Mercredi 9 août 2006

Préparez-vous. Préparez vos cœurs. Convertissez-vous. Changez de vie, dépouillez-vous du superflu matériel, ne conservez que l’essentiel, l’amour du Père.

            Certes, certains diront qu’il s’agit d’un message apocalyptique. C’est vrai que le début du message parle de catastrophe. Mais Notre-Seigneur ajoute chaque fois : Si vous vous convertissez… D’autres vous diront que Notre-Seigneur est bon et miséricordieux et qu’Il ne peut pas punir. Mais il est aussi père, et un père, lorsque son enfant s’égare, lorsqu’il fait des bêtises, il le prévient. Il l’a fait par les prophètes. Il l’a fait par son Fils Jésus et Il le fait maintenant par ses messagers. J’en suis un. 

            Une des prophéties disait que lorsque nous arriverons à la fin des temps, les miracles et les prodiges de toutes sortes se multiplieront. C’est bien ce à quoi nous assistons partout à travers le monde. La Vierge Marie intervient, et même Notre-Seigneur lui-même. Il est vrai que, lorsque j’ai dit avoir vu le Seigneur, on m’a traité de fou, on m’a traité de tous les noms et j’ai eu droit à des interrogatoires en règle. Mais ce n’est pas ça l’important. L’important, c’est que je puisse encore aujourd’hui vous affirmer qu’il s’agissait bien et qu’il s’agit encore de Notre-Seigneur. Oui, j’ai vu la Vérité et je vous en apporte témoignage. Je suis venu à vous donc pour vous apporter cette Bonne Nouvelle du retour du Fils de Dieu. 

            Son message d’amour et de conversion se résume en trois mots : Je vous aime. Voilà! J’ai tout dit ce que le Seigneur m’a dit. On pourrait en rajouter deux autres : Aimez-vous. Parce que si Dieu est Amour, Il attend en retour de nous un amour inconditionnel envers lui, et envers notre prochain. C’est le premier commandement de Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toutes tes forces, de tout ton esprit. » Par-dessus tout. 

            Ça veut dire que Notre-Seigneur peut nous appeler à tout quitter pour le suivre. Il nous le dit à chacun et chacune de nous, comme Il l’a dit à ses apôtres : « Si tu veux être mon disciple, renonce-toi à toi-même. Abandonne-toi. Prends ta croix et suis moi. » 

            C’est le chemin de la Vérité , c’est le chemin de la Vie. Nous devons accepter la croix que Notre-Seigneur nous offre. Parce qu’Il est Amour. Il va nous donner la force de la porter. Voilà pourquoi Il nous dit : « Si tu veux être mon disciple, prends ta croix et suis moi. » La croix, c’est le chemin de la Vie. 

            L’homme se pense maître de la vie, mais il sera réellement maître de la vie que s’il se tourne vers Dieu.

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »  

«  Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. »  

Le Ciel nous répète aujourd’hui : Amour, confiance, réparation. 

            Notre-Seigneur nous a donné une invocation et deux formules de consécration, une pour les adultes, une pour les enfants. Ces prières ont reçu l’accord d’un évêque africain : elles constituent donc des prières d’Église. Puis Notre-Seigneur nous a demandé de faire frapper une médaille. J’en ai apporté. Vous pourrez vous en procurer tout à l’heure. Cette médaille sera d’une grande puissance. Celui ou celle qui la portera avec foi et amour obtiendra de grandes grâces. Notre-Seigneur nous a aussi donné une huile bénite. Par Lui-même. Vous pourrez aussi vous en procurer, si vous le désirez.

           Cette huile sert spécifiquement pour les malades. C’est une huile d’olive que nous fabriquons à partir de nos jardins de Belgique, selon la recette dictée par Notre-Seigneur, qui a béni Lui-même nos oliviers et nos installations. Nous ne pouvons en faire plus de trente litres par année. Ceci est pour éviter que quelqu’un de malveillant en fasse commerce. C’est pourquoi nous en avons très peu de disponible. C’est ce qui explique son prix assez élevé. Mais vous pouvez en réserver et il nous fera plaisir de vous en faire parvenir lors de notre prochaine production. 

