jugement sévère à mon égard. Tu confonds tout ma belle Sylvie. En ce qui concerne l’article auquel tu fais allusion, si tu as bien lu, il s’agit d’un passage assez court de ma vie. Et plus jamais depuis ce temps je n’ai méprisé les gens qui ont recours à l’Aide Sociale. Faut y avoir touché, ne fusse qu’un court moment, pour savoir ce que c’est. Oui, c’est vrai, j’ai critiqué un système, j’ai été frustrée par la lourde bureaucratie, rien de plus. Si j’avais attendu qu’on réponde à mon besoin, je serais encore là après 20 ans. Parce que cela s’est passé il y a 20 ans. Du vrai Gagnon, dis-tu. Oui et j’en suis fière. Faut se battre dans la vie et non se laisser porter par le système. Tu as élevé 45 enfants, dis-tu. Bravo. Mais tu étais payée pour le faire. Les familles d’accueil n’ont pas toutes bonne réputation. Mais ce n’est pas ton cas, j’en suis sure. « cela a renforci le dédain que j’avais pour la famille Gagnon », affirmes-tu. Eh bien moi, au contraire, je n’ai pas dédain des Watson. Libre à toi de vivre avec ta haine. Moi, j’aime bien les gens de la famille de ma mère et jamais je ne cracherai dessus comme tu le fais. Question : C’est quoi ça? Agressions sexuelles de « titobé » ? Réponds-moi, je t’en prie. Cordiales salutations JEANNE De: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca> Je critiquais ton article. Tu ne prends pas les critiques ? Tu as répondu phrase par phrase sans même répondre sur le fond. Où étais ta famille pendant ces temps durs ? Tu parles de honte comme s’il n’y avait que toi à qui des malheurs arrivent. tu hurles à travers ton chapeau sans connaissance de la personne à qui tu t’adresses. Je ne hurle pas, je dis haut et fort que cela n’a pas de sens de se plaindre de même. Tu ne m’as pas vue depuis plus de 40 ans, tu ne me connais absolument pas. Je ne comprends pas l’impertinence de ton jugement sévère à mon égard. Tu confonds tout ma belle Sylvie. Que ce soit Ti-Pierre, Jean ou Jacques qui critique un essai bâclé, le jugement aurait pu être aussi sévère. On ne t’a jamais dit que d’ajouter un adjectif devant le prénom d’une femme ou de madame devenait péjoratif? Tu peux donc garder ta « belle » Sylvie. En ce qui concerne l’article auquel tu fais allusion, si tu as bien lu, il s’agit d’un passage assez court de ma vie. Et plus jamais depuis ce temps je n’ai méprisé les gens qui ont recours à l’Aide Sociale. Faut y avoir touché, ne fusse qu’un court moment, pour savoir ce que c’est. 80% des familles d’accueil ont recours au BS, on n’a pas de salaire. Encore là tu erres et tu juges. On n’est pas PAYÉS du tout pour garder les enfants, sinon on aurait des relevés de paie et droit aux avantages sociaux de monsieur et madame Tout-le-monde. On reçoit une compensation pour les soins de l’enfant, point. Rien pour nous. Le montant par jour n’attint pas le taux donné aux garderies. Les sports, les sorties scolaires, etc… etc… avec 12$-13$ par jour, on n’arrive pas. Les familles d’accueil le font avec leurs deniers. C’est faux et injuste « tant qu’on n’y a pas touché » comme tu dis, de prétendre qu’on peut s’enrichir ou même survivre avec ça. Oui, c’est vrai, j’ai critiqué un système, j’ai été frustrée par la lourde bureaucratie, rien de plus. Si j’avais attendu qu’on réponde à mon besoin, je serais encore là après 20 ans. Tu es arrivé face au système avec des préjugés et c’est cela qui t’as donné une vision déformée de ce que le système est. On n’a pas besoin de baisser la tête pour avoir des services. J’y suis allée il y a vingt ans et plusieurs fois après. J’y suis allée cependant avec mon orgueil de côté et avec la seule pensée qu’il fallait que je survive avec les miens. Les familles d’accueil n’ont pas toutes bonne réputation. Mais ce n’est pas ton cas, j’en suis sure. Mesquinerie. Eh bien moi, au contraire, je n’ai pas dédain des Watson. Libre à toi de vivre avec ta haine. Moi, j’aime bien les gens de la famille de ma mère et jamais je ne cracherai dessus comme tu le fais. De quossé ? On ne répond pas sur les incidents lors de la mort de mamie ? C’est bien certain que tu n’as pas dédain ou haine whaterver des Watson, surtout de ma famille. Nous, on n’a pas fouillé les affaires d’une trépassée encore tiède. Mon père avait renié ses sœurs fouineuses, j’ai gardé son souvenir et maintenu ses valeurs. Là, avec la lecture, je m’aperçois qu’ils n’ont pas changé. Un te traite de tout-nue et le reste ne t’aide pas plus dans la dèche… au plus fort la poche, n’est-ce pas ? Question : C’est quoi ça? Agressions sexuelles de « titobé » ? Réponds-moi, je t’en prie. Tab… secret de polichinelle. Déjà quand on était petite il nous taponnait dans les réunions de familles, on avait de cesse, nous les cousines, de se sauver de lui… pis plus tard les grands, quand ils croyaient qu’on n’entendait pas, parlaient de son attirance trop poussée vers les petits, ce qui l’a emmené en exil, jusqu’en Afrique ou whaterver pour l’éloigner du mal. Encore là on l’a ramené pour des motifs semblables… Faque on jouera pas à l’autruche, n’est-ce pas ? Pourquoi des salutations cordiales après ces dyatribes ? « Ben voilà quoi » le fait qu’on puisse juger certains trucs merdiques est déjà un événement en soi… y’a tellement de trucs dont on ne dit rien. Le pire ennemi de la critique ce n’est pas la dyatribe, c’est l’indifférence. Sylvie