            Cette huile sert tout particulièrement pour le soulagement des grands brûlés. Mais Notre-Seigneur, dans sa grande bonté, nous permet d’utiliser une goutte seulement de cette huile bénite dans un litre d’huile d’olive ordinaire. Vous pouvez l’étendre sur les plaies vives, la boire mais sans oublier toutefois que l’huile d’olive, ça purge. Allez-y mollo. 

            Ensuite Notre-Seigneur nous a demandé de faire une statue. Vous en avez ici un exemplaire. Il est vêtu d’une robe rouge, couleur de la fin des temps, et d’une étole blanche, symbolisant la puissance du Père. Vous pourrez aussi vous en procurer, en différents formats. Madame votre présidente prendra vos commandes. 

            Mais revenons à Notre-Seigneur et à son message.  Il s’agit d’un message d’amour mais qui nous avertit de grandes catastrophes, que nous pourrions connaître si nous ne voulons pas nous convertir. Dans son regard, nous pouvons distinguer une très grande tristesse, parce que ses enfants ne veulent pas l’aimer, parce que ses enfants ne l’aiment pas, parce que ses enfants ne s’aiment pas entre eux. 

            Vous aurez droit à un privilège tout à l’heure, privilège qui vous sera accordé. Je devrai m’arrêter de parler bientôt car, à chacune de mes conférences, la Vierge Marie vient rendre visite aux gens qui assistent. Elle viendra tout à l’heure pour vous bénir. Partout où je me suis déplacé pour m’adresser à des gens, la Sainte Vierge est venue. 

            « Bientôt cette époque sera triste car mon Église va se couper en deux. Et mon serviteur, le pape, obéissant à ma Mère et à mon Esprit, va faire une déclaration très importante.  Alors ceux qui l’écouteront resteront dans la lumière et ceux qui ne l’écouteront pas resteront dans les ténèbres. C’est pour ceux-là que votre pape va mourir martyr. »

            Un autre passage des messages de Notre-Seigneur concerne notre Église, Il dit :

« Ceux que vous croyez vos amis, ceux-là mêmes vous trahissent, ceux qui seront avec vous, ceux-là mêmes déchaîneront votre colère. De grands théologiens de renom diront que tout ceci est faux. Vous êtes anathèmes et vous reniez Dieu. Vous vous croyez plus grands que Lui. » 

            «  Mes enfants, ma tête repose sur vous. Placez tout dans mon cœur, qui est source d’amour et de consolation. Priez beaucoup. Vous y trouverez tout. Priez souvent. Priez sans cesse. Car Satan se déchaîne; il prépare ses dernières armes, les plus féroces. Soyez forts. Aimez-vous les uns les autres. Cessez vos querelles infâmes. Convertissez-vous. » 

            «  Si vous ne le faites pas, la terre sera purifiée par le feu, l’eau et le sang. L’Église sera renouvelée par le sang, par le sang de martyrs. » 

            Voilà ce que dit Jésus. 

            Nous allons maintenant réciter le chapelet. Quand je me mettrai à genoux, c’est que le Ciel s’ouvrira pour vous et Elle viendra vous bénir.

             Prions.

 

 

 

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Côté jardin  

- Bonjour Gertrude …

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec toi. Si j’avais essayé de te le dire par téléphone, tu m’aurais fermé la ligne au nez  et si je te l’avais dit de vive voix, tu m’aurais constamment interrompue en disant que ce n’est pas comme ci ou comme ça qu’il faut l’entendre ou que ça n’a pas d’importance, de sorte que je n’aurais pas pu te dire ce que j’ai à te dire. 

            C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que tu l’écouteras jusqu’à la fin. Je ne pense pas que tu le fasses avec malice mais ça devient très difficile de communiquer avec toi dans ces conditions-là. Qu’il aurait donc été plus agréable de pouvoir se parler ouvertement face à face ! Mais tu ne veux rien savoir. Pourtant je suis parlable.

            Vois-tu, Gertrude, je crois que le Seigneur et la Sainte Vierge t’avaient choisie pour me venir en aide, pour me soulager, pour m’appuyer, pour être ma confidente, quand mon cœur était trop plein, trop ulcéré. Moi, pour ma part, je t’avais ouvert tout grand mon cœur, mes bras, ma maison; je te croyais mon amie. Je te considérais comme une sœur.

            Mais toi, tu as rejeté tout ça. Tu n’as fait que m’accabler davantage au lieu de réaliser que je déversais le trop plein de mon cœur. Tu es devenue agressive et tu es prête à tout pour me diminuer, pour me nuire, pour m’écarter. Tu veux me dominer, tu me rejettes et me contraries pour tout et pour rien, tu veux constamment m’imposer ta façon de penser, comme si celle des autres n’était pas valable. C’est pénible pour moi et pour les membres du conseil d’administration.

            Tu m’accuses de manquer de charité; mais toi envers moi, qu’est-ce que c’est ?… Où est-elle ta charité ?… Tu n’as pas cessé de parler de tout ce qui s’était dit à l’intérieur du caucus. Tu n’as pas respecté la confidentialité que nous attendions de toi en tant que membre du caucus. Pourtant, tu avais promis… Tous les politiciens, même les plus véreux, les membres de la mafia les plus corrompus et les dirigeants d’entreprises, petites ou grandes, se font tous un point d’honneur de garder le secret, quoi qu’il arrive, sur le contenu d’un caucus…  Était-il trop de demander d’en faire autant ?

            Tu ne peux accuser qui que ce soit de t’avoir exclue du conseil d’administration de notre Œuvre. Ce n’est ni Jésus, ni Marie, ni moi, qui t’avons expulsée; c’est toi-même qui t’en es retirée, par ton attitude.

            J’ai bien essayé, autant comme autant, de t’expliquer en quoi consistaient ces réunions. Tu ne sembles pas saisir ce qu’elles sont, quels en sont les buts. Tu ne réalises pas que la condition première de leur efficacité est la plus stricte confidentialité. Il faut donc agir selon les directives qui y sont données. On joue franc jeu ou on débarque. Tout ce qui avait été établi, tout ce qui avait été planifié, tu l’as détruit. Tout ce travail accompli pour rien ?…

            Il avait été entendu, et très clairement, par quatre d’entre nous, soit quatre sur cinq, que le temps n’était pas venu d’annoncer l’obtention de cette subvention pour le centre de petite enfance. Quatre sur cinq, c’est la majorité, je pense. Ce n’est pas moi toute seule qui l’ai décidé. C’est la majorité du caucus. Et toi, qu’est-ce que tu as fait ? Tu l’as fait quand même. Tu l’as fait en t’y prenant d’une façon détournée. Ce qui reflète bien ta personnalité, soit dit en passant. Je l’ai su. Tu as décidé de le faire et tu l’as fait. Pour ta petite gloire personnelle... Avoue-le.

-         Mais pour qui ils se prennent eux-autres ?, que tu as dit aux gens rassemblés à la cafétéria après la cérémonie du samedi.

C’est bien ça, hein ? Pour qui on se prend ? Je vais te le dire : pour les administrateurs dûment mandatés de l’Association. Un point, c’est tout. C’était notre affaire, non pas mon affaire. Et encore moins la tienne.

Ce sont des choses qu’il fallait planifier entre nous, à l’intérieur du caucus, mettre des points, mettre des assises, mettre des structures. Mais il n’y a rien à faire, je ne comprends pas pourquoi, mais tu me sembles absolument incapable de comprendre le fonctionnement d’un caucus, d’une rencontre à huis clos. Quand c’est à huis clos, c’est à huis clos. C’est tout.

Je ne sais plus quelle attitude prendre avec toi; je n’ose plus parler, j’ai peur de parler, parce que je ne sais plus quelles répercussions vont avoir les paroles que je dis. Je ne sais pas à qui tu vas les rapporter, je ne sais pas où tu vas les répéter, je ne sais pas à quel moment tu vas les révéler.