De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com> Sujet: Re. Re. re. article Bonsoir Sylvie. J’accepte la critique. Je sais que ce n’est pas une œuvre d’art. Mais tu ne critiques absolument mon style d’écriture, ni la forme, ni le fond, rien de l’article en question. Mais tu m’attaques personnellement et mon mari et mes enfants. L’article n’est qu’un prétexte. J’y ai répondu. C’est vrai que j’ai eu honte d’avoir été obligée de recourir à ce service et j’aurais encore honte aujourd’hui. Mais mon mari, moi, n’a pas été obligé de cultiver du pot et d’en vendre pour subsister. Je ne me plains pas, je rapporte des faits qui se sont produits. J’ai été tourmentée, inquiète, frustrée, mais je ne me suis jamais plains. Où était ma famille pendant ces temps durs ? disparue. Ils m’ont tous reniée. C’est pourquoi encore aujourd’hui je me tiens loin d’eux. Mes enfants étaient encore aux études, ils ne pouvaient donc pas m’aider. La dernière fois que je t’ai vue Sylvie, c’est en 1959, sur la rue Clark, juste au Nord de Henri-Bourassa, tu avais environ 3 ans et tu étais belle. C’est pourquoi j’ai écrit « belle » Sylvie. On ne répond pas sur les incidents lors de la mort de Mamie ? Je ne sais pas de quoi il s’agit. Je sais qu’il y a eu un procès. Lorsqu’elle est décédée j’habitais en Abitibi et ça ne me regardait pas. Quand on était enfant il nous taponnait dans les réunions de famille… Qui ça ?.. Dénonce-le à la police. Pourquoi avoir attendu plus de 40 ans ? … l’ont emmener en exil en Afrique… J’connais personne qui soit allé en exil en Afrique. Pourquoi ces salutations cordiales après ces diatribes ? Je salue toujours les gens de cette façon à la fin de mes courriels. Alors, les informations que tu as reçues nous concernant étaient tout à fait erronées. Continue à écouter les ragots de Ti-Pierre, Jean, Jacques, si cela t’enchante. Il y a des mauvaises langues dans toutes les familles, tu sais. Mais cela n’a aucune importance d’où ça vient. Ça me coule comme l’eau sur le dos d’un canard. Je ne dénigre personne : la médisance et la calomnie ne sont pas dans mon « bag ». Dans le tien, peut-être, mais pas dans le mien. Cordiales salutations. JEANNE. De: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com> Sujet: rectificatif Bonjour Sylvie. (sans adjectif avant pour ne pas être péjoratif) Après informations auprès de qqun au courant de la dite affaire, je tiens à apporter le rectificatif suivant : En ce qui a trait au fameux procès, il y a eu conflit entre Jacques Parent (Orise) et Philippe Watson (ton père). Mon frère Claude y a assisté et a été appelé à témoigner. Je n’en sais pas plus car il est tenu au secret professionnel. Mais il n’y avait aucun Gagnon impliqué dans cette affaire. FIN DE
JEANNE ............................................................................... Protection Je voulais vous raconter une grande grâce et protection reçue samedi soir. Il était 19 heures et, réalisant qu’il me manquait beaucoup d’aliments dans mon garde-manger, je suis partie à contre-coeur pour aller faire mon marché, car ça ne me tentait pas du tout. Et, de plus, il est hors de question de faire mon épicerie et mes commissions le dimanche. J’ai pris un raccourci et, arrivée à un feu de circulation, j’ai vu des ambulances et des policiers: il venait d’y avoir un grave accident impliquant trois véhicules. Le coeur m’a serré et je me suis mise tout de suite à prier pour que
Après avoir fini mes achats, j’ai repris la route et je conduisais sur un boulevard très achalandé. Arrivée au feu de circulation où je dois tourner à gauche, j’ai été prise de confusion... je voyais que la lumière était verte et qu’il n’y avait aucun véhicule venant en sens opposé, donc je pouvais tourner sans problème, mais j’étais comme paralysée. Ma tête me disait: «Tourne! Tout est beau!» Mais, physiquement, j’étais incapable d’avancer tellement j’étais confuse... Mon attention a été attirée vers la droite: j’ai regardé et j’ai vu une grosse automobile arrivant à vive allure et passant sur la lumière rouge. La voiture allait à une vitesse folle et je l’ai regardée passer, n’en croyant pas mes yeux... Et en plus, très mystérieusement, il n’y avait aucun véhicule passant dans le sens opposé, et pourtant c’est un boulevard très achalandé. S’il y avait eu un accident, j’aurais été la seule impliquée... avec quel impact!!! à cause de la vitesse folle de l’automobiliste. Je ne crois pas que j’aurais pu survivre, ou j’aurais eu de très graves séquelles. MERCI! à
Je n’ai pas été capable de le raconter à mon mari en rentrant à la maison, je le lui ai dit le lendemain en me préparant pour la messe. Diane Pelletier-Prévost
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Merci à toute l'équipe.
À: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
Sujet: article
Je viens de lire ton article dans la revue de l'Association.
J'ai été déçue et je tenais à te le dire. Tu parles avec mépris des gens qui reçoivent de l’Aide Sociale, tu critiques un système qui n’a pas répondu à tes attentes bourgeoises et tu sublimes tes frustrations. De vrai Gagnon.
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>
À: "Jeanne" <jouki200@hotmail.com>
Sujet: Re.re. article
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>
À: "Sylvie " <sylmax@videotron.ca>
Cordiales salutations.
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