            Et déjà, l’hiver dernier, alors que tu venais tout juste d’accéder à un poste de directrice de l’Oeuvre, tu nous causais des petits problèmes. Tu as parlé de cette autre subvention pour l’aménagement du sous-sol de l’église. Une chose tout à fait confidentielle. C’était de la régie interne et exigeait de la discrétion. Je regrette d’avoir à me répéter continuellement, mais c’est absolument obligatoire.

            Vois-tu, Gertrude, je t’avais sincèrement bien accueillie et j’avais vraiment l’espoir que nous pourrions former un groupe extraordinaire. Je nous voyais avec de grandes réalisations. Et voilà que tout ça tombe à l’eau. À cause de ton indiscrétion. Ne va pas croire que je n’ai pas de chagrin. J’ai beaucoup de chagrin. Je ne sais plus quoi faire; je suis dépassée par les événements. De grands projets tombent à l’eau.

Je ne t’en veux pas. Mais il est sûr que je serai inquiète maintenant de te dire quelque chose, je serai toujours sur le qui-vive et je n’aurai plus le courage de partager mes secrets avec toi. Tu peux rester membre, mais hors du CA.

            Tu m’accuses aussi d’être orgueilleuse. C’est bien possible. Je serais malvenue de dire que je ne le suis pas : ce serait là le plus grand acte d’orgueil justement.  Mais ne crois-tu pas que… que je ne suis pas la seule à avoir ce vilain petit défaut ? Ne crois-tu pas que tu as peut-être toi-même ce défaut ? Celui d’être dominatrice et autoritaire. Je ne sais pas, c’est à toi de faire un examen de conscience. C’est à toi de voir ce qui se passe dans ton intérieur.      Moi, c’est sûr que je ne possède pas toutes les qualités, je suis parfaitement consciente de mes limites et de ma petitesse. Mais si Dieu m’a donné comme mission de faire ce travail et que je ne le fais pas, tu le sais, j’en répondrai devant lui. Tu le sais aussi bien que moi. De toutes façons, je dois rencontrer quelqu’un qui lit dans les âmes. C’est un saint prêtre, à qui Dieu a donné ce talent particulier. Je verrai avec lui ce que je dois faire. Si je suis dans l’erreur, je me retirerai de la présidence. Si par contre il croit que je dois continuer, alors je continuerai.

            J’aimerais aussi t’expliquer une autre chose, j’aimerais revenir sur ce que tu appelles mon masque de charité envers les Lorenzo. Je ne crois pas avoir en aucun moment touché soit leur vie personnelle, soit leur Œuvre personnelle. J’ai toujours dit que c’était une Œuvre très belle, qu’ils réussissent parfaitement et que je n’avais pas d’affaire là. J’ai assez de la mienne. Ce que j’ai voulu apporter, si seulement tu avais voulu comprendre, c’est qu’il y avait un problème, face à moi, c’est-à-dire, le troisième dimanche du mois, durant l’été. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent de leur Œuvre de piété, mais pas le troisième dimanche du mois. Ils entrent en concurrence directe avec moi. J’étais là avant eux. C’est ça que j’essayais d’apporter, afin qu’on puisse trouver une solution à ce problème. Non pas pour les accabler, non pas pour leur nuire ou pour leur mettre des bâtons dans les roues, mais pour chercher une solution. Je n’ai rien à dire contre eux. Ils font un travail magnifique, mais il y a un obstacle entre eux et moi. C’est tout simplement de ça dont j’ai voulu discuter. Mais vous avez tout de suite grimpé dans les rideaux.

            Je ne comprends pas que tu ne puisses pas le saisir : c’est ce problème que je tenais à régler. Ce n’est pas un manquement à la charité que d’essayer de s’entendre, de mettre les choses au clair, de savoir où je vais, d’être capable de réaliser un programme sans avoir un compétiteur dans les pattes. Ils viennent jouer dans mes plates-bandes. Il y aurait eu un moyen de déplacer une des activités sans s’entre-déchirer.

            J’aimerais beaucoup que tu t’arrêtes à penser à tout ça, à réviser tout ça, à revivre tout ça. Moi, je te dis bonjour, je t’invite à revenir. Nous n’en reparlerons plus, je t’ai dit ce que j’avais à dire.  Affaire terminée. À moins que toi tu veuilles y revenir, à moins que tu veuilles en reparler. Moi personnellement, je n’en reparlerai plus jamais. Et tu as toujours ta place dans ma chapelle.

            La Vierge Marie t’aime, tu as une belle âme mariale. Je te l’ai déjà dit et je le répète aujourd’hui. Tu as une très belle âme mariale. Tu peux servir la Vierge Marie et son Fils Jésus. Je suis sûre qu’Ils comptent sur toi. C’est donc à toi, et à toi seule, de décider où tu veux être, comment tu veux les servir. Ce n’est pas moi qui peux le faire.

            Alors je te dis encore une fois bonjour, bonne chance et bienvenue chez-nous et dans le groupe de consacrés.

À bientôt. J’espère.

            Que Dieu te bénisse.

                                   Jeanne.

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- Bonjour Dorilla et Raoul…

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec vous. Si j’avais essayé de vous le dire par téléphone, vous m’auriez fermé la ligne au nez  et si je vous l’avais dit de vive voix, vous m’auriez constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu vous dire ce que j’ai à vous dire. C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que vous  l’écouterez jusqu’à la fin. 

            C’est vraiment pour moi un grand problème que d’avoir à répondre à votre lettre blessante et injurieuse. J’aurais tellement préféré ne pas avoir à le faire mais, comme vous ne semblez pas comprendre, ni l’un ni l’autre, ou que vous ne voulez pas comprendre, je prends quelques minutes pour vous expliquer encore une fois. Encore une fois, oui, même si je sais que ce sera probablement inutile. 

            J’avais résolu de me taire, concernant votre façon d’agir à l’intérieur d’un groupe de travail organisé et opérationnel. Je voulais juste vous dire que jamais plus je ne travaillerai avec vous dans un groupe. 

            Je t’ai répété, Raoul, à maintes et maintes reprises, que jamais je ne voudrais revivre cet enfer que m’as fait connaître durant l’organisation de la Sainte Fête de Dieu. Tu sais ce que j’ai dit, tu sais ce qui s’est passé. Alors, ce n’est plus possible pour moi de te faire confiance, étant donné que tu es incapable, mais absolument incapable, de respecter la confidentialité due à un comité. Tu es incapable de fermer ta maudite grande gueule. Pour quoi que ce soit, pour tout ce qui concerne les personnes, les projets, les dispositions relatives à des projets, pour tout ce qui a été décidé de faire ou de ne pas faire, la règle la plus élémentaire de discrétion pour chacun des membres doit absolument s’imposer. Pour tous sans exception. 

            Tu n’es pas capable de te la fermer. Dès ta sortie de réunions, tu commences à trahir les personnes avec qui tu viens de parler, avec qui tu viens de travailler, sans te soucier du respect dû à la confiance qui avait été placée en toi. Tu es incapable de te taire, tu pérores à droite et à gauche, par téléphone ou en personne ou par internet. Tu répètes tout ce que tu as entendu. Je n’ai jamais rencontré une personne aussi bavarde que toi. 

            Et pour rendre les choses encore pires, les propos que tu répètes, tu les répètes tout de travers. Ce qui, bien sûr, c’est facile à comprendre, apporte souvent de très nombreux embêtements, des blessures, des quiproquos qui ne font qu’accroître les difficultés. C’est pourtant facile à comprendre. 

            Toi, tu suis ta propre idée, tu n’écoutes rien, étant donné que tu préfères tes magouilles, tes trafiquages, tes jeux de coulisses et tout ce que tu organises dans notre dos. Et puis il ne faut pas oublier non plus le manque total de respect des rendez-vous; tu n’es jamais à l’heure et si tu n’y trouves pas ton intérêt, tu nous laisses carrément tomber ou tu appelles, à la dernière minute, avec un mensonge, parce que tu as toujours un alibi dans ton sac. 

            Et ce qui est malheureux, pour toi, c’est que tu te démentis toi-même en racontant complètement le contraire quelques minutes après, juste pour ajouter à nos difficultés, à nos ennuis. Tu ne crains pas d’avoir recours au chantage et même, pour arriver à tes fins, tu ne te gênes pas pour nous mentir effrontément et nous raconter des histoires à dormir debout. 

            Vois-tu, Raoul, si je t’avais connu au début comme je te connais maintenant, jamais, au grand jamais, je ne t’aurais laissé me tromper de la sorte. Je t’ai fait confiance et j’ai cru sincèrement que tu avais le noble but de défendre l’Oeuvre de Marie, de ses apôtres et de ses consacrés. J’étais loin de me douter que tu nous trahirais comme Judas pour arriver à tes fins : avoir l’Oeuvre des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie pour toi et son argent aussi. Car tu sais qu’il y a de l’argent dans nos coffres. 

            Tu es persuadé que tu es le seul à savoir organiser des pèlerinages, réunions de prières, saluts du Saint-Sacrement et autres activités d’ordre mystique et aujourd’hui tu me confirmes que tu vises la pleine possession de l’Oeuvre. Car tu avais la certitude que je te la donnerais. Et j’ai vu l’immense déception sur ton visage quand j’ai annoncé que je gardais la présidence, malgré ma maladie, parce que je l’ai promis à notre douce Maman Marie. C’est alors que tu as exigé, oui, exigé d’être nommé vice-président à vie. 

            C’est mon poste que tu veux ? Mais advenant ma mort ou ma démission pour cause de maladie, il faudra que le conseil vote pour que tu puisses occuper le poste de président. On ne passe pas automatiquement de vice-président à président. Cette place, il faut la mériter. Je crois que tu t’illusionnes grandement. Tu t’y es mal pris. La confiance du conseil, tu ne l’as pas. Surtout après que les membres du C.A. ont eu pris connaissance de la lettre où tu me demandes d’être reléguée au rang de simple observatrice. Ça n’arrivera pas. 

            Je crois que tu dois faire un sérieux examen de conscience. En te prenant pour celui qui seul est capable de faire et défaire toutes choses et de les refaire à ta manière, tu te prends pour un grand chef. Mais tu n’en es pas encore un et tu n’es qu’une personne ordinaire comme nous tous. Nous ne sommes tous que des instruments malhabiles, c’est sûr, mais chacun essaie de faire la volonté de Jésus et de Marie, pour leur plus grande gloire. Et ce n’est certainement pas en poussant les autres dehors pour ensuite prendre leur place que tu accompliras la volonté de Dieu. Je t’en prie, réfléchis un peu. Que ton orgueil cesse de prendre le dessus sur toi.

            Combien de fois je t’ai entendu dire : faut que ça marche, c’est mon nom qui est là. Et combien de fois je t’ai fait la remarque qu’il ne faut pas travailler en fonction de notre nom mais en celui de Jésus et de Marie, pour la plus grande gloire de Dieu. 

            Maintenant parlons du sens que tu donnes à ta mission. Je ne sais pas si, dans ta tête, tu as pensé que tu allais chercher une mission extraordinaire. Mais non. Je crois que tu as donné un sens autre que celui qui est. C’est vrai que vous avez été choisis, Dorilla et toi, et vous avez été choisis comme tous les autres ont été choisis, c’est à dire, invités à joindre l’Oeuvre de Marie, pour y travailler, non pour la démolir.

            Comment osez-vous dire, Dorilla et toi, que l’Oeuvre de Marie vous tient à cœur ? Votre audace n’a vraiment pas de limite. Premièrement, Dorilla et toi n’avez jamais, mais jamais, manifesté le moindre désir de vous consacrer à Marie, de vous faire son esclave. C’est pourtant la base de l’Oeuvre. Ce n’est pourtant pas le temps qui vous a manqué. Vous ne faites rien tous les deux. Avouez que votre soi-disant attachement à l’œuvre laisse grandement à désirer. Si ce n’est l’argent et le pouvoir. 

            Deuxièmement, vous avez plus souvent qu’autrement brillé par votre absence que par votre présence. Laissez-moi vous rappeler quelques faits : quand vous avez été investis membres de l’Association des serviteurs et servantes de la Très Vénérable Vierge Marie, fin février, vous êtes venus à la fête de la Miséricorde Divine. C’était votre première rencontre et ça ne semblait pas vous plaire tellement. Mais on ne peut pas juger. La deuxième rencontre était au mois de mai. Dorilla a téléphoné pour dire que vous ne viendriez pas. Le mois de juin est arrivé, on ne vous a pas vus non plus. Et puis nous avons organisé un pèlerinage à Marie Reine des Cœurs à Chersey. Vous deviez venir. On vous attend encore. Vous n’avez jamais donné signe de vie, vous ne vous en êtes jamais excusés, rien, Vous avez tout simplement omis de venir, un point, c’est tout. On peut dire que ça faisait tout un début. 

            C’est votre droit, à vous deux, de ne pas aimer ça, c’est vraiment votre droit le plus strict. Mais vous n’avez pas le droit d’empêcher les autres. Je sais que Dorilla n’aime pas ça. C’est toi-même qui nous l’as dit. Alors ? Faites vos propres déductions. Cette Œuvre vous tient vraiment à cœur ? 

            Je ne peux passer sous silence ce troisième dimanche de septembre où Dorilla est arrivée tellement de mauvaise humeur que j’en éprouvais un grand malaise. Je me demandais ce que j’avais bien pu faire pour la froisser à ce point. Après la cérémonie, je t’en ai fait la remarque et tu m’as répondu froidement : la catin est fatigante. Et là j’ai compris, à ce moment-là précisément, qu’elle ne voulait pas venir et que tu l’avais forcée. J’ai vu là que ça n’allait pas dans votre couple. Je vous en prie, laissez vos problèmes personnels à la maison. On n’a pas besoin de ça. 

            Au mois de mars, tu nous as servi une histoire abracadabrante pour expliquer votre absence. Penses-tu que je suis conne pour croire des histoires pareilles. 

            Tout ça pour camoufler le fait que vous n’aimez pas ça. Je vous répète encore une fois, c’est votre droit le plus absolu. Il y a des choses dans la vie qui ne nous conviennent pas et vous devriez peut-être choisir des activités qui correspondent mieux à vos aspirations. Et tu prétends devenir le président, d’une Œuvre qui vous pue au nez. Eh bin ! 

            Vous osez m’accuser d’être autoritaire, de ne faire qu’à mon idée. Si vous aviez moins brillé par vos absences vous auriez pu constater que c’est à la demande expresse du conseil qu’on avait repris le Salut du Saint-Sacrement, que j’avais retiré du programme, ne vous en déplaise, pour ne pas trop prolonger la cérémonie. 

            Maintenant, pour terminer, laisse-moi te répéter mon message : je ne travaillerai plus jamais avec toi. Comme je reste présidente, eh bien!… Je te préviens : si tu ne cesses pas de courir après les uns et les autres pour trafiquer, je n’hésiterai pas à dénoncer tes traîtrises, tes mensonges, tes magouilles, tes jeux de coulisses, tes chantages et tes harassements. Tu serais mieux de te lancer en politique.

Je prierai pour vous tous les soirs, afin que Jésus et Marie fassent descendre en vous les grâces qu’Ils jugeront nécessaires à votre avancement vers la sainteté. 

            Je vous salue une dernière fois, 

                                               Jeanne.

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- Bonjour Gisèle …

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec toi. Si j’avais essayé de te le dire par téléphone, tu m’aurais fermé la ligne au nez  et si je te l’avais dit de vive voix, tu m’aurais constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu te dire ce que j’ai à te dire. C’est  pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que tu l’écouteras jusqu’à la fin. Qu’il aurait donc été plus agréable de pouvoir se parler ouvertement face à face ! Mais tu ne veux rien savoir.

            Tu es devenue agressive et tu es prête à tout pour me diminuer, pour me nuire. Tu veux me dominer, tu me rejettes et me contraries pour tout et pour rien. Tu m’accuses de manquer de charité; mais toi envers moi, qu’est-ce que c’est ? Où est-elle ta charité ?… Tu m’accuses d’utiliser l’argent le l’œuvre à des fins personnelles. C’est pénible pour moi et pour les membres du conseil d’administration.

            La Vierge Marie t’aime, Je te l’ai déjà dit et je le répète aujourd’hui. Tu as une très belle âme mariale…

Et ceteri et cetera…

et patati et patata…

 

 

 

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- Bonjour Nicole et Jean-Guy…

            Je regrette d’avoir à prendre ce moyen plutôt inhabituel pour pouvoir communiquer avec vous. Si j’avais essayé de vous le dire par téléphone, vous m’auriez fermé la ligne au nez  et si je vous l’avais dit de vive voix, vous m’auriez constamment interrompue de sorte que je n’aurais pas pu vous dire ce que j’ai à vous dire. C’est pourquoi j’ai enregistré sur cassette mon message en espérant que vous  l’écouterez jusqu’à la fin…

Et ceteri et cetera…

et patati et patata…

 

Et plusieurs autres…

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En coulisses  

Message de la Vierge Marie à Jeanne,

dans sa chapelle privée

« Ma fille,

            Écoute bien, mon enfant, et répète à mes enfants chéris. Votre pèlerinage n’est que pour un bref temps sur la terre. Avez-vous ramassé votre récompense ou vous êtes-vous adonnés aux plaisirs de la chair ? Le Père Éternel a créé la vie sur terre. L’homme s’est livré au péché et ceci lui déplaît beaucoup. Vous vous êtes mis sur le chemin de la perdition. Rebroussez chemin, mes enfants. 

            Ma voix ne vient à vous que pour un bref temps. Les sables tombent rapidement dans le sablier. Dans l’histoire de la terre, ma voix a crié pour la pénitence, la réparation et le sacrifice. On m’a mise de côté, maintenant comme dans le passé. Je suis venue à vous, mes enfants, comme une médiatrice du Père Éternel, pour vous apporter un grand avertissement. À moins que vous ne transformiez vos façons d’agir, vous récolterez votre récompense dans la souffrance. Votre pays sera purifié par l’épreuve. Les larmes couleront mais trop tard. Oh! Si je pouvais vous présenter un aperçu complet de votre avenir, vous reviendriez sur vos genoux au Père Éternel.

            Satan rôde à travers le monde. Il a plusieurs agents dans les médias. Les cœurs sont endurcis, les oreilles n’écoutent plus, la vue est aveuglée, la lumière a été enlevée de vos cœurs. Mon Fils est beaucoup attristé par la façon dont son Saint-Sacrifice se déroule dans les églises du monde. Je vous supplie, comme votre Mère, de porter attention à mes avertissements. Durant le Saint-Sacrifice de mon Fils sur l’autel, les hommes doivent se comporter avec plus de respect, les femmes doivent se vêtir modestement, la musique païenne et diabolique ne sera plus tolérée par le Père Éternel de même que les danses et autres mondanités. La femme doit se recouvrir la tête, comme marque de respect dans la maison de mon Fils .

            Les péchés, mes enfants, qui envoient plusieurs dans l’abîme sont les péchés de la chair. Beaucoup d’abominations sont commises à travers le monde. Les gens  s’en moquent et ils souillent le nom de mon Fils, même les enfants. Qui s’avancera et consolera le cœur injurié de mon Divin Fils ?

            La femme doit garder sa place vis-à-vis de son mari. Ce n’est pas Adam, l’homme, qui est tombé, mais il a suivi Ève, sa femme. Ne l’oubliez pas. Car l’homme vient de Dieu et la femme a été tirée de l’homme. C’est moi, votre Maman du Ciel qui vous parle. Ce mot que j’entends ‘’libération’’ est une tromperie de Satan. Malheur à la femme qui ne se repent pas de cette abomination ! Elle marche directement vers l’enfer. Repentez-vous, ô femmes, ou soyez perdues à jamais.

            Satan a placé un prix sur tout ce qu’il vous donne, son prix, c’est votre âme éternelle. Le Père, mes enfants, vous offre sa Maison. Ce Royaume de lumière vous appartient, vous n’avez qu’à le demander et l’on vous indiquera le chemin.

            Le Pain de Vie est votre salut. Sans lui, vous ne serez jamais capables de résister aux attaques de Satan et de ses agents.

Par Denis Boucher - Publié dans : livre